Goldfinger : ce gadget de James Bond relevait de la science-fiction en 1964, il est devenu une réalité
par Olivier Pallaruelo
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Certaines inventions high Tech créées spécialement pour les besoins de films, comme dans les James Bond, sont devenues, avec les années et l'avancée des prouesses technologiques, bien réelles. C'est le cas avec Goldfinger, qui avait 30 ans d'avance !

Troisième volet des (més)aventures de l'agent 007 créé par Ian Fleming, Goldfinger est un film vénéré chez les aficionados de la saga James Bond. A juste titre d'ailleurs, tant Sean Connery s'y révèle encore une fois absolument parfait dans le costume de l'espion.

Après la Jamaïque de Dr. No et le bloc soviétique de Bons baisers de Russie, l'agent le plus secret de Sa Majesté se rend aux États-Unis, avec un détour par la Suisse, dans un lieu qui paraît être l'écrin idéal pour faire passer la saga au stade supérieur : la réserve d'or fédérale de Fort Knox, dans le Kentucky, que le méchant Auric Goldfinger (Gert Fröbe) veut infiltrer pour réaliser le crime du siècle et ainsi faire vaciller les pays développés de l'Ouest en générant un chaos économique.

James Bond a 30 ans d'avance

Qui dit James Bond dit naturellement son lot de gadgets. L'Aston Martin DB5 de l'agent 007 dans le film est devenu un modèle mythique, et a d'ailleurs été vendu aux enchères en 2010. Littéralement suréquipée par Q, elle possède notamment, chose incroyable pour l'époque (on est en 1964 !), ce qui s'apparente à l'ancêtre du GPS. Bien que Q n'explique pas exactement son mode de fonctionnement lorsque l'appareil localise le repère d'Auric Goldfinger, les coordonnées de la base sont envoyés sur la carte du boîtier.

A la date de création de cet objet, le système de satellites n'avait pas encore été lancé par les américains. Ce n'est qu'en 1965 que le DOD (Department of Defense) aux Etats-Unis commença à travailler autour du GPS. Il faudra attendre 1978 pour voir le premier satellite en orbite, et 1995 pour achever la mise en place de la constellation de 24 satellites.

EON

En 1981, la firme Honda lança l’Electro Gyrocator, considéré comme le tout premier système de navigation embarqué. Il fonctionnait avec un gyroscope et des capteurs, sans satellites, et affichait la trajectoire sur une carte en film plastique. En 1990, la Mazda Eunos Cosmo, au Japon, est généralement citée comme la première voiture de série équipée d’un GPS intégré. Dans les années 2000, les GPS portables rendent la navigation accessible à tous, avant que les smartphones et Google Maps ne prennent le relais dans les années 2010.

C'est dire quand même si Q et James Bond étaient en avance !

Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.
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