A l'occasion de la sortie aux Etats-Unis de son dernier film, The Contender, le comédien britannique Gary Oldman a vivement critiqué les patrons des studios DreamWorks, producteurs du film. Dans ce long métrage écrit et réalisé par Rod Lurie, Oldman interprète un parlementaire républicain qui s'acharne à la perte d'une vice-présidente démocrate incarnée par Joan Allen (Nixon, Pleasantville).
Alors que les Etats-Unis sont dans la dernière ligne droite des élections présidentielles américaines, prévues pour le 7 novembre, le comédien accuse Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen, les patrons de DreamWorks dont les penchants démocrates sont très nets, d'être intervenus pendant la post-production du film en vue de le transformer en un pamphlet anti-républicain. Pour le réalisateur Rod Lurie, la réaction de Gary Oldman est proche du "syndrome de Stockholm", cette fameuse réaction psychologique qui veut qu'un otage prenne fait et cause pour son ravisseur. Selon lui, beaucoup d'acteurs, pris en "otage" par les personnages qu'ils interprètent, sont victimes de ce syndrome.
Parallèlement, l'acteur a quitté subitement le tournage du remake de La planète des singes que doit réaliser Tim Burton, pour des raisons encore inexpliquées. Dans ce remake très attendu où il devait donner la réplique à Mark Wahlberg, Helena Bohnam-Carter et Michael Clarke Duncan, Oldman devait tenir le rôle du chef militaire Thade. Le tournage devrait néanmoins débuter en novembre.
Ces déboires politico-cinématographiques ne nous empêcheront pas de retrouver le comédien dans The Contender et surtout dans Hannibal, en mars 2001, dans lequel il interprète un homme ayant survécu aux "traitements" d'Hannibal Lecter et cherchant à se venger du docteur incarné par Anthony Hopkins.
Y.S. avec Filmforce.ign.com