Corinne Calvet est décédée samedi dernier, a t-on appris ce mercredi, à l'âge de 76 ans, au centre médical de UCLA (à Los Angeles), des suites d'une hémorragie cérébrale.
Etudiante aux Beaux-Arts, elle débuta au cinéma en 1945, avec un petit rôle d'étudiante en dessin, dans La Part de l'ombre, réalisé par Jean Delannoy. La jeune actrice est alors restée en France le temps de trois films (Nous ne sommes pas mariés de Bernard-Roland et Pétrus de Marc Allégret en 1946, Le Château de la dernière chance de Jean-Paul Paulin en 1947), avant de partir pour Hollywood.
Corinne Calvet a rencontré le succès dès son premier rôle dans un film américain, avec La Corde de sable, un thriller dans lequel elle incarnait une aventurière française éprise de Burt Lancaster. Dans les années 50, la "French lady" travaille aux côtés de quelques unes des plus grandes vedettes masculines : Danny Kaye, (Sur la Riviera, 1950), Dean Martin et Jerry Lewis (La Polka des marins, 1951), Joseph Cotten (Pekin express, 1951), James Cagney (What price glory, de John Ford, 1952), James Stewart (Je suis un aventurier de Anthony Mann, 1954), ou encore Tony Curtis ( So this is Paris, 1954).
En 1954, justement, elle quittait les Etats-Unis pour l'Europe où elle a tourné, entre autre, sous la direction d'Henri Decoin dans Bonnes à tuer, aux côtés de Michel Auclair et de Danielle Darieux. En 1956, après trois films en Italie, Corinne Calvet revenait aux Etats-Unis où elle obtint la nationalité américaine.La suite de sa carrière est surtout marquée par une succession de rôles secondaires ou des participations à des films de série B.
Sa vie sentimentale fut très mouvementée, puisqu'elle a été mariée cinq fois. Elle révélait par ailleurs, en 1983, dans ses mémoires intitulées Has Corinne been a good little girl ?, que la plupart de ses partenaires de comédie furent également ses amants.
M.B.