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    Roseanne : après un tweet raciste de l'actrice, ABC annule soudainement la sitcom !
    Par Jean-Maxime RENAULT (@J_M_Renault) — 30 mai 2018 à 09:59

    Après son retour en fanfare cette saison, la sitcom américaine culte Roseanne, pourtant renouvelée pour une 11e saison, ne reviendra finalement pas. La chaîne ABC a décidé de l'annuler après la publication d'un tweet raciste de la star Roseanne Barr.

    ABC/Robert Trachtenberg

    En l'espace de quelques heures, la sitcom Roseanne, qui avait fait un retour triomphal à l'antenne d'ABC en mars dernier devant plus de 18,5 millions d'américains, un score énorme de nos jours, est passée de vie à trépas suite à un énième tweet problèmatique de sa star Roseanne Barr. Habituée aux provocations sur le réseau social, l'actrice ouvertement pro-Trump a dépassé la ligne jaune en qualifiant l'une des anciennes conseillères de Barack Obama, Valerie Jarrett, de "croisement entre les Frères musulmans et La Planète des Singes", une attaque raciste, gratuite et stupide qui n'a pas tardé à créer un mouvement d'ampleur sur Twitter appelant la chaîne à annuler la série, renouvelée pour une 11e saison il y a quelques semaines. 

    Si Roseanne Barr a très rapidement effacé son tweet et s'est excusée dans la foulée ("Je présente mes excuses à Valerie Jarrett et tous les américains. Je suis sincèrement désolée d'avoir fait une mauvaise blague sur sa politique et son physique. J'aurais dû me taire. Pardonnez-moi pour ma blague de mauvais goût"), le mal était fait et ABC a annoncé par voie de communiqué quelques heures plus tard que la série était par conséquent purement et simplement annulée. La présidente du network appartenant à Disney Channing Dungey, première femme afro-américaine à occuper un tel poste à réponsabilités, a ainsi déclaré : "L'assertion de Roseanne sur Twitter est odieuse, répugnante et en contradiction avec nos valeurs, nous avons décidé d'annuler sa série." En parallèle, les chaînes qui rediffusaient la série ainsi que la plateforme de streaming Hulu ont imméditamment décidé de retirer Roseanne de leurs antennes.

    Une décision courageuse puisque financièrement extrêmement périlleuse pour ABC : la saison 10 de Roseanne a signé des audiences que la chaîne n'avait plus connues depuis des années; elle était la comédie la plus vue de la saison 2017-2018 devant The Big Bang Theory, mais aussi le 3e show le plus suivi de la saison tous genres confondus derrière This Is Us & The Walking Dead. La grille de rentrée annoncée il y a quelques jours était fortement axée autour de la sitcom, ABC va donc devoir trouver une solution de remplacement rapidement afin de rassurer les annonceurs, eux aussi perdants dans l'affaire puisqu'ils misaient gros sur son retour.

    ABC savait toutefois qu'une telle chose pouvait arriver puisque Roseanne Barr n'a pas cessé de créer la polémique sur Twitter depuis son retour en fanfare. Une clause de son contrat, qui figurait également dans ceux des autres membres de la distribution, stipulait que la chaîne pouvait à tout moment décider de stopper la production en cas de dérapage. Et sur le contenu même des épisodes, Channing Dungey avait annoncé que la saison 11 serait moins politique et davantage centrée sur les problèmes rencontrés au quotidien par les familles de la classe populaire, ce qui a fait le succès de la série à l'origine. Dans les années 90, Roseanne fut pendant plusieurs années la comédie numéro un. 

    La décision d'ABC a été abondamment applaudie sur les réseaux sociaux dans les heures qui ont suivi, et plusieurs stars du show ont fait part de leur désarroi face à cette situation embarrassante pour toute l'équipe, devant et derrière la caméra, soit plus de 400 personnes qui se retrouvent soudainement sans emploi :

    "Les récents commentaires de Roseanne au sujet de Valerie Jarrett, et bien d'autres, sont odieux et ne reflétent pas les croyances du reste de l'équipe de la série. Je suis déçue par son comportement, au bas mot."

    "C'est incroyablement triste et difficile pour nous tous, car nous avons créé une série en laquelle nous croyions beaucoup et dont nous étions fiers, que le public adorait - et qui n'avait rien à voir avec les opinions et les mots d'un seul de ses membres."

    "Je suis blessée, et déçue. Les propos racites et dégoûtants de Roseanne sont inexcusables." a twitté celle qui jouait sa petite fille dans la nouvelle saison.

    "Honnêtement, elle n'a que ce qu'elle mérite. Comme je l'ai dit à ma fille de 4 ans : chacun doit être responsable de ses actions et de ses choix. Roseanne a fait un choix. Un choix raciste. ABC a fait un choix. Un choix humain." a indiqué la créatrice Shonda Rhimes, qui collabore avec la chaîne depuis des années.

    Roseanne Barr s'est à nouveau exprimée sur son compte Twitter tard dans la soirée : "Ne soyez pas désolé pour moi, les gars ! Je veux simplement m'excuser auprès des centaines de personnes, les formidables scénaristes -tous libéraux- de la série, les acteurs talentueux qui ont perdu leur travail sur ma série à cause d'un tweet stupide." Elle a reconnu son geste comme impardonnable mais a également expliqué qu'elle était sous l'emprise de puissants somnifères. Elle a demandé à ses fans de ne pas chercher à la défendre sur les réseaux sociaux : "J'ai fait une erreur, j'aurais aimé ne pas la faire... ne me défendez pas."

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    Commentaires
    • Rastan
      Rassure toi , (façons de parler) le même sort nous attends.
    • .Francky.
      Le 5 juin 2018, ABC annonce un spin-off de Roseanne. On retrouvera la famille Conner avec les acteurs de la série originale, sauf Roseanne renvoyer d'ABC.la série roseanne a été créé par elle meme sa peut finir au tribunal pour les droits
    • Kupper2
      Autant on fait souvent des polémiques sur pas grand chose, autant la, parler de maladresse... Ca en dit long sur tes penchants politiques.
    • Wagdy K.
      ca se voit que tu n'en as jamais pris...
    • Wagdy K.
      Ca dépend pour qui encore une fois...
    • Might Guy
      Tu confonds maladresse et provocation.Pour une pauvre fille qui carburait à la provoc envers un public dont elle a fait sa cible, j'ajouterai qu'elle a sorti la c...rie de trop.Deuxième chose: ABC n'a pas agi par pur esprit progressiste en annulant la série, mais pour tout bêtement se protéger d'un amalgame entre la série qu'elle diffuse et qu'elle aurait plus perdu à maintenir, et le comportement de son actrice principale.
    • Houcemouss
      Maladroit ?! Peux-tu nous donner la définition de racisme ?
    • AllocineCsuper
      Comme d'autres, ma réponse argumentée a été supprimée...Cela m'apprendra à perdre mon temps ici.
    • Chocasse
      Maladroit ?! sérieusement ?!
    • steve21
      Maladroit ?
    • AllocineCsuper
      Zeorymer,Où ai-je écrit que c’était une société portée uniquement surla punition, comme tu l’affirmes ? Par contre, je dis que le pardon n’est pas la première chose qui ressort de cette société en matière de gestion des comportements, mais bien le caractère dur, punitif et sévère, surtout ces dernières années, avec l’amplification du politiquement correct, pour le meilleur et pour le pire. De la même façon, je n’ai pas dit qu’en France, toutétait rose (y compris dans notre Histoire) et qu’il n’y avait pas une résurgence du politiquement correct récemment. Tu déformes mes propos en usant d’un sophisme de simplification ;)Par ailleurs, en matière d’immigration, tu fais référence auxdemandes de dérogation après un refus d’admission (« waiver [request]» et non « weaver [request]»). La belle affaire…connais-tu seulement les démarches à accomplir et le caractère strict des critères ? (cherche « U.S. customs and borderprotection »). Surtout, si tu compares au laxisme européen et Français en la matière, le contraste est saisissant, puisque pour une démarche identique, le casier judiciaire n’est pas demandé chez nous.L’écrasante majorité des américains (+70%) est chrétienne, c’est dans ce sens que le pardon devrait être prééminent, mais dans les faits, il n’en est rien. Encore une fois, le système pénal à lui-seul démontre ce fait sociétal et démonte ton argument d’une société si miséricordieuse. Sais-tu qu’ils ont même là-bas, de plus en plus, ce qu’ils appellent : « for-profit prisons » ? Ce sont des prisons privées ou publiques mais gérées par des organismes privés, qui ont vocation de remplir à tout prix les cellules, le plus longtemps possible ? Certains contrats de ces organisations privées (avec actionnaires) imposent aux États des taux de remplissage de 90%, voire de 100%, sous peine de sanctions financières (ils devront payer à hauteur d’uneoccupation de 90 à 100%, même s’ils n’ont pas suffisamment de personnes à leur envoyer). Donc, cette pression économique n’est pas anodine et crée un climat de suspicion sur la police, la Justice et la justesse des peines. Donc, pour le pardon de la société, on repassera. À noter que cette sévérité ne réduit en rien la criminalité.Quant aux célébrités, les acteurs dont tu fais référence enparticulier, qui prennent la parole pour s’excuser le font parce que s’ils ne le faisaient pas, la vindicte des élites, des minorités ‘sonores’ et des réseaux sociaux serait peut-être pire, mais là encore, ce n’est pas sûr, puisque cette vindicte est présente de toute façon. « Pardon », vous avez dit : « pardon » ?Il est évident que les coupables de viols et autres agressions sexuelles doivent être poursuivies et il n’est pas question d’inversion de rôle dans ces cas-là, même s’il y a aussi un effet de meute. Cela dit, tout cela crée une hypersensibilité générale, non exempte d’abus sur des personnes innocentes et un climat, où des personnes jugées comme douteuses, à partir derumeurs, ou même d’un témoignage public, sont harcelées sans autre forme de procès. Cela présente des avantages, puisque d’autres victimes indépendantes peuvent venir appuyer ces accusations, mais cela présente aussi des inconvénients, sion est victime de cette justice populaire approximative. Cet état d’esprit diffuse partout dans la société et il devient vite suspect de défendre un point de vue critique, non conforme à ladoxa populaire, d’où le terme « climat de suspicion » que j’aiutilisé.En conclusion, ces américains sont dans l’excès et ce constat ne date pas d’hier, mais il est peut-être plus évident ces derniers temps avec les réseaux sociaux et l’importance outrancière que les médias traditionnels et décideurs de tous poils leur donnent. Il faut respecter ces sentiments, les prendre en compte, mais ne pas y céder impulsivement soi-même. S’ilspeuvent nous influencer, la réciproque est vrai…pourvu que les décideurs soient raisonnables et sages.
    • Oliver Q.
      Elle a comparé une femme d'affaires et conseillère politique à un singe et l'a diffamée en l'associant à une organisation dont elle ne fait de toute évidence pas partie... Autant le choix d'annuler la série est clairement excessif de la part de la chaîne, et une sanction individuelle aurait clairement dû être décidée (et pas forcément un renvoi; je ne crois pas que ce soit une méthode géniale), autant le fait de réagir à du racisme ET à de la diffamation, ce n'est pas une affaire de chapelle politique, c'est juste de la correction institutionnelle de base. C'est aussi parce que dans ces cas-là, les uns qualifient tel ou tel comportement de progressiste ou le dénoncent au contraire comme réac qu'ils rationalisent fallacieusement des propos qui sont condamnables qu'ensuite on en fait un artefact politique (une matière malléable et manipulable j'entends) alors qu'ici, c'est juste une remarque déplacée, hors de propos et insultante qui a été prononcée. Ceux qui comme toi qui crient au 'cancer progressiste' dés qu'un comportement répréhensible suscite une sanction (fût-elle excessive comme c'est le cas) ne sont pas plus dans le vrai que les progressistes comme Shonda Rhimes qui twitte que Roseanne Barr a 'eu ce qu'elle méritait' sur le mode stupide de la Loi du Talion.
    • Zeorymer
      De toute évidence tu parles sans trop connaitre la société américaine. Par exemple il n'est pas permis d'immigrer aux Etats Unis si tu as un casier judiciaire. Cependant, parce qu'historiquement les Etats Unis se veulent une terre d'accueil il existe un centre du pardon national qui délivre des weaver pour permettre l'immigration. Donc non ce n'est pas du tout une société porté uniquement sur la punition. Ils ont un système judiciaire qu'on peut critiquer, mais le notre est loin, très loin de pouvoir se vanter d'être exemplaire donc je m'abstiendrai personnellement de juger. Toujours est il que les américains contrairement à ce que tu penses sont très porté sur le pardon tout comme l'acte de contrition est essentiel à leur yeux. Pourquoi crois tu que tous les acteurs accusés de faits de harcelement mineurs prennent tous la paroles pour dire qu'ils s'excusent, regrettent et demandent pardon ? Parce que c'est dans leur culture tout simplement. Et il ne regne pas un climat de suspicion, mais un climat de révolte des petits sur les grands d'autrefois. Les victimes ne se sont pas transformé en bourreau comme tu le dis, elles ont juste obtenu l'attention et l'écoute des autres qu'elles n'étaient pas en mesure d'avoir avant. Les coupables sont poursuivis pour des crimes qu'ils ont commis n'inversons pas les rôles. Je te rappelle qu'en France il est arrivé que les petits se sont révoltent, et ça a fini avec des têtes qui roulaient par terre. Si on devait faire une analogie en France, cela pourrait être avec l'affaire Cantat. Nous avons là une personne qui a commis un crime, a été jugée, a purgé sa peine. Et pourtant en France, la vindicte populaire refuse de lui pardonner et l'empêche de se reproduire sur scène. Donc avant de juger le peuple américain et l'accusé d'être dans une chasse à la sorciere jusqu'au sang, regardons ce qu'il se passe chez nous.
    • AllocineCsuper
      2/2 - La société américaine est très polarisée et elle l’est deplus en plus ouvertement. Il règne davantage aujourd’hui qu’hier, un climat de suspicion général (pas seulement chez les célébrités); les comportements sont passés à la loupe et les victimes d’autrefois se transforment en bourreaux. C’est le jeu des chaises musicales. Rien ne semble vraiment changer, en dehors d’une redistribution des rôles ou de sa tentative. Peut-être qu’un processus est à l’œuvre qui requiert de passer par cette étape avant de trouver au final un équilibre apaisé, mais pour le moment, vu de l’extérieur, tout cela s’apparente à une chasse aux sorcières, une hystérie générale reflétée par les réseaux sociaux.
    • AllocineCsuper
      1/2 - Zeorymer, à mon avis, les américains sont davantage portés vers la notion de peine, de punition que de pardon et ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Il suffit de voir la sévérité (parfois la disproportion) des peines carcérales appliquées. Ils ne savent pas doser leurs réactions, qui sont souvent excessives, surtout ces dernières années avec le retour en force x10 du politiquement correct. Comme dit plus haut, il y avait d’autres solutions au sabordage complet du show pour débarquer Roseanne Barr et mieux encore, utiliser cette dernière pour faire avancer la lutte contre le racisme. La force brute n’est pas toujours la solution, loin de là. On ne change pas les gens en profondeur en leur imposant de force le politiquement correct.
    • Morcar
      A la base, je dirais que je suis d'accord avec toi, sauf que pour finir ça donne quelque chose d'aussi néfaste que lorsqu'on n'a aucune liberté de parole.Car ces gens ne se contentent pas aujourd'hui de faire savoir leur mécontentement quand quelque chose les dérangent, ils font tout ce qu'il faut pour forcer la main aux personnes qui ont les manettes pour qu'elles aillent dans leur sens.On le voit avec ces plaintes de certaines associations jugeant qu'il n'y a pas assez de noir ou d'homosexuel dans Star Wars, qui demandent qu'Elsa soit lesbienne dans La reine des neiges 2 etc... Toute la profession se retrouve forcée de suivre ces règles imposées par des lobby pour ne pas subir leurs foudres. Et ces méthodes sont nauséabondes.
    • Zeorymer
      Bien évidemment il ne s'agit pas de dire que Roseanne est une brebis galeuse dans une communauté ou tout le monde est parfait. Jusqu'à peu, ce genre de comportement était étouffé. C'est pour cela qu'aujourd'hui des acteurs comme Morgan Freeman se retrouve à devoir s'excuser de comportements qui à l'époque n'auraient recueillie que des oh c'est pas bien méchant. Sauf qu'aujourd'hui il y a une voix popupaire qui est là pour s'élever et dire, si c'est très condamnable. Et croire que quelques mots ne sont pas bien méchant et qu'on ne devrait pas réagir comme cela, c'est vivre dans cette ancienne époque. Il y a des mots qui par leur gravité valent des actes. En l'occurence ici c'est le cas.Le public à érigé ces hommes et femmes en star et entend leur rappeler leur devoir d'exemplarité qui va avec ces avantages accordés. Je trouve que cela contre-balance bien la toute-puissance dont certains pouvaient jusqu'a maintenant se sentir investi. Je me rappelle cette video qui avait de Christian qui engueule un technicien pour lui avoir fait louper une prise. Là effectivement on peut dire que les fait sont moins grave, il s'est platement excusé suite à cela. Les américains, sont un peuple qui sont très porté sur la notion d'amende honorable et de pardon. Mais ils sont aussi très porté sur la notion de peine et acceptation de la peine. C'est ce que fait Roseanne en twittant à tour de bras qu'elle regrette et qu'il ne sert à rien d'essayer de la défendre. Elle accepte la punition et s'excuse auprès de ceux qui subissent les conséquences de ses actes. Dans quelques années peut être que le public acceptera un retour, mais ca ne se fera pas du jour au lendemain. Là elle va faire profil bas pendant un long moment.
    • John B. Root
      Beaucoup de gens confondent de plus en plus progressisme et liberté de parole.De là à arrêter une série à cause d'un tweet maladroit.Alors, si en plus tu es républicaine et que, au surplus, tu connais Trump, ne cherche pas, tu seras blacklistée d'office par toute l'intelligentsia d'Hollywood.
    • Classy Frog
      Ça dépend si ce sont des employés du studio. Si ce sont des particuliers qui travail par mission à la demande de tous les studios pour un film ou une saison de série (un peu comme des intérimaires du spectacle chez nous) , c'est chômage technique... Mais j’espère que tu as raison, en tous cas en France ça passe pas...Quand je pense que mon facteur à fait grève pendant 5 semaines par ce que tu te rend compte, ils veulent nous empêcher de rentrer chez nous à 11h et d'aider aux autres services sous prétexte qu'on est payé jusqu'a 13h, ho ! On marche sur la tête. ^^
    • Zeorymer
      Je ne confond pas, c'est un tout. Les média commentent avec leurs convictions. Il y a beaucoup de media qui applaudissent la décision et d'autres qui forcément voudront faire entendre qu'il y fallait s'accorder un plus long moment de réflexion et dire qu'il aurait fallut faire ceci ou cela. Le public lui aussi tient cette attitude. Sauf que l'on ne sait pas par avance qui des pro ou des contres sera le plus . Reste qu'aujourd'hui on n'entend aucune voix dire que ce n'était pas la bonne chose à faire. Ni le cast ni aucun membre de la production ne milite pour un maintient. Bien sûr tout le monde trouve que c'est dommage d'en arriver là mais la faute revient à une seule personne qui par sa parole à condamné le show. Le public US aime beaucoup ces personnages qui ont une liberté de ton, d'exprimer même tout haut des idées polémique voir déviantes. Si c'est un personnage ils n'ont pas de problème avec ça, par contre cela ne s'applique pas aux acteurs/actrices. Franck Underwood est un meurtrier et une ordure de la pire espèce que le public adore, il est peu probable que le public continue de soutenir Kevin Spacey. Et bien que faisant parti des gens comme moi qui adorent cet acteur, après ce qu'il a fait, je comprend que plus aucun studio ne veut prendre le risque de retravailler avec lui et je ne trouve pas cela scandaleux.Quand aux annonceurs, tant que le public suit, ils soutiennent toutes les décisions. Si ABC avait maintenu le show arguant qu'il fallait préserver les emplois les annonceurs n'y auraient rien trouvé à redire. Sauf que si le public se montre mécontent, ces mêmes annonceurs auront vite fait d'accuser ABC de ne pas avoir agit avec diligence.Il n'y a rien de courageux à dire que parce qu'il y a des emplois on va continuer à programmer sur une chaine nationale une personne qui a publiquement exprimé une opinion raciste. C'est même dangereux de raisonner ainsi, parce que d'une certaine manière, cela revient à cautionner.Donc, public, media, annonceurs ce sont les 3 composantes qui vont dire si oui ou non ABC a eut raison. Et pour le moment cela penche plutôt en faveur du oui. Et il ne s'agit en aucun cas de dictature des média. Le public, à l'heure des réseaux sociaux, n'a plus besoin des media pour faire entendre leur voix. Il est une composantes présente et solidement présente.
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