L'alliance de plus en plus fréquente du septième art hexagonal et latin, provoque un mélange détonnant qui vaut bien souvent le coup d'oeil... Tel est le constat dressé par les quelques 2000 spectateurs présents au Festival de cinéma franco-hispanophone de Miami Beach, qui célébrait du 18 au 22 juillet sa dernière édition. La manifestation organisée par le service culturel du consulat général de France, se destinait depuis 5 ans à promouvoir la distribution et la découverte des films hybrides, résultant de coproductions réalisées entre l'Hexagone et l'Espagne, le Portugal, le Mexique, l'Argentine, le Chili ou encore Cuba.
Les films sélectionnés cette année ont une fois de plus témoigné de la diversité artistique animant ce mécanisme de coproductions. Véritable melting pot de cultures et d'images, le panorama 2001 proposait une dizaine de longs métrages, parmi lesquels : Salsa de Joyce Bunuel, projeté en ouverture ; La Source jaune, un thriller japonisant dirigé par l'Espagnol Miguel Santes Mases ; Liste d'attente, une peinture optimiste de la société cubaine signée Juan Carlos Tabio ; ou encore Garage olimpo, un drame argentin réalisé par Marco Bechis.
Ultime séance au programme, la Comédie de l'innocence de Raoul Ruiz a marqué la clôture définitive du Festival, qui fusionnera à partir du mois de mars 2002 avec le Festival de cinéma hispanique consacré aux coproductions latino-américaines, françaises et italiennes.
A.Z.