Au revoir Monsieur Darras

Le comédien Jean-Pierre Darras est décédé des suites d'un cancer ce lundi à l'âge de 71 ans.

C'est la loi des séries.

Le comédien Jean-Pierre Darras vient de s'éteindre à l'âge de 71 ans dans un hôpital parisien des suites d'un cancer. Avec cette disparition, c'est l'un des plus fidèles compagnons de Jean Vilar qui s'éclipse.

Avec son allure de bon vivant à la moustache gaulloise, Jean-Pierre Darras était souvent le second rôle, en général celui de valet, dans les grands classiques du répertoire. De 1952 à 1960, il interpréta du Molière, Shakespeare, Marivaux ou Hugo à la grande époque du TNP (Théâtre National Populaire de Paris) et du Festival d'Avignon.

Par la suite, il forma un tandem satirique avec Philippe Noiret, où ils se produisirent dans les cabarets de la Rive Gauche. Ils revisitaient, à leur manière, l'actualité en incarnant les personnages de Louis XIV et Racine, par illusion à de Gaulle et Malraux.

Mais, il est devenu star du Boulevard en interprétant maintes pièces vaudevillesques : de Boeing Boeing, la pièce la plus jouée dans le monde et qu'il a créé en France, en passant par La Présidente, la Trilogie Pagnol où il était César, ou plus récemment, Le voyage de Monsieur Périchon d'Eugène Labiche.

Au cinéma, Jean-Pierre Darras fut remarqué dans Caroline chérie de Denys La Patellière (1967), Le viager de Pierre Tchernia (1971), L'emmerdeur d'Edouard Molinaro (1974), La carapate de Gérard Oury (1978) ou Pour la peau d'un flic d'Alain Delon (1981). Sa dernière apparition sur grand écran remonte en 1986 dans Le journal d'un fou de Roger Coggio.

Mais, c'est le théâtre populaire qui le faisait plus vibrer. Depuis 1993, il assurait la direction artistique des "Estivales de Carpentras", festival qu'il programmait avec amour.

Il devait remonter sur les planches en janvier prochain au Théâtre du Rond-Point pour Mon Molière imaginaire ou quelques vies qui ont été la mienne. La maladie en a décidé autrement. L.B

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