Il y a 28 ans, Jerry Lewis a tourné et interprété un long métrage qui lui tenait extrêmement à coeur mais qui, pour des raisons financières, n'a jamais pu être distribué.
Le film, The day a clown cried, tiré d'un livre, retrace l'histoire d'un clown allemand arrêté par la Gestapo et dont la mission est de divertir les enfants à l'intérieur d'un camp de concentration afin de les rendre plus dociles et de les mener plus facilement à la chambre à gaz.
Le clown, interprété par Jerry Lewis lui-même, passe ses journées avec ces petits habitants du camp et il réussit, malgré les sinistres desseins des nazis, à leur arracher quelques sourires.
Ainsi, la dimension tragique du film, à laquelle se mêlent quelques touches de comique, fait bien évidemment penser à La vie est belle de Benigni.
Il s'agit d'une assonance entre ces deux oeuvres cinématographiques qui ne concerne pas tant la trame, qui diverge en beaucoup de points, que l'atmosphère générale et le type de sentiments évoqués.
Le succès qu'a obtenu le réalisateur italien semble avoir révéillé chez le comique américain ce vieux désir de faire connaître The day the clown cried.
A nouveau, la promesse d'un grand moment d'émotion. A.H