Pour la deuxième année consécutive, les quelque 3 500 cinémas français vous font une fleur : ils proposent toutes les places à 20 francs. "C'est important que les spectateurs aient des rendez-vous avec les salles de cinéma, avec les films. Ils ont déjà la fête du cinéma pendant l'été, et maintenant, depuis deux ans, ils ont le Printemps du Cinéma", explique Jean Labé, le président de la Fédération.
L'an dernier, la manifestation avait séduit 2,3 millions de spectateurs. Une fréquentation qui représentait le double par rapport à trois mêmes jours d'une semaine semblable. Ce chiffre était équivalent à celui atteint par la Fête du Cinéma après dix ans d'existence.
Pour cette édition, le Printemps du Cinéma a choisi deux parrains : Emilie Dequenne et Stéphane Freiss. "J'aime bien le mot "parrain" : cela signifie aider à grandir, à stimuler. J'ai accepté ce rôle parce que cela aide à sortir des corporatismes - les acteurs avec les acteurs, les distributeurs avec les distributeurs -. Cela me permet de rencontrer des exploitants, de savoir comment ils réfléchissent par rapport à la sortie de nos films. J'irai sûrement voir La Langue des papillons, Les Démons à ma porte et aussi Mademoiselle", confie Stéphane Freiss. L'acteur joue actuellement au théâtre Antoine dans Trois versions de la vie de Yasmina Reza et apparaîtra dans L'Histoire de Betty Fisher de Claude Miller.
Emilie Dequenne, qui est actuellement à l'affiche du Pacte des Loups et qu'on retrouvera le 18 avril dans Oui, mais... aux côtés de Gérard Jugnot, avait déjà accepté de promouvoir l'opération 18 heures/18 francs. "J'avais découvert le Printemps du Cinéma l'an dernier. J'avais le souvenir d'une superbe surprise : j'étais arrivée au cinéma et on m'a dit que c'était 20 francs. Pour moi qui aime aller au cinéma, c'était génial." Emilie Dequenne démarrera en septembre les répétitions de la pièce Les Trois soeurs de Tchekhov aux côtés d'Irène Jacob et de Nathalie Cerdat.
M-C.H.