Moscou en bleu, blanc, rouge

Unifrance et l'Ambassade de France organisent un Festival du film français à Moscou. Luc Besson en profite pour présenter <b>Taxi 2</b> aux Moscovites

Du 7 au 9 décembre, le cinéma français délègue quelques uns de ses représentants pour le représenter dans la capitale moscovite. Ce qui constitue un événement, puisqu'il y a près de dix ans qu'une semblable opération n'avait pas été montée en Russie.

Besson a fait le déplacement et défendra Taxi 2 au milieu des 2.400 sièges de la plus prestigieuse des salles moscovites, le Pouchinski, qui n'avait jusqu'à maintenant jamais accueilli de film français.

Outre Taxi 2, les longs métrages qui défendront les couleurs tricolores sont : La parenthèse enchantée de Michel Spinoza, Promenons-nous dans les bois de Lionel Delplanque, Six-Pack d'Alain Berberian, Deuxième vie de Patrick Braoudé, Sous le sable de François Ozon et Une affaire de goût de Bernard Rapp. Une sélection que les Russes devraient découvrir dans les salles d'ici trois mois.

Le but de cette manifestation est claire, elle cherche à confirmer l'engouement suscité par le cinéma français en Russie. L'an dernier, une quarantaine de films français ont en effet été achetés par les six distributeurs russes. Mais les films français ne bénéficient trop souvent que d'une sortie confidentielle, et font figure de petit Poucet devant l'Ogre américain, en état de quasi-monopole en Russie.

Le cinéma russe sort peu à peu du marasme et reprend une activité significative. Unifrance prévoit que quelques 40 nouveaux films seront produits sur le territoire l'an prochain. L'organisme présidé par Daniel Du Plantier compte bien profiter de cette embellie pour accroître l'influence de la France.

La Russie a donc repris goût au cinéma et espère que le public suivra. Il en va de la survie du cinéma national. En Russie, moins de 4% des salles sont rentables, soit 100 sur les 2700 que la Russie abrite. Et le nombre des spectateurs n'a fait que diminuer, passant de 2 milliards de spectateurs à la fin des années 70 à 30 millions actuellement. Une telle désaffection menace la distribution elle-même. Combien de temps les distributeurs accepteront-ils d'entretenir un parc d'exploitation ruineux ?

V.G avec unifrance.org et AFP

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