Les films de Cannes (19)

Allociné vous présente une revue de presse des films en compétition du 53ème Festival de Cannes...

Esther Kahn

- d'Arnaud Desplechin

- avec Summer Phoenix (Esther Kahn), Ian Holm (Nathan Quellen), Fabrice Desplechin (Philippe Haygard)

- France - 2000 – 2h37

Synopsis

Londres, East End, fin du XIXe siècle. Esther Kahn, fille d'émigrants juifs, travaille dans l'atelier de couture familial. Lente et bornée, elle n'a d'avis sur rien, elle n'a de sentiment pour personne. Esther a beau imiter, elle voit bien que ça ne suffit pas à faire d'elle une personne. C'est en allant au théâtre qu'Esther se "réveille" et s'anime : parce qu'elle ne regarde pas les pièces comme les autres, elle les vit. Et décide de devenir actrice. Commence alors son apprentissage du théâtre et de la vie qui l'amènera un soir à ressentir d'un seul coup, sur scène, vingt ans de vie jusqu'alors étouffée.

Revue de presse

Pierre Murat : " Dès les premiers plans, on sait que c'est gagné, que le nouveau film d'Arnaud Desplechin aura l'originalité et la force de La Sentinelle et Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle), ses deux premiers longs-métrages. (...) Desplechin filme en virtuose cette jeune femme qui atteint pour la première fois la note juste, et qui, sans même savoir pourquoi, ni comment, la tiendra cette note, toute sa vie durant. " (Télérama, le 20/05/00)

Cplanète : " Malheureusement, si on peut effectivement parler d'aventure spirituelle pour l'héroïne du film, le suspense promis n'est pas vraiment au rendez-vous. Quant à la mise en scène, elle est trop froide, trop distante de ses personnages pour que l'on s'y attache vraiment. Esther Kahn manque cruellement de chair et d'émotion. " (Cplanète, le 20/05/00)

Jean-Marc Lalanne : " Au XXIXe siècle, une jeune femme s'épanouit grâce au théatre. "Esther Kahn", le troisième Arnaud Desplechin, est une merveille. (...) Et pourtant, jamais pittoresque, le film se joue ailleurs, abstrait et mental. Son mouvement est celui d'une pensée qui cherche à se stabiliser et tente de se saisir elle-même. Cette identité en friche, c'est celle de son personnage éponyme, Esther Kahn, la stupéfiante Summer Phoenix." (Libération, le 20/05/00)

Jacques Mandelbaum : " Eblouissant récit d'apprentissage, incandescent portrait de femme, hommage époustouflant d'intelligence et de sensibilité au métier d'acteur : il y aurait beaucoup à dire sur ce film d'une infinie richesse. Disons, pour aller droit au but, qu'Esther Kahn, pour reprendre le titre d'un précédent film d'Arnaud Desplechin, nous entretient de la vie des morts. " (Le Monde, le 21/05/00)

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