Premier Festival fantastique en France, Fantastic'Art ouvre ses portes aujourd'hui. Une immersion dans l'univers de l'étrange qui durera jusqu'au 28 janvier.
La sélection 2001 comprend sept longs métrages en compétition :
- Insomnies de Michael WalkerThe Gift de Sam RaimiGinger Snaps de John FawcettTerror Tract de Lance W. Dreesen et Clint HutchisonSept jours à Vivre de Sebastian NiemannTales of the unusual de Hisao OguraThomas est amoureux de Pierre-Paul Renders.
Présidé par Roland Joffé, le jury de cette 8e édition comprend notamment la comédienne française Mathilda May, l'actrice américaine Juliette Lewis, les acteurs Bill Pullman et Ticky Holgado, et l'écrivain Marc Lévy ("Et si c'était vrai").
Richard Bohringer, quant à lui, présidera le jury des courts métrages. Il sera aidé dans sa tâche par Hélène de Fougerolles (Mortel Transfert), Charlotte Valandrey (Rouge Baiser de Véra Belmont) et Atmen Kelif (de la troupe des Deschiens).
En 2000, le Festival avait plébiscité Hypnose de David Koepp (Grand Prix) et La Secte sans nom (quatre prix, dont le Prix Spécial du jury, le Prix de la critique internationale).
Mais Fantastic'Arts ne se limite pas, loin s'en faut, à une compétition. La manifestation reste, avant tout, un lieu de découvertes, où les passionnés trouveront leur comptant d'émotion...
La Nuit Ring, le vendredi 26, tout d'abord.
Encore inédite en Europe, cette saga cinématographique du paranormal compte trois volets, Ring 0, Ring 1 et Ring 2.
Ring 0 débute trente ans avant les sombres événements mis en scène par Ring 1 et Ring 2. Cette première partie conte l'histoire de Yamamura Sadako, une adolescente dotée d'étranges pouvoirs, dont seul le docteur Kuna, ami et médecin traitant de la jeune fille, connaît la réelle portée. Dans Ring 1 et Ring 2, il est question d'une cassette vidéo porteuse d'une malédiction, qui frappe tous ceux qui osent la visionner.
Réalisée par Norio Tsuruta (qui signa le premier) et Hideo Nakata (qui réalisa les deux autres), la trilogie a été élevée au rang d'oeuvre culte par les fans nippons du fantastique. La projection constituera, à n'en pas douter, l'un des temps forts de la manifestation.
La Nuit Trash, le samedi 27, ensuite.
Quatre fleurons du trash figurent au programme de ce rendez-vous sanguinolent au mauvais goût revendiqué. Les festivaliers se délecteront devant The Irrefutable Thruth about demons du Néo-Zélandais Glenn Standring, Versus du Japonais Ryuhei Kitamura, Le Couvent de l'Américain Mike Mendez et The all Adventures of Chastity Blade, un court métrage signé par le Français Julien Magnat.
Et, cerise sur le gâteau, projection de L'Exorciste de William Friedkin, le 24 janvier, dans le montage qu'avait voulu le cinéaste. Augmentée de onze minutes, cette référence du film fantastique devrait ravir les amateurs d'effroi.
Horreur, frissons, atmosphère angoissante, cette 8e édition de Fantastic'Art devrait susciter l'engouement de tout amateur de fantastique. V.G