Le tournage des prochains films de James Bond pourrait ne plus être effectué en Grande-Bretagne, patrie du célèbre espion, en raison du haut niveau de la livre et d'un régime fiscal 'défavorable', a menacé le producteur du dernier né des 007. Dans une interview publiée dimanche par l'hebdomadaire Sunday Times, Michael Wilson souligne que le dernier et 18è film de la série des James Bond, Tomorrow Never Dies, dont les prises de vue en studio ont été réalisées à Londres, avait coûté très cher. 'Cela a été un film particulièrement onéreux à faire. J'aime travailler au Royaume-Uni mais s'il y a d'autres pays meilleur marché, il va être difficile de rester ici', souligne M. Wilson, qui est le beau-fils de Albert Broccoli, le légendaire producteur des premiers 007. Selon lui, il est probable que la MGM, qui contrôle les droits des films, demande à quitter la Grande-Bretagne pour la prochaine production. Wilson juge le régime fiscal britannique discriminatoire à l'égard des grandes productions cinématographiques. 'Il n'y a pas de soutien dans ce pays. Les incitations fiscales du dernier budget favorisent les petits films', regrette-il, en relevant que la plupart 'sont si mauvais qu'ils ne sont jamais distribués'. Le tournage du prochain James Bond, provisoirement appelé Bond 19, devrait démarrer en décembre 1999 avec toujours Pierce Brosnan dans le rôle-titre. Ce ne serait pas la première fois que les aventures de 007seraient tournées entièrement hors de Grande-Bretagne. Cela avait le cas en 1988 de A License to Kill, 26 ans après le premier film du personnage créé par Ian Fleming, Dr No. (AFP)