C'est aujourd'hui en fin de matinée qu'a été décerné le prix Louis Delluc. Six films restaient en lice pour emporter cette récompense : Les blessures assassines de Jean-Pierre Denis, Esther Kahn d'Arnaud Desplechin, Harry un ami qui vous veut du bien de Dominik Moll, Merci pour le chocolat de Claude Chabrol, Ressources humaines de Laurent Cantet et Vies d'Alain Cavalier.Autant de longs métrages qui avaient suscité l'enthousiasme des critiques et qui présageaient une compétition serrée.
Rompant le suspens, le jury a proclamé le palmarès 2000 : Merci pour le chocolat obtient le prix Delluc et Ressources humaines le prix Delluc du premier film.
Ce prix a été fondé en 1937 par Maurice Bessy et Marcel Idzkowski en hommage à Louis Delluc, premier journaliste français spécialisé dans le cinéma, mort en 1924.
Depuis, la liste de tous les films qui ont été primés est un véritable condensé de l'histoire du cinéma français de Quai des brumes à Marius et Jeannette, en passant par Le journal d'un curé de campagne, les Parapluies de Cherbourg ou Au revoir les enfants.
Le cru 1999 était composé de Adieu plancher des vaches de Otar Iosseliani et de Voyages d'Emmanuel Finkiel pour le prix du premier film.
Le jury présidé par Gilles Jacob est composé par des critiques et des personnalités du 7ème Art. Cette année son choix s'est porté sur une valeur sûre : le dernier Chabrol. Merci pour le chocolat est un drame psychologique avec Isabelle Huppert en perverse manipulatrice mariée à un pianiste interprété par Jacques Dutronc. Une jeune fille à la recherche de ses origines pénètre dans leur famille. A partir de cette intrusion, les fausses apparences s'écroulent.En distinguant Ressources humaines, le premier long-métrage de Laurent Cantet, la récompense salue également une collaboration entre télévision et cinéma puisque Arte avait coproduit, puis diffusé le film avant sa sortie en salles.
A.C.