Bonne nouvelle pour les amateurs de séries policières : France 2 dévoile mercredi 9 septembre 2026 à 21h10 la fiction inédite Les Évaporés, avec Alexia Barlier (vue précédemment dans Sophie Cross) dans le rôle principal. Ici, elle incarne Esther Bazin, une capitaine de police dévastée par la disparition soudaine et inexpliquée de son mari.
Selon la loi, le mari d'Esther, étant majeur et sain d’esprit, a le "droit fondamental" de disparaître, et aucune enquête de police ne peut être lancée. Face à cette impasse, mais grâce au destin, aidée par son supérieur et ami Dominique (Vincent Garanger), Esther trouve sur sa route deux civils membres du Groupe de Recherche des Disparitions Volontaires (GRDV).
Avec eux, elle trouve son salut et monte une brigade au profil singulier. Leur mission ? Résoudre des affaires sur les "disparitions volontaires" qui leur semblent étranges, inquiétantes, malgré le vide juridique qui entoure ces cas-là, aux yeux de la loi. Esther rejoint Douma (Foëd Amara) et Frankie (Faustine Koziel), déjà lancés dans cette quête nécessaire : celle de retrouver ces "évaporés" sur lesquels la police ne peut, légalement, enquêter.
Au micro d'AlloCiné, Alexia Barlier revient sur toute cette nouvelle expérience en tant qu'actrice...
AlloCiné. Qu’est-ce qui vous a plu dans ce nouveau projet de série policière ?
Alexia Barlier. Ça m’a plu parce que ce n’est pas du tout une série policière classique. On essaie de résoudre un mystère : pourquoi cette personne a décidé de disparaître ? Est-ce volontaire ou inquiétant ? Ce que j'ai aimé aussi, c'est la perspective de jouer une flic qui travaille avec le GRDV, une association civile. Enfin, la rencontre entre trois personnalités et méthodes de travail m'intéressait.
Esther apporte son bagage de 20 ans de métier, et ses camarades lui apportent un côté très humain, en empathie avec les familles. Leurs réseaux sont surprenants et portent leurs fruits, parfois mieux que les moyens de la police. On ne cherche pas forcément un coupable, on cherche à comprendre la psychologie de ceux qui n’ont pas eu d’autre choix que de partir. C’est vraiment très bien écrit.
Vous incarniez Sophie Cross il n’y a encore pas si longtemps... Quelles sont les différences entre cette dernière et votre personnage d'Esther dans "Les Évaporés" ?
On s’attache forcément aux personnages qu’on joue, on leur donne vie, donc c’est toujours triste de les quitter. Je pense régulièrement à Sophie Cross, mais Esther est plus brute quoi, plus solitaire. On ne sait pas grand-chose de sa vie privée, elle est très focus sur ses enquêtes. Elle arrive à un tournant : après trois ans sur un tueur en série, elle sature de la souffrance et veut sauver son couple, être là pour son fils.
C’est là que les deux héroïnes diffèrent : pour Sophie, sa famille a toujours été la priorité. Esther, elle, a laissé son mari s’occuper quasiment seul de leur fils pendant des années ; elle doit maintenant revenir dans sa vie et rattraper le temps perdu. Donc elle est très différente de Sophie Cross.
Le Groupe de Recherches des Disparitions Volontaires existe-t-il vraiment ?
À ma connaissance, ça n’existe pas vraiment puisque la police n’a pas le droit d’enquêter sur les disparitions volontaires. C’est tout le sujet de la série : Esther accepte de rester, mais au service de cette association civile. C’est un peu borderline (rires). Ils ont besoin de passer par le commissaire pour avoir accès aux moyens de la police, comme les relevés téléphoniques ou la vidéosurveillance, qu'Esther ne peut pas obtenir seule. Donc non, je ne pense pas que ça existe dans la réalité.
Des personnes des forces de l’ordre sont-elles intervenues auprès de vous afin de vous guider dans votre interprétation ?
Souvent, les recherches se font surtout au stade du scénario, mais pour un comédien, c’est essentiel de se confronter à la réalité du métier. En télé, on n’a malheureusement pas toujours le temps de bien se préparer ou d'avoir des conseillers, et c'est dommage parce que ça fait une vraie différence dans le travail.
Pour cette série, j’ai eu de la chance : j’ai sympathisé sur le plateau avec un figurant qui est flic au commissariat de Nantes. C’est venu de moi, ce n’était pas organisé par la prod. Grâce à lui, j’ai pu faire des sessions de coaching sur le maniement d’armes ; même si on ne s'en sert pas tout le temps dans la série, Esther a ce passé de terrain, donc je devais être crédible.
Je suis aussi allée passer du temps au commissariat pour observer leurs collègues, leur façon de bouger ou leur timbre de voix. J’ai notamment pu échanger avec un policier qui est aussi romancier. Il m’a donné des conseils précieux sur la manière de mener un interrogatoire. Ça ne change pas le texte du scénario, mais ça change tout ce que j’amène dans la scène
Avez-vous pu échanger avec des vraies personnes dans la même situation que Esther dans "Les évaporés" ?
Je n’ai pas pu échanger directement avec des témoins, mais comme pour chaque tournage, j’ai fait beaucoup de recherches sur internet ; on y trouve des témoignages précieux pour nourrir le jeu. Ce qui était frappant, c'est que sur le tournage, des gens venaient spontanément nous raconter qu’une tante ou un frère avait disparu comme ça, sans laisser de nouvelles.
Ça prouve à quel point ce sujet est une réalité. C’était intéressant de discuter avec eux de ce que l’on ressent face à ces départs volontaires, où l'on sait que c'est une décision mais où l'on n'a jamais de réponses. C’est vertigineux.
Les Évaporés débute mercredi 9 septembre, à 21h10 sur France 2. La série est aussi en ligne sur la plateforme france.tv.