Happy birthday Wayne Wang !

Le réalisateur chinois Wayne Wang fête ses vingt ans de carrière au Festival du film asiatique de New York, qui se déroule du 19 au 28 juillet.

Les productions japonaises, chinoises, coréennes, cantonaises, taiwanaises sont à la mode : elles s'exportent et gagnent progressivement en renommée mondiale. Première manifestation internationale à avoir témoigné de l'intérêt pour l'Orient, le Festival du film asiatique de New York, qui se déroule du 19 au 28 juillet, s'inscrit plus que jamais dans la tendance du moment. Pour sa 24e édition, cet événement phare se penche sur la carrière du réalisateur chinois Wayne Wang, qui fête cette année le vingtième anniversaire du film qui a lancé sa carrière : Chan is missing.

Cette rétrospective commencera dès la cérémonie d'ouverture, en présence de Wayne Wang, lors de la projection de The Joy luck club, une adaptation de la nouvelle écrite par Amy Tan et qui rend hommage à la figure maternelle, omniprésente dans la culture chinoise. Suivront notamment Dim Sum, une chronique familiale, et Life is cheap but toilet paper is expensive, un film à la Godard qui met en scène la vie d'un schizophrène à Hong-Kong.

Bien que ce cycle consacré à Wayne Wang occupe une place de choix dans la programmation, le Festival n'en oublie pas pour autant les autres oeuvres asiatiques. Le panel de productions sélectionnées aborde deux thématiques majeures : l'enfance et l'étrangeté. Les sections Child speak et Youth by youth, donnent la parole aux jeunes réalisateurs. De Where my gurlz at ? à My child, ces collages d'images et de témoignages dressent le portrait d'une génération partagée entre modernité et héritage culturel. Autre aspect de la civilisation orientale mis en valeur, la fantaisie. Les films se succèdent, cataloguant bizarreries et originalités : Robot girl de Joy Dietrich plonge une jeune femme dans un monde virtuel, Roads and bridges de Abraham Lin met en scène deux cowboys solitaires en proie à des visions fantomatiques, Split de Ya-Nan Chou et Vicious de Hima B. traitent de toutes nos petites obsessions, tandis que la section Queer in shorts dévoile secrets et manies inavouables...

Enfin, la catégorie Work in progress, composée de montages de films non-aboutis, donnera un bref aperçu des derniers scoops animant l'industrie cinématographique orientale.

A.Z.

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