La troisième Semaine du film arabe de Nantes, s'ouvre ce 21 février, au cinéma Kartoza. Cette année, la manifestation est thématique et évoque les destins singuliers et les drames collectifs des Arabes.
Une place de choix est, malgré tout, accordée au peuple berbère en tant qu'invité de la semaine avec deux films : La Montagne de Baya d'Azzedine Meddour et Imûhar, une légende berbère de Jacques Dubuisson.
Le célèbre documentaire Mémoires d'immigrés de Yamina Benguigui sera également projeté et les spectateurs pourront découvrir en avant-première Ali Zaoua, prince de la rue de Nabil Ayouch dont la sortie hexagonale n'est prévue que le 21 mars.
Le reste des films présentés consiste en un panel de classiques du cinéma arabe comme Gare centrale de Youssef Chahine et des films contemporains plus récents tels Bab El-Oued City de Merzak Allouache, Prix de la Critique internationale à Cannes en 1994.
Un des longs métrages de la manifestation, Le Harem de Madame Osmane du réalisateur Nadir Moknèche avait déjà été sélectionné à la Biennale des cinémas arabes de Paris l'année dernière. Sorti le 12 juillet 2000 en France, ce film trace le portrait de plusieurs algéroises au début de la guerre civile.
Une occasion pour les Français d'approcher l'une des tragédies du peuple algérien tout en goûtant à l'humour et à la dérision qui traversent la plupart des oeuvres de cette Semaine du film arabe.
A.C.