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    La Cour des miracles avec le rappeur Disiz : une comédie sociale et écologique à découvrir au cinéma
    Par Maximilien Pierrette (@maxp26) — 28 sept. 2022 à 07:00

    Second long métrage réalisé par Carine May et Hakim Zouhani, après "Rue des cités", la comédie sociale "La Cour des miracles" nous présente la première école verte de banlieue. Avec un beau casting, et quelques embûches pour leurs personnages.

    De l'école à l'écologie, il n'y a qu'un pas et trois lettres, comme nous le montre La Cour des miracles, second long métrage réalisé par le duo Carine May - Hakim Zouhani, après Rue des cités en 2013. Une comédie sociale qui nous rappelle que la rentrée des classes se déroule également sur grand écran, à quelques semaines de la sortie de L'École est à nous.

    Devant la caméra des réalisateurs, Rachida BrakniAnaïde Rozam (Les Olympiades), Sébastien Chassagne et Raphaël Quenard (vus tous les deux dans Coupez !) ou encore le rappeur Disiz vont se lancer dans un défi de taille : donner naissance à la première "école verte" de banlieue, pour éviter que leur établissement de Seine-Saint-Denis ne se vide au profit de celui, plus moderne, qui vient d'ouvrir.

    Les adultes pallient le naufrage institutionnel, les enfants ne cessent de nous surprendre et le lien entre tout ce petit monde demeure

    Un beau projet qui ne sera évidemment pas de tout repos, puisque les enseignants qui prennent part à cette réforme n'ont pas franchement la main verte ni la fibre écologique. D'où le titre à double sens de cette comédie sociale tournée à Aubervilliers, ville fétiche des cinéastes : "Le sens figuré avec tous ces enseignants pas formés, envoyés au charbon, qui ne sont pas à leur place et doivent affronter des situations qui défient parfois l’entendement", explique Carine May dans le dossier de presse.

    "Mais aussi le sens propre ! L’école de Zahia [Rachida Brakni] est un espace où tout reste possible. Les adultes pallient le naufrage institutionnel, les enfants ne cessent de nous surprendre et le lien entre tout ce petit monde demeure. C’est donc bien une cour des miracles et, chaque journée en comporte d’ailleurs un, de miracle, même minime. C’est ce que nous sommes amusés à souligner avec la parabole de la cour de récréation qui se verdit tout au long du film. Elle pousse les murs, ouvre peu à peu l’horizon. C’est aussi pour cela et grâce à cela que Zahia continue envers et contre tout."

    Un film social, solaire et dans l'air du temps (aussi bien sur l'enseignement que l'écologie), qui marque également le retour de Disiz au cinéma, dix-sept ans après la sortie de Dans tes rêves.

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