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    HashtagBoomer sur OCS : c'est quoi cette comédie avec Manon Azem sur une bande de trentenaires ?
    Par Julia Fernandez — 25 nov. 2021 à 09:00

    Après "Irresponsable" et "Vingt-cinq", OCS propose une nouvelle sitcom générationnelle en cette fin d'année avec "HashtagBoomer", dans laquelle quatre amis en colocation peinent à gérer leurs crises existentielles, mais aussi celles de leurs parents.

    Hassan, Dany, Margot et Raoul sont quatre trentenaires qui gèrent au quotidien leurs vies mais aussi leurs parents. La révolution numérique a parfois renversé les rôles, et les enfants doivent souvent expliquer la vie aux Boomers...

    Hassan doit apprendre à gérer sa future paternité sans reproduire le modèle parental. Dany, à la recherche de ses origines, va devoir quitter sa mère pour s’émanciper. Raoul doit apprivoiser et sa féminité́ et sa virilité́, pour trouver l’équilibre dans sa relation avec son icône de mère. Margot, quant à elle, confrontée à la dépression de son père, ne peut plus fuir son propre problème : elle n’a jamais connu l’orgasme.

    Sites de rencontres, fake news, followers, selfies, Uber, Facetime… sont autant d’obstacles pour les uns et d’atouts pour les autres pour arriver à leurs fins.

    HashtagBoomer, chaque jeudi à 20h40 sur OCS Max

    Hashtag Boomer
    Hashtag Boomer
    Sortie le 25 novembre 2021 | 26 min
    Série : Hashtag Boomer
    Avec Bellamine Abdelmalek, Manon Azem, Allison Chassagne, Jules Sagot, Olivier Marchal
    Presse
    2,9
    Spectateurs
    2,9
    Voir sur OCS
    Une série des premières fois

    Première fiction de la société Mesdames Productions, fondée par Maïtena Biraben et Alexandra Cruq, HashtagBoomer est également la première création de Constance Maillet, réalisatrice de clips musicaux et de films institutionnels, qui écrit et met en scène les 8 épisodes de 26 minutes.

    L'idée de la série naît sur son canapé, lors de discussions à quatre avec sa meilleure amie et comédienne Manon Azem et leurs compagnons respectifs de l'époque.

    "On se voyait plusieurs fois par semaine, et on s'est rendu compte qu'on parlait systématiquement de nos parents. On s'est alors demandé pourquoi on avait autant besoin d'en parler, et on en a déduit qu'ils étaient très présents dans nos vies parce qu'ils sont largués", explique la réalisatrice.

    Elle fait ensuite la rencontre fortuite de Maïtena Biraben dans un salon de coiffure alors qu'elle doit y tourner une vidéo commerciale. Le courant passe et elle décide de soumettre son projet de série aux deux productrices, qui se lancent tout juste dans la fiction. A leur grande surprise, OCS accepte, et la série part en tournage dès le mois d'avril 2021.

    "On avait absolument pas réalisé que tous les producteurs de Paris voulaient faire une série chez OCS", s'amuse Maïtena Biraben. La chaîne, qui optionne les projets de séries à partir d'un simple synopsis, leur laisse une liberté totale, jusqu'à la finalisation des textes et du choix de casting quelques semaines à peine avant le début du tournage. 

    En contrepartie de cette liberté artistique : une économie de production minimale et des contraintes budgétaires qui obligent à aller à l'essentiel lors de la fabrication. "Sur un tournage OCS, vous avez peu de prises, donc il faut délivrer tout le temps, être bon tout de suite pour un comédien", renchérit Alexandra Cruq.

    Un baptême du feu auréolé de la présence bienveillante du réalisateur Olivier Marchal (Les Rivières pourpres) dans le rôle du père d'Hassan (Bellamine Abdelmalek), mais aussi... d'Amanda Lear, qui incarne la mère biologique que Raoul (Jules Sagot) désespère de connaître.

    "C'est le premier nom qui nous est venus dès qu'on a imaginé la série avec Manon. On s'est dit que ce serait super drôle d'avoir Amanda Lear dans ce rôle", explique Constance Maillet. La comédienne, qui joue son propre rôle, s'est volontiers prêté au jeu. "C'est un vrai personnage, c'était fantastique de l'avoir !

    Mathieu Zazzo pour OCS
    Jules Sagot et Amanda Lear
    Un sitcom "acide et bienveillante"

    "Ce qui compte au final, c'est qu'on utilise bien cette liberté fournie par la chaîne" poursuit la productrice. "Elle nous a permis de révéler une écriture et une façon de filmer singulières, des talents, et des scènes qu'on n'a pas l'habitude de voir dans les séries françaisesVoir des jeunes fumer des pétards, galérer à trouver du travail, scroller en permanencer sur les réseaux... C'est la vraie vie !"

    La sitcom aborde avec légèreté de nombreux sujets contemporains. Hassan est tiraillé entre les deux cultures de ses parents divorcés ; le personnage de Raoul, joué par Jules Sagot (Le Bureau des Légendes) explore les frontières de la masculinité ; la sexualité des seniors est illustrée à travers la mère de Dany (Manon Azem), elle-même prête à toutes les expérimentations pour découvrir qui elle est vraiment ; enfin, le personnage de Margot, interprété par Allison Chassagne (Derby Girl), interroge le tabou autour de l'orgasme.

    La série devait initialement s'intituler "OK Boomer", en référence à l'expression populaire utilisée par les millenials pour tourner en dérision des jugements perçus comme rétrogrades ou condescendants de la part de la génération des baby-boomers (et donc, à fortiori, de leurs parents).

    Une idée qui s'est avérée trop coûteuse car l'expression a depuis été déposée par plusieurs sociétés, faisant opter les productrices pour un simple "#Boomer", fidèle au sens de l'expression initiale.

    "Il y a beaucoup de choses sur lesquelles on est obligés d'aider nos parents. On y connaît rien en réalité, mais on fait semblant parce que ce sont nos parents" ironise Constance Maillet, en soulignant le décalage créé par le fait qu'eux-mêmes aient atteint l'âge de devenir parents à leur tour. A l'instar du personnage d'Hassan, qui doit apprendre à gérer sa future paternité sans reproduire son modèle parental dysfonctionnel. 

    Une sitcom au ton "acide, ironique, mais bienveillant" selon elle, et dont le récit se veut un reflet de son époque. "On est vraiment dans la contemporanéité, dans le récit de cette jeunesse trentenaire comme on la voit peu racontée et incarnée" poursuit la productrice. 

    "C'est pour ça qu'il faut se battre pour qu'OCS résiste et reste, parce que si HBO Max l'écrase, il n'y aura plus de laboratoire en France. Ce qui est un vrai problème pour la création."

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