Jospin en boîte : La présence du Premier Ministre Lionel Jospin, et de sa femme Sylviane, à la journée d'ouverture du Festival de Cannes n'est pas passée inaperçue. Ni pour les badauds massés à la montée des marches. Ni même aux ambianceurs et nightclubbers du Jane's, la boîte canalplusienne du Gray d'Albion.
En effet, le couple, escorté d'une douzaine de colosses aux oreillettes, est arrivé sur les coups d'une heure et demi du mat'. Accueilli par le boss de Canal, Pierre Lescure, Michel Denisot et Catherine Tasca, la Ministre de la Culture, le Premier Ministre est resté plus d'une heure, serrant quelques mains de festivaliers privilégiés (si pas badgé Canal, impossible de rentrer dans cette annexe de la chaîne cryptée) et buvant, sobrement, un Perrier (sans whisky). Ni lui ni son épouse se sont trémoussé sur la piste, restant sagement à leur table.
Le Prince de Condé oublié : Quelque peu surpris par la durée (brève) de la conférence de presse du film Vatel, Julian Glover, qui endosse le costume du Prince de Condé, s'est retrouvé seul alors que ses partenaires étaient déjà partis. Perdu dans les couloirs, un portier l'a quand même conduit jusqu'à l'ascenseur réservé aux stars.
"From Cuba to Miami..." : Il fallait se douter que la rocambolesque saga diplomatico-juridico-médiatique du petit naufragé cubain Elian Gonzalez allait connaître son adaptation cinématographique.
Depuis le début du Festival, le producteur israëlo-américain Menahem Golem, spécialisé dans les séries B (in)classables style gros biscotos, castagnes et explosions tape-à-l'oeil (Delta Force, Cyborg, Operation Thunderbolt) et garnissant les rayonnages des vidéos clubs, se paie à tout-va des tracs et pages entières de publicité dans la presse spécialisée (Screen, Variety...), annonçant le début imminent et dans un lieu tenu secret des premières prises de vue de cet épisode politique qui a tenu en haleine les ricains et cubains (et le monde entier) pendant plus d'un mois.
La promotion de ce projet repose sur une pré-affiche, intitulée Elian, the Gonzalez Boy Story, avec comme visuel la fameuse photo d'un agent fédéral américain casqué et vêtu d'un gilet pare-balles pointant son fusil d'assaut, le doigt près de la détente, sur le pêcheur ayant sauvé le gamin de six ans totalement apeuré et qui le serre dans ses bras.
La sortie du film est prévue fin septembre prochain.
D'un bunker à l'autre : Dans le cadre de la rétrospective Le Cinéma rêve le futur, le Festival de Cannes présente le film de Enki Bilal, Bunker Palace Hotel (1989) avec Carole Bouquet ébouriffée et Jean-Louis Trintignant boule à zèd. En 1983, le bunker n'était autre que le surnom donné à l'actuel Palais des Festivals. Depuis, celui-ci a conquis ses lettres de noblesse.