"Je ne peux pas le supporter" : noté 1,5 sur 5, c'est l'un des pires films des années 2010, et Judi Dench ne veut plus le voir
par Vincent Formica
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Il y a 7 ans, de nombreux spectateurs ont été presque traumatisés devant une oeuvre très bizarre, avec des comédiens grimés en chats numériques. Judi Dench, une des actrices principales, revient sur cette expérience très "creepy".

En 2019, une oeuvre étonnante débarque au cinéma : Cats. Il s'agit d'une adaptation de la comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber, jouée pour la première fois en 1981 au New London Theatre, sur la scène duquel elle a été représentée 21 ans durant.

Cats
Cats
Sortie : 25 décembre 2019 | 1h 51min
De Tom Hooper
Avec Francesca Hayward, Jennifer Hudson, Idris Elba
Presse
2,1
Spectateurs
1,5
louer ou acheter

En 1983, sa version montée à Broadway a remporté 7 Tony Awards, dont celui de la meilleure comédie musicale. Elle y a été jouée sans interruption pendant 18 ans. À ce jour, le spectacle a été vu par 81 millions de spectateurs, en 19 langues et dans plus de 50 pays.

Genèse du projet

C'est en 2012, alors qu'il achevait la post-production des Misérables, que Tom Hooper se voit proposer Cats par la productrice Debra Hayward. Le réalisateur était conscient d'être face à un défi car la structure narrative du spectacle est assez élémentaire.

En effet, elle est composée d'une série de poèmes mis en chanson qui servent de base à des numéros musicaux. Qui plus est, les acteurs apparaissent grimés et déguisés en chats.

Après avoir rencontré le compositeur de la pièce, Andrew Lloyd Webber, Hooper était partant pour le projet, d'autant plus qu'il était produit par Universal Pictures, studio qui était déjà à l'origine des Misérables.

Malheureusement, cette adaptation ciné sera un flop monumental, récoltant seulement 78 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 95 millions ! Par ailleurs, Cats a été très critiqué, notamment pour l’apparence des acteurs transformés en chats grâce aux effets numériques.

C’est même devenu l’un des aspects les plus moqués du film. Les comédiens conservaient leurs visages humains, avec de la fourrure, des oreilles et des queues ajoutées par ordinateur. Beaucoup de spectateurs ont trouvé le résultat étrange, voire inquiétant.

Judi Dench balance !

Dans ses mémoires intitulées Is It Too Late to Make a Run For It, relayées par Variety, Judi Dench est revenue sur cette expérience cocasse, et elle ne mâche pas ses mots. "Oh mon Dieu, je ne peux pas le supporter, et Andrew Lloyd Webber avait tellement attendu ce film", a-t-elle confié.

Quel gâchis pour tout ce talent et toute cette bonne volonté ! Je comprends que les critiques aient été plutôt hostiles au film.

"Quel gâchis pour tout ce talent et toute cette bonne volonté ! Je comprends que les critiques aient été plutôt hostiles au film. Je n'ai jamais vu le montage final, donc je ne peux pas juger."

Universal

"Tout ce que je dirai, c'est que personne ne se lance dans un projet avec l'intention de mal jouer ou de faire un mauvais film. On fait de son mieux, on propose quelque chose et on espère que le public adhérera", a souligné celle qui sera nommée aux Razzie Awards pour sa performance.

Parfois, les choses ne fonctionnent tout simplement pas : le timing est mauvais, les acteurs ne s'accordent pas, les éléments ne se combinent pas.

"Parfois, les choses ne fonctionnent tout simplement pas : le timing est mauvais, les acteurs ne s'accordent pas, les éléments ne se combinent pas. Mais les intentions des gens sont généralement honorables. Il n'y avait pas de méchants dans la création de Cats. Et si quelque chose n'est pas une réussite, on peut toujours en tirer des leçons", a conclu Judi Dench, avec philosophie.

Pour mémoire, dans Cats, une fois par an au cours d’une nuit extraordinaire, les Jellicle Cats se réunissent pour leur grand bal. Leur chef, Deuteronome, choisit celui qui pourra entrer au paradis de la Jellicosphère pour renaître dans une toute nouvelle vie.

Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.
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