Melbourne a cinquante ans

Le 50e Festival du film de Melbourne, qui a lieu du 18 juillet au 5 août en Australie, fait la part belle aux productions asiatiques.

Le Festival de Melbourne, qui se déroule en Australie du 18 juillet au 5 août, célèbre son cinquantenaire. Un anniversaire en or organisé pour la deuxième année consécutive par James Hewison. Manifestation éclectique, à l'image des nations représentées, cette édition 2001 se caractérise par l'omniprésence du cinéma asiatique dans la programmation.

Le panorama international fourmille comme à son habitude de quelque 300 longs métrages issus d'une quarantaine de pays, dénichés pour certains sur la Croisette tels que La Pianiste de Michael Haneke, De l'eau tiède sous un pont rouge de Shohei Imamura, Atanarjuat, the fast runner de Zacharias Kunuk, The Pledge de Sean Penn, ou R-Xmas de Abel Ferrara. Auxquels s'ajoutent également quelques succès nationaux comme Les Harmonies de Werkmeister de Béla Tarr, Sous le sable de François Ozon, ou Brother de Takeshi Kitano. Un panel qui n'exclut ni les documentaires, ni les courts métrages, ces derniers faisant l'objet d'une compétition à part, qui dénombre pas moins d'une centaine de films sélectionnés.

Outre le florilège d'avant-premières anglaises et australiennes tel que The Bank de Robert Connolly, projeté en soirée d'ouverture, la section Premier plan continental se focalise sur le septième art asiatique. Au programme de cette déferlante de productions orientales : The Foul King, une comédie hystérique de Kim Jee-woon, Tears, une chronique adolescente de Im Sang-soo, The Platform, un pamphlet social de Jia Zhang Ke, sans oublier le sempiternel film de Kung-fu élégamment chorégraphié : Time and tide de Tsui Hark. Un cycle complété d'une rétrospective dédiée à Ishii Sogo, amateur de thématiques mythiques et de satires décapantes dont Gojoe, Labyrinth of dreams et Angel dust ne donnent qu'un infime exemple. Dans le sillage de ce cinéaste, une section Frissons se propose d'explorer le côté obscur de la force cinématographique : ainsi, Inugami, Ring 0 : birthday, The American nightmare ou Le Pacte des loups défileront sur les écrans comme autant de plongées dans un monde surnaturel et macabre.

Enfin, parfait antidote à la chair de poule, la sélection Viva vient à point pour réchauffer l'ambiance un tantinet lugubre... Une apologie du cinéma latin qui, de l'intrigue argentine à la comédie brésilienne, en passant par la révolution colombienne, parcourt l'ensemble du territoire sud du Rio Grande.

A.Z.

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