Disparu le 20 mars dernier à l'âge de 86 ans, Chuck Norris nous a offert quelques-unes des plus cinglantes punchlines du cinéma d'action, comme dans Portés disparus 3 et cette fameuse réplique : "Je mets les pieds où je veux, Littlejohn. Et c'est souvent dans la gueule !"
L'artiste martial a aussi délivré deux magistrales saillies verbales dans un autre film d'action culte : Invasion U.S.A. ! Sorti en 1986 en France et mis en scène par Joseph Zito, l'oeuvre est un pur produit des années 80 reaganiennes, portée par un Chuck Norris au sommet de son art.
Un nanar légendaire
Invasion U.S.A. nous présente une armée de guérilleros communistes ultra-radicaux, menée par le glaçant Mikhail Rostov, pur produit de l’ex-bloc soviétique. Ce bad guy sanguinaire débarque en Floride avec une seule idée en tête : semer un chaos total sur le sol américain.
Très vite, le pays plonge dans une spirale de violence et d’attentats qui font trembler la nation. Mais ils ont oublié un détail… et pas des moindres : Matt Hunter, alias Chuck Norris. Ancien agent de la CIA, machine de guerre à lui tout seul, il reprend du service pour une mission simple (sur le papier) : traquer Rostov et le neutraliser définitivement.
Explosions, vengeance personnelle, fusillades sans pause… Hunter entre en guerre. Et quand il s’énerve, ça ne se termine jamais bien pour ses ennemis. Et c'est normal me direz-vous, car là où Chuck Norris passe, les vilains trépassent !
Au départ, Matt Hunter ne souhaite d'ailleurs pas prendre part au combat, préférant rester loin du tumulte des conflits. Il s'est trouvé une petite maison isolée au milieu de la région humide des Everglades, uniquement accessible en hydroglisseur. Mais quand Rostov et son équipe de mercenaires débarquent chez lui et font tout exploser, il est obligé de sortir de sa retraite.
Rostov et son armée enchaînent les attentats et les tueries de masse, et le boss parvient à rester malgré tout introuvable. Evidemment, le seul qui a les tripes pour le dénicher s'appelle Matt Hunter, qui porte décidément bien son nom (chasseur en anglais).
Cannon
Des punchlines qui claquent !
Au milieu du film, le héros arrive dans une sorte de club mal famé en quête d'informations. Planqué dans une chambre, il plante son couteau dans la main d'un homme et le somme de lui révéler la planque de Rostov.
Le gérant du club, Victor, débarque alors en trombe, un grand baraqué affublé d'un débardeur rouge. Il se jette sur Hunter mais ce dernier le repousse facilement avant de pointer son index vers lui. Il lui lance alors cette réplique mythique : "Si tu te pointes encore, tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un tupperware !"
Si tu te pointes encore, tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un tupperware !
Effrayé, il détale comme un lapin, et Hunter peut continuer son interrogatoire. Mais Victor revient, cette fois accompagné d'un colosse, bien décidé à le mettre dehors. Mais il en faut plus pour faire peur à Chuck Norris. Ce dernier regarde les deux hommes avec mépris, puis lance une punchline cinglante en direction de Victor : "Toi, tu commences à me baver sur les rouleaux."
Toi, tu commences à me baver sur les rouleaux.
Il balance alors un énorme coup de pied au gros bras de Victor, qui chute lourdement à terre. Il s'empare ensuite d'une grenade, la fourre dans la main de l'homme interrogé, puis termine la conversation : "Si tu réussis à t'en tirer, tu diras à Rostov : C'est fini pour toi." On ne peut pas faire plus clair comme message.
La légende de Chuck
La séquence se termine là, après cette démonstration de force de Matt Hunter. Chuck Norris incarne ici un héros quasi indestructible et ses répliques renforcent cette image : froides, confiantes, sans émotion. Cela crée un décalage presque comique tellement il domine toutes les situations.
Ces punchlines sont déclamées avec tellement de sérieux qu’elles deviennent drôles avec le recul, surtout avec ce doublage en roue libre et la voix mythique de Bernard Tiphaine sur Chuck Norris. Ce mélange de premier degré et d'exagération contribue énormément à leur popularité.
De plus, avec le temps, l’image de l'acteur a été amplifiée par les blagues internet "Chuck Norris facts". Par conséquent, ses répliques dans le film sont relues à travers ce prisme humoristique, ce qui les rend encore plus iconiques.
In fine, Invasion U.S.A. est typique du cinéma d’action des années 80, mettant en exergue patriotisme, méchants caricaturaux, explosions… Les dialogues suivent cette logique, parfois excessifs, ce qui les rend aujourd’hui kitsch, donc forcément culte. Qui n'a jamais sorti la fameuse phrase, "Toi, tu commences à me baver sur les rouleaux", pour s'amuser entre ami(e)s ?
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