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    The Rookie sur M6 : que vaut la nouvelle série avec Nathan Fillion après Castle
    Par Guillaume Nicolas (@gehenne) — 5 juil. 2019 à 05:00
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    Ce vendredi 5 juillet débute sur M6, la nouvelle série avec l’ex-Castle Nathan Fillion, dans laquelle il joue un apprenti policier sur le tard.

    ABC/Eric McCandless
    De quoi ça parle ?

    Après une prise d’otage dans une banque, John Nolan se découvre une nouvelle vocation : devenir policier. Sa femme l’a quitté, son fils part à la fac, les astres semblent alignés pour accomplir sa nouvelle destinée. Mais il n’est pas facile d’être débutant quand on a la quarantaine.

    A quoi ça ressemble ?
    The Rookie : le flic de Los Angeles - saison 1 Bande-annonce VO

     



    C’est avec qui ?

    Dans le rôle de John Nolan, on retrouve le désormais vétéran de la télévision américaine, Nathan Fillion, qui n’a décidément pas pris beaucoup de vacances depuis l’arrêt de Castle. A ses côtés, ses collègues rookies sont incarnés par Melissa O’Neil et Titus Makin Jr, que l’on a pu voir respectivement dans la série Dark Matter et dans la saison 6 de Pretty Little Liars. Ils seront chaperonnés par Afton Williamson (The Night Of, Banshee), Alyssa Diaz (Narcos) et Eric Winter (Witches of East End). On retrouve également Richard T. Jones (Santa Clarita Diet) dans le rôle du sergent Grey et Mercedes Mason (Fear the Walking Dead) dans celui du capitaine Zoe Anderson.

    Ça vaut le coup d’oeil ?

    Il faut se méfier des apparences. Avec son pitch un peu décalé, les nombreuses allusions à l’âge plus que tardif de son rookie et la présence de Nathan Fillion dans un registre similaire à Castle, The Rookie, le flic de Los Angeles (que l’on réduira à The Rookie, son titre original) n’est pas une comédie. Forcément avec des apprentis, les erreurs de « jeunesse » sont source de railleries ; les bizutages sont légions ; les ratés deviennent publiques (chaque policier en uniforme est équipé d’une caméra fixé sur le torse) et la série s’en amuse beaucoup. Malgré ses nombreux moments ouvertement drôles, The Rookie n’est pas une série comique.

    S'il fallait la résumer, il s’agirait d’un mix entre Grey’s Anatomy et Southland (série dans laquelle on suivait un rookie et son coéquipier, entre autres membres de la police, dans un style quasi documentaire). A savoir que si la série peut parfois sembler légère, elle n’oublie pas la dure réalité du job. Il ne faut pas se laisser abuser par les premiers épisodes, la bonne humeur affichée est là pour que l’empathie fonctionne et le spectateur devient plus concerné par ce qui peut arriver aux personnages si auparavant il s’est attaché à eux. Et c’est exactement sur ce principe qu’est construit la saison.

    Cela dit, il ne faut pas s’attendre à un virage à 180° où tout deviendrait plus froid et plus dur. Le soleil de Los Angeles est toujours là pour réchauffer l’ambiance. Mais la saison saura se montrer par moment beaucoup plus dramatique. Et c’est là qu’elle ressemble le plus à Grey’s Anatomy : des moments où tout s’assombrit, où l’on ne veut plus rire, où l’on tremble un peu et d’autre qu’on n’a pas vu venir. C’est dans ces ruptures de ton que la série est à son meilleur et prouve qu’elle sait se montrer versatile.

    Son personnage principal s’inscrit bien dans son époque. Son âge n’est pas uniquement prétexte à l'amusement, il permet également de figurer John Nolan au sein d'une tendance plus large : la bienveillance. Idéaliste, voire un peu naïf, le néo-policier à travers sa nouvelle vocation, veut croire qu’il peut apporter quelque chose à la société en utilisant davantage le dialogue que le taser. Les auteurs traduisent ainsi un sentiment que l’on retrouve de plus en plus dans les séries (New Amsterdam autre nouveauté de la saison 2018/2019 bientôt diffusée sur TF1, part sur un registre similaire) et qui semble faire mouche.

    Malgré son titre et sa communication très exclusive, The Rookie est une série chorale. Une chorale avec un lead bien sûr (effet Nathan Fillion oblige) mais où chaque personnage peut néanmoins exister. Tout n’est pas toujours le plus inspiré, entre clichés et approximations, mais cela apporte de l’horizontalité au récit. Une approche nécessaire quand le concept impose une date de péremption. John Nolan ne sera pas éternellement le rookie du titre. Est ce que la série pourrait survivre à des rôles inversés ? Si poser la question dès la première saison peut paraître précipité, cela signifie aussi qu’elle est suffisamment attachante pour anticiper son avenir. Et c’est un bon indicateur pour savoir si on apprécie une oeuvre (la saison 2 a déjà été commandée par ABC, son diffuseur américain).


    The Rookie débute vendredi 5 juillet sur M6 à raison de trois épisodes par soir.

    http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18677588.html
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