Le tableau noir
- de Samira Makhmalbaf
- avec Saïd Mohamadi (le maître Saïd), Bahman Ghobadi (le maître Reboir), Behnaz Jafari (Halaleh)
- Iran - 2000 - 1h 25.
Synopsis
A la suite d'un bombardement au Kurdistan iranien, des instituteurs errent de village en village à la recherche d'élèves. L'un d'entre eux rencontre un groupe d'adolescents qui passent clandestinement de la contrebande à la frontière. Il essaie de leur apprendre à lire et à écrire, mais aucun d'entre eux ne s'y intéresse vraiment. Un de ses collègues croise un groupe de vieillards qui cherche à rejoindre l'Irak, leur terre natale : il tombe amoureux de la fille de l'un d'entre eux ...
Revue de presse
Gérard Lefort : " Cette ode au bricolage, à l'improvisation, à l'intelligence rusée, à l'esprit d'à propos, est le plus bel hommage en acte qu'on pouvait rendre au cinéma : l'art de transformer les contraintes en liberté, ou ce qui revient au même, la boue en lumière. " (Libération, le 13/05/00)
Marine Landrot : " D'une splendeur visuelle époustouflante, ces détournements de tableau se veulent aussi métaphoriques : il y aurait donc mille manières de transmettre son savoir, et de tendre la main à autrui... " (Télérama, le 13/05/00)
Grégoire Bénabent : " Cette sélection n'empêche pas Le Tableau noir, proposé aujourd'hui aux festivaliers, d'être un film de jeunesse. On serait même tenté de dire enfantin. (...)Un peu à la manière des enfants qu'elle décrit, qui ne voient aucune utilité dans le fait d'apprendre à compter ou à écrire (on utilise le tableau noir comme jambe de bois ou comme brancard), le cinéma de Samira Makhmalbaf refuse de se laisser alphabétiser. " (ChronicArt, le 12/05/00)
Jean-Michel Frodon : " Avec un sens implacable du détail, de la composition par le cadre et le montage et de la suggestion, parfois d'une ironie mordante, Samira Makhmalbaf construit ce film percutant et troublant. (...) La puissance de ce film est loin au-delà de ses décryptages possibles, là où on massacre des enfants, là où porte le regard insondable d'une femme au milieu d'un chemin de montagne." (Le monde, le 15/05/00)