The Yards
- de James Gray
- avec Mark Wahlberg (Leo Handler), Joaquin Phoenix (Willi Guitierrez), Charlize Theron (Erica Stolz), James Caan (Frank Olchin), Faye Dunaway (Kitty Olchin)
- Etats-Unis - 2000 - 1h48
Synopsis
De retour chez lui après avoir purgé une peine de prison pour un crime qu'il n'a pas commis, Leo Handler aspire à une vie normale. Grâce à son oncle Frank, un homme influent, il retrouve du travail. Mais, sans le vouloir, il est vite entraîné dans un univers de petits trafics et de meurtres. Il découvre alors la face cachée de sa famille, et en devient la cible.
Revue de presse
Gérard Pangon : " ... James Gray n'est quand même pas un cinéaste ordinaire. Sa mise en scène souvent superbe joue sur le mouvement et la profondeur de champ pour donner au polar une autre dimension, mettre à jour quelques sentiments secrets, amours inavouées ou culpabilités rentrées. " (Télérama, le 21/05/00)
Grégoire Bénabent: " Drame fratricide plus que tragédie antique (...), The Yards réussit la synthèse entre le Scorsese de Mean streets et Rocco et ses frères. (...) James Gray, aujourd'hui cinéaste mûr, a parfaitement assimilé des influences très diverses pour livrer une oeuvre unique, pétrie de personnalité. " (ChronicArt, le 21/05/00)
Didier Péron : " Parvenir à faire ça, avec cette classe-là, quand on a que 30 ans, c'est déjà avoir accompli une bonne partie du chemin. La proximité des motifs entre The Yards et Little Odessa, en particulier sur le lien secrètement incestueux des mères avec leur fils, l'abjection morale des pères, la trahison consubstantielle à l'amitié, prouve, s'il était besoin, qu'on tient en James Gray un de ces trop rares auteurs du cinéma US qu'il va être passionnant de suivre, dans ses obsessions bien sûr mais aussi dans son combat contre la logique des studios. " (Libération, le 22/05/00)
Samuel Blumenfeld : " La précision maniaque du réalisateur à nous montrer le fonctionnement - en fait le dysfonctionnement - des institutions new-yorkaises, de la police au tribunal en passant par les différentes commissions d'arbitrage de la métropole américaine, est une façon détournée d'exhiber la faillite de la loi. Le classicisme de The Yards n'est qu'une manière subtile et brillante de distiller une vision négative des rapports humains. La civilisation selon James Gray n'est qu'une forme polie et institutionnalisée de la sauvagerie. " (Le Monde, le 23/05/00)