Requiem for a dream
- de Darren Aronofsky
- avec Ellen Burstyn (Sara), Jared Leto (Harry), Jennifer Connelly (Marion)
- Etats-Unis - 2000 - 1h42
Synopsis
Veuve et vivant seule à Coney Island, Sara Goldfarb, mère juive fantasque, se raccroche à l'espoir d'être un jour invitée sur le plateau de son émission de télévision préférée. Obsédée par ce rêve, elle suit un régime draconien, afin d'entrer dans la robe qu'elle portera lorsque le grand soir sera venu. Son fils Harry est dépendant à la drogue, de même que sa petite amie Marion et son copain Tyrone. En quête d'une vie meilleure, tous les quatre subissent un dérapage incontrôlé qui les enfonce, toujours un peu plus, dans l'angoisse et la dégradation...
Revue de presse
Sam Blumenfeld : " Requiem For A Dream est une adaptation littérale du roman de Selby. Cette fidélité exige une radicalité dans la mise en scène, une volonté de maltraiter le public (qui ne se confond jamais avec le désir de le choquer par des effets faciles), une capacité à utiliser brillamment la technologie numérique (pour représenter les passages oniriques imaginés par Selby) qui fait regretter qu'un film aussi original ne soit pas présenté en compétition. " (Le Monde, le 18/05/00)
François Gorin: " ... c'est dans la dramaturgie conventionnelle que Darren Aronovsky est le moins convaincant. De même, les gimmicks visuels sont d'efficacité inégale : écran coupé en deux (inutile) ou séquences de flashes hyperconcrets, quasi subliminaux, pour les scènes de "fix". Entre ces deux pôles presque opposés, "l'humanité des personnages de Selby", revendiquée haut et fort par le cinéaste, a quelque peine à se frayer un chemin. " (Télérama, le 17/05/00)
Jean-Marc Lalanne: " On sent chez Aronofsky quelque chose de noué et d'insidieux, une vraie cruauté (cette façon glaçante dont le film accompagne chaque personnage jusque dans sa tombe), mais cet univers personnel gagnerait à se montrer plus à nu, moins protégé par sa rhétorique visuelle. Pour l'instant, Aronofsky ne fait que traduire des états (psychiques, seconds, mentaux) en effets (visuels, sonores, rythmiques), la somme des seconds, pour la plupart assez tocs, ne pouvant en aucun cas restituer la complexité des premiers. " (Libération, le 17/05/00)
Judith Bregman: " Bourré d'idées de mise en scène toutes plus brillantes les unes que les autres, ce Requiem est un bijou formel, très esthétique, à la limite de l'art video. Jouant en maître d'une camera "subjective" sursaturée d'effets, le cinéaste secoue son spectateur comme un prunier. (...) Finalement, le spectateur chahuté, malmené, voire carrément écoeuré, se demande si tant de souffrance est bien nécessaire... N'empêche, pour faire son entrée dans la cour des grands, le jeune réalisateur indépendant est bien resté fidèle a lui-même. " (ChronicArt, le 17/05/00)