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    Little Fires Everywhere : que vaut la série qui réunit les héroïnes de Scandal et Big Little Lies ?
    Par Léa Bodin — 19 mars 2020 à 19:10
    Mis à jour le 19 mai 2020 à 13:53
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    Les huit épisodes de "Little Fires Everywhere", mini-série portée par Reese Witherspoon et Kerry Washington, sont disponibles dès aujourd'hui sur Amazon Prime Video. Cette adaptation du roman de Celeste Ng vaut-elle le détour ?

    Hulu
    De quoi ça parle ?

    Le récit des événements tragiques qui font suite à l'adoption d'un bébé sino-américain dans la banlieue cossue de Shaker Heights, dans l'Ohio, créant une guerre ouverte entre une propriétaire, Mme Richardson, à la tête d'une grande famille aisée, et sa mystérieuse locataire, Mia, une mère célibataire...

    Little Fires Everywhere, une série créée par Liz Tigelaar d'après le roman de Celeste Ng, avec Reese Witherspoon, Kerry Washington, Joshua Jackson, Rosemarie DeWitt...

    Disponible sur Amazon Prime Video à partir du 22 mai. 3 épisodes vus sur 8. 

    Ca ressemble à quoi ?
    Little Fires Everywhere - saison 1 Bande-annonce (2) VO

     

    Ca vaut le détour ?

    Au premier abord, on est tenté de voir en Little Fires Everywhere une nouvelle série qui brosse un portrait acerbe de la vie dans une banlieue huppée américaine. Une de plus. Et rien de plus. Il est vrai que par bien des aspects elle s'inscrit dans la continuité de séries comme Desperate Housewives et Big Little Lies : une petite ville chic de la banlieue de Cleveland, des femmes aux traits de cractères un peu caricaturaux et des secrets.

    Pour autant, dès le premier épisode, la série parvient à dépasser une recette à première vue surexploitée, voire surannée, et à happer le spectateur grâce à un jeu d'ambiance redoutablement efficace. Une scène d'ouverture qui donne à voir où tout cela va nous mener, une photographie léchée, une mise en scène qui emprunte beaucoup au thriller, une excellente BO et le talent de Reese Witherspoon, de Kerry Washington et de l'ensemble du casting y sont certainement pour beaucoup.

    Petit à petit, à mesure qu'on entre dans la vie de ces deux femmes que tout oppose - l'une est blanche, l'autre est noire, l'une a une vie de famille réglée comme du papier à musique, l'autre est une artiste qui vit au jour le jour -, mais qui ont aussi beaucoup en commun - elles sont mères et doivent composer avec les désirs de leurs enfants qui ne sont pas toujours en adéquation avec les leurs -, on bascule dans la satire sociale et le constat impacable des clivages qui régissent l'Amérique de ces dernières décennies (la série se passe à la fin des années 1990).

    Au delà du whodunnit - qui a mis le feu à la maison des Richardson ? - la question que l'on se pose et qui nous tient en haleine au bout de trois épisodes est peut-être de savoir si, au coeur de cette fracture de classe, quelque chose est encore possible ? 

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