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    20 séries familiales inoubliables... la fin d'une époque ?
    Par Jean-Maxime Renault — 31 mars 2015 à 12:35

    Après six belles années, le drama familial "Parenthood" s'achève à la télévision américaine. Que reste-t-il des séries comme "Brothers & Sisters", "La vie à cinq" ou "7 à la maison", qui nous ont réchauffé le cœur depuis les années 80 ?

    • Percez les secrets de Bloodline sur Netflix

    Les Ingalls, les Camdem, les Salinger, les Walker, les Fisher... autant de tribus dont on a suivi les aventures au fil des mariages, des naissances, des décès, des coups de coeur, des coups de colère, parfois pendant 5,8,10 ans. Autant de personnages qui nous ont émus, touchés, qui nous ont rappelés nos propres familles, qui nous ont fait rêver d'y appartenir, qui nous ont fait grandir... Ils nous ont invités dans leurs foyers dans ces moments où, parfois, la chaleur nous manquait.

    Les dramédies familiales nées dans les années 70 et 80, glorieuses dans les années 90 et 2000, sont désormais en voix d'extinction. Parenthood, qui vient de s'éteindre sur NBC après six saisons, était la dernière grande saga familiale encore à l'antenne, et l'une des plus réussies aussi. Ces séries basées sur l'émotion, sur l'intime, et non sur l'action, ne semblent plus correspondre à la tendance du moment où tout doit être très rythmé, spectaculaire, où l'on doit aller directement à l'essentiel de peur que les téléspectateurs se mettent à zapper. Elles effleurent l'intime parfois, elles jouent aussi sur les émotions, mais pas frontalement, après avoir sorti la carte de la surprise, du rebondissement, du choc, mais en oubliant l'essentiel : la simplicité du sentiment. 

    Si les dramédies familiales réalistes semblent avoir fait leur temps, elles sont peu à peu remplacées, tel un écho à l'évolution de la société, par les familles que l'on se recrée, celles que l'on forme avec ses amis ou avec ses collègues. C'est ce que des séries comme Girls, Looking ou Togetherness, toutes signées HBO, tentent actuellement de représenter avec fidélité. Pour retrouver la chaleur du foyer, il faut désormais se tourner vers les comédies familiales, qui ne se sont jamais si bien portées, de Modern Family à The Middle, en passant par les dernières nées Blackish ou The Goldbergs, successeurs des Cosby Show et autres Roseanne. Elles veulent avant tout nous faire délirer, mais elles trouvent toujours un instant, même infime, pour nous attendrir. 

    On espère qu'un jour, Brothers & Sisters, Six Feet Under, La Vie à Cinq et toutes les autres, aujourd'hui passées à la postérité, auront elles aussi de dignes héritiers...

    Quelques-uns des meilleurs génériques de nos séries familiales préférées...

     

     

     

     

    Bloodline: la famille qui a du sang sur les mains

    Disponible sur Netflix depuis le 20 Mars, Bloodline raconte comment les Rayburn, une famille reine des îles de Floride, a vu son petit monde basculer dans le chaos après le retour du vilain petit canard de la famille. Ils ont le même sang dans les veines, et ils en tous sur les mains...

    Parenthood : la famille folk

    2010-2015 Après six belles saisons, les Braverman font leurs adieux à la télévision américaine. Malgré leur discrétion, les héros de Parenthood auront marqué par leur authenticité, les grosses larmes qu'ils ont fait couler sur nos  joues -elles furent nombreuses- et ce sentiment qu'on a fait un peu partie de leur famille. Ils vont terriblement nous manquer.

    La Petite maison dans la prairie : La famille bucolique

    1974-1983 Aucun Français n'a pu échapper à la famille Ingalls de La petite maison dans la prairie, un petit trésor kitsch mais tellement rassurant qui se transmet de génération en génération, au fil des rediffusions à la télévision.

    Huit, ça suffit : la famille (très) nombreuse

    1977-1981 Cinq filles, trois garçons, un papa, une maman, et beaucoup de complications. Les Bradford coulent des jours heureux dans Huit, ça suffit, en Californie, l'une des toutes premières "dramédies" familiales, où l'on rit beaucoup mais où l(on pleure un peu aussi...

    Génération Pub : La Famille de jeunes urbains

    1987-1991 Thirtysomething fait mouche lorsqu'elle est lancée à la fin des années 80, racontant pour la toute première fois sur un ton dramédique les tribulations d'un groupe de jeunes parents urbains, baby boomers, face au féminisme, à l'évolution des rapports homme-femme, au monde du travail... Une série qui a marqué, inspiré et osé.

    Corky, un adolescent pas comme les autres : La famille courage

    1989-1993 Pour les Thatcher, comme le titre en VO l'indique (Life Goes On) la vie continue. Face aux épreuves, la maladie notamment, celle du fils, trisomique, celle du petit ami de la soeur, atteint du SIDA, ils gardent la tête haute. Une chronique douce-amère, en phase avec son temps.

    La Vie à Cinq: la famille orpheline

    1994-1999 Les Salinger ne respiraient pas la joie, et ils avaient de quoi : la série débutait lorsque les parents décédaient dans un accident de voiture et que l'aîné des enfants devait tout à coup s'occuper de ses frères et soeurs. Deuil, alcoolisme, violences domestiques, cancer... Rien ne leur a été épargné.

    7 à la maison : la famille prêchi-prêcha

    1996-2007 Les Camdem ont bénéficié de 11 saisons pour donner leurs petites leçons de morale, prêcher la bonne parole, faire dégouliner encore et encore les bons sentiments. On avait beau détester ça dans le fond, on se laissait toujours emporter par le générique et cet esprit résolument positif. C'était toujours agréable d'entrer dans leur foyer.

    Deuxième Chance : La Famille recomposée

    1999-2002 Originale sur le fond -l'histoire de deux familles qui apprennent pas à pas à n'en former plus qu'une- comme dans la forme -les personnages se confessaient face caméra entre deux scènes- Once & Again traitait avec finesse et sensibilité de quotidienneté et d'intimité dans le collectif.

    Gilmore Girls: la famille bavarde

    2000-2007 A Stars Hollow, le petit village merveilleux où elles habitent, les Gilmore mère et fille rayonnent. Elles ne manquent jamais une occasion de parler, très vite de préférence, parce que la vie est trop courte. Elles forment une famille soudée à elles deux, malgré les crises, mais toute la ville et ses habitants en forment une encore plus grande. Là-bas, on se sent bien.

    Everwood: la famille des montagnes

    2002-2006 Après la mort de son épouse, l'éminent Dr Brown quitte New York et s'installe dans la petite ville d'Everwood au Colorado pour y mener une vie plus simple et se rapprocher de ses deux enfants. Au creux des montagnes, cette famille désunie se découvre et s'apprivoise. Douceur et romantisme sont au programme.

    Les Soprano: la famille de mafieux

    1999 - 2007 Emblématique de HBO, cette famille-là a révolutionné le monde de séries. Psychologique, politique, cruelle, philosophique, symbolique, Les Soprano a durablement marqué les esprits. On dit d'elle parfois qu'elle est "la meilleure série de tout le temps".

    Six Feet Under: la famille de la mort qui tue !

    2001-2005 Et si la "Meilleure série de tous les temps", c'était en fait Six Feet Under ? De toutes les familles dysfonctionnelles de la télé, Les Fisher sont en tout cas ceux qui nous ont le plus éprouvés, déstabilisés, si vivants au milieu des morts mais si pudiques et si étonnants. On leur doit beaucoup.

    Brothers & Sisters: La famille politique

    2006-2011 Pour se différencier de ses prédécesseurs, Brothers & Sisters a fait le pari audacieux ne pas être qu'un soap dramédique sympathique et émouvant, mais d'être aussi une série politique, opposant à travers les différents membres de la famille Walker les Républicains et les Démocrates et leurs différentes visions et valeurs. Pari réussi pour famille inoubliable.

    Big Love : La famille polygame

    2006-2011 Le grand amour, le patriarche Mormon Bill Henrickson l'a connu au moins trois fois, avec trois femmes différentes, qui vivent désormais sous le même toit, avec leurs nombreux enfants.... et leurs innombrables névroses. Une hyper famille en somme, pour une série hyper réussie.

    Shameless (US) : La famille trash

    2011- Avec un père alcoolique et une mère qui les a abandonnés, les enfants Gallagher de Shameless ne pouvaient que mal tourner, mais grâce à une absence de misérabilisme dans le ton employé, ils nous amusent bien plus qu'ils ne nous dépriment. Rarement montrée à la télé américaine, la "working-class" a enfin le droit d'exister... et d'amuser.

    Dallas: la famille impitoyable

    2012-2014 On ne présente plus les Ewing, cultes dans les années 80 et 90, qui ont fait un retour en force en 2012 pour une suite dans laquelle la famille s'était agrandie... avec encore un peu plus de naïfs et de pourris ! Dallas c'est le soap familial par excellence, l'inégalable.

    The Fosters : La famille anti-"Un papa, une maman"

    2013- The Fosters c'est une maman... et une maman. C'est aussi un fils biologique et deux jumeaux adoptés. C'est une famille nouvelle génération, avant-gardiste, qui combat les préjugés en toute simplicité.

    Transparent : La famille indé

    2014- Dignes héritiers des Fisher de Six Feet Under, les Pfefferman de Transparent ne passent jamais inaperçus, entre un papa transgenre et de grands enfants au coeur d'une quête sexuelle et identitaire. Ils nous bousculent et nous touchent. Ils viennent juste d'arriver, mais nos sentiments à leur égard sont tout sauf confus.

    Empire : La famille hip-hop

    2015- Les Lyon viennent seulement de débarquer sur les écrans américains mais ils ont déjà un succès fou ! Ils évoluent dans l'industrie musicale où tous les coups sont permis, et ils ne sont jamais les derniers pour les donner. C'est ainsi qu'ils ont bâti leur Empire. Les dignes héritiers afro-américains des Carrington de Dynastie.

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