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    Rencontre avec Richard Gere le "Faussaire"
    13 juin 2007 à 06:00
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    Richard Gere incarne l'écrivain Clifford Irving dans le film de Lasse Hallström "Faussaire". Rencontre avec l'acteur, métamorphosé le temps d'un tournage.

    AlloCiné : Comment êtes-vous entré dans la peau de l'écrivain Clifford Irving, le personnage que vous incarnez dans "Faussaire" ?
    Richard Gere : Pour ce qui est de la ressemblance physique, je n'ai pas eu de véritable problème car le public ne sait pas à quoi ressemble Clifford Irving. Parfois, il est nécessaire de ressembler au personnage qu'on incarne parce que celui-ci est connu du public mais pour Faussaire, ce n'était pas vraiment le cas. Mais j'ai tout de même tenté de lui ressembler dans les grandes lignes. Il y avait beaucoup de vidéos de Clifford, j'ai donc regardé tous les reportages et m'en suit inspiré. Comme il est plus grand que moi j'ai dû mettre des talonnettes pour me grandir et j'ai également dû faire une permanente car il a une véritable crinière ! J'ai aussi du porter une prothèse sur le nez car Clifford Irving a un nez très reconnaissable... Pour le reste, ce fut pour moi un vrai défi de trouver le ton juste pour ce film ! C'était délicat de montrer le parcours psychologique de Clifford et ce qu'il a dû traverser pour en arriver là. C'était vraiment fascinant de tenter de montrer qu'il existe des "forces obscures" qui manipulent le monde au-delà de ce que nous connaissons ou croyons connaître.

    Avez-vous rencontré des personnes qui connaissaient Clifford Irving ?
    Oui, en effet, avant le tournage du film j'ai parlé avec quelques personnes qui le côtoyaient. Elles m'ont d'ailleurs dit que Clifford était un grand charmeur. Dans la réalité, il a préparé son escroquerie à Ibiza. Pour lui, vivre à Ibiza était sa manière de vivre un exil, comme Ernest Hemingway. En réalité, Clifford Irving était un écrivain raté qui n'a jamais eu la reconnaissance qu'il souhaitait. Comme Hemingway à Cuba, Clifford s'est imposé un exil à Ibiza pour parfaire une image romantique de lui-même. Il vivait un rêve, car la réalité de sa vie ne fut jamais à la hauteur de ses espérances. J'ai lu son livre Fake, qui relate son parcours, et ce fut pour moi une chose fascinante de découvrir toute la complexité de cet homme.

    Que pensez-vous d'Howard Hughes, le milliardaire dont Clifford Irving a écrit la biographie ?
    J'ai toujours été fasciné par le personnage d'Howard Hughes. C'était un génie et un grand excentrique. C'est incroyable de réaliser qu'il a quasiment inventé l'aviation, mais également financé un grand nombre de films (Hell's angels, Scarface,...). Et puis il ne faut pas oublier son côté playboy et toutes les histoires qu'il a eu avec les starlettes du moment. Howard Hughes a tout eu : la gloire, l'argent et les femmes ! Aujourd'hui, il n'existe plus de gens aussi puissants que lui !

    Avez-vous dû subir les conséquences d'un gros mensonge comme c'est le cas pour le millionnaire Howard Hughes dans ce film ?
    Et bien en tout cas il y a longtemps que j'ai arrêté de lire les mensonges qui sont imprimés dans la presse ! C'est incroyable ce que certains journaux peuvent écrire sur moi ! Ce qui est encore plus incroyable, c'est quand des magazines légitimes et "sérieux" se mettent à écrire des mensonges sur ma vie. Ainsi, parfois, ils disent que j'ai été dans tel ou tel pays alors que ce n'est pas vrai. Ou que j'ai eu telle ou telle relation. Pour moi tout ceci est une perte de temps alors je n'y fait guère attention.

    Quelle serait votre réaction si quelqu'un écrivait une fausse biographie de vous comme ce fut le cas pour Howard Hughes ?
    On ment presque tous les jours sur ce qui se passe vraiment dans ma vie. Cela s'est encore produit la semaine dernière dans un grand quotidien. Et ça me rend fou parce que c'est un tissu de mensonges écrit par quelqu'un qui ne m'a jamais rencontré. Mais que voulez-vous que j'y fasse ? Que je lance des poursuites ? J'ai autre chose à faire de plus important dans ma vie. Alors, je tourne la page et je regarde ailleurs...

    Propos recueillis par Emmanuel Itier à Los Angeles le 19 janvier 2007
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