La Porte du Paradis et sept autres films mutilés ou tués par les studios
Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

Il arrive régulièrement qu'Hollywood torpille, mutile voire tue les films, aidé en cela par des producteurs pas franchement respectueux des oeuvres. Démonstration avec "La Porte du Paradis" du regretté Michael Cimino, et 7 autres films.

D.R.

Brazil (1985)

Inscrit dans la légende de Brazil, le conflit entre Terry Gilliam et ses producteurs, notamment Sid Sheinberg, à l'époque à la tête d'Universal, a abouti à pas moins de trois versions différentes du film. Au centre des débats : la fin de l'intrigue, jugée trop sombre par la Universal. Remanié avec un happy end dans ce qui sera connu comme la version de Sheinberg ou "Love Conquers All", le film et ses 94 minutes provoque la colère de Terry Gilliam, qui décide de retravailler Brazil avant sa sortie américaine en décembre 1985, pour une durée de 132 minutes. Enfin, l'Europe peut apprécier la version réalisateur de 142 minutes.

Symptomatique de cette lutte acharnée et des mauvaises relations entre Terry Gilliam et Sidney Scheinberg, le nom du patron d'Universal est repris dans les crédits de Brazil sous la dénomination "worst boy", soit "pire garçon". La version Director's cut du film est par conséquent celle qui fut destinée au marché européen.

Brazil figure notamment dans notre Top 5 consacré aux scènes d'interrogatoire...

 

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