American Beauty, satire intelligente d'une famille bourgeoise américaine qui vole en éclats (avec un Kevin Spacey épatant), a sans conteste été l'un des plus beaux succès de ces derniers temps.
Un succès dont la consécration a été la cérémonie des Oscars, où le film est ressorti vainqueur incontesté avec cinq statuettes glanées. Depuis, le réalisateur Sam Mendes, dont c'était le premier long métrage, est très côté et tous les studios font des pieds et des mains pour s'attacher ses services.
Seulement, avant de s'aventurer dans le cinéma, Sam Mendes était un metteur en scène de théâtre très reconnu dans le milieu. C'est pour ses qualités dans ce domaine précis que la fondation Alfred Toepfer lui a décerné à Hambourg, en Allemagne, le prix Shakespeare.
Généreux, Sam Mendes a choisi de faire bénéficier le metteur en scène Hugh Welchmann du prix d'environ 130000 francs et de la bourse d'études remises au lauréat.
Cette récompense provient d'une certaine logique puisque Sam Mendes, directeur artistique du théâtre londonien Donmar Warehouse, avait mis en scène plusieurs pièces du grand William Shakespeare, comme Othello ou La Tempête entre autres, lors de son passage à la Royal Shakespeare Company. Le succès public, il allait l'acquérir grâce à la pièce La Chambre Bleue d'Arthur Schnitzler avec Nicole Kidman et aux Etats-Unis grâce à la comédie musicale Cabaret, jouée à Broadway. Son avenir proche, il le voit d'ailleurs au théâtre malgré les offres pressantes d'Hollywood.
Le prix Shakespeare récompense chaque année une personnalité littéraire, artistique ou scientifique marquante. Comme lauréats des années précédentes, on recense notamment les écrivains Graham Greene, Doris Lessing, Iris Murdoch et Ian McEwan ou encore le chef d'orchestre Simon Rattle.
C.C. avec AFP