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    Les hommes de l’ombre sur France 2 : une saison plus proche de la réalité
    Par Pascal Muscarnera — 21 oct. 2016 à 05:30

    Entre thriller et drame psychologique, la série de France 2 sur les coulisses du pouvoir livre à compter de ce vendredi 21 octobre une saison 3 intimiste et spectaculaire, destinée à clore le triptyque Les Hommes de l'ombre en beauté.

    Les Hommes de l’ombre revient à l’antenne ce vendredi 21 octobre à 20h55 pour apporter aux téléspectateurs de France 2 une conclusion digne de ce nom après deux années d’attente. Cette 3ème et ultime saison en 6 volets s’inscrit dans une suite logique, après s’être intéressée - au cours des précédents chapitres - à la conquête du pouvoir et à la prise de fonction du nouveau Président de la République à l’Élysée.

    Un démarrage en force

    A l’image du début des saisons précédentes, le public est très vite projeté au cœur de l’action avec un événement tragique qui se produit dès les premières minutes. A six mois de la prochaine élection présidentielle, l’assassinat du leader du parti d’extrême droite, favori dans les sondages, change la donne et intensifie les manœuvres politiques. A un tel niveau de violence, les répercussions vont affecter les protagonistes à la fois sur les plans professionnels et personnels, permettant aux auteurs Sylvain Saada et Didier Lacoste de mettre rapidement en place les intrigues qu’ils vont peu à peu développer. La réalisation de la dernière partie de ce triptyque a été confiée à Fred Garson, lequel a favorisé, pour sa première série, une mise en scène incisive et indiscrète, sans être intrusive.

    Philippe Leroux / FTV
    Kapita (Bruno Wolkowitch) va avoir beaucoup à surmonter au cours de cette ultime saison.

    Quand la réalité rejoint la fiction

    Dans le contexte des primaires à venir, la saison 3 des Hommes de l’ombre s’ancre pleinement dans l’actualité de notre pays. Le Président Alain Majorie et ses opposants se préparent aux futures batailles, comme nos responsables politiques semant les graines de leur avenir politique à l’approche des prochaines présidentielles. D’autres coïncidences, pas fortuites du tout, provoquent quelques désagréments en coulisses. Les auteurs ont notamment été contraints de retoucher la fin de la série après la succession d’attentats qui a touché la France ces dernières années. Quant à l’attaque armée qui amorce cette nouvelle saison, elle résonnera à coup sûr d’un écho particulier dans l’esprit du public.

    Laurent Denis / FTV
    Carole Bouquet et Rachida Brakni sont LES femmes de l'ombre.

    Les femmes de l’ombre

    Malgré le départ sans explication du personnage interprété par Aure Atika, les femmes demeurent au centre de l’action de la saison 3 des Hommes de l’ombre. Déjà, à travers la nouvelle recrue, Rachida Brakni, qui incarne un jeune membre du gouvernement, la ministre de la réforme. Ambitieuse et indépendante, elle va se révéler prête à tout pour réussir et se faire une place dans un monde encore très "masculin". En face, Carole Bouquet, laquelle prête toujours ses traits à la Première Dame Elisabeth Marjorie, est tour à tour drôle, cruelle et touchante. Et parfois les trois à la fois. Sans trop exagérer, quelques-unes de ses scènes sont mémorables et à la hauteur du talent de la comédienne.

    Laurent DENIS / FTV
    Le Président Marjorie (Nicolas Marié) et son Premier ministre (Laurent Lucas).

    Le Pouvoir ébranlé...

    Dans cette conjoncture sensible et anxiogène, le Président Marjorie interprété par Nicolas Marié continue de faire face, en dépit des coups bas et autres trahisons qui viennent rythmer la fin de son mandat. Il bénéficie heureusement encore du soutien de son précieux conseiller, le communicant Simon Kapita (Bruno Wolkowitch), très affecté à la suite d’un choc post-traumatique. Reste à espérer que sa rivalité avec Ludovic Desmeuze (Grégory Fitoussi) sera mieux exploitée au cours de cette saison. Ces messieurs devront composer avec Maxime Beaugendre, le nouveau Premier ministre interprété par Laurent Lucas (déjà dirigé par Garson dans le film politique d’Arte Qui sème le vent).

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