Assis derrière le bureau du juge, Nolan 13 ans se sent démuni aux cotés de sa mère et son avocat. Alors que la juge est sur le point de trancher pour la partie civile, son avocat tente de le disculper pour l’acte commis : celle d’une profanation de la pierre tombale d’un ancien militaire.
Un ancien poilu de la Première Guerre mondiale, surnommé le Poète, raconte l’horreur des batailles. Ses compagnons sont des fracassés de la guerre, on les nomme : le Marin, le Boucher, le Tambour, le Danseur... Mais parmi eux c’est de Pitijean dont le poète se sent le plus proche.
Par amour pour son petit copain, Blanche, 16 ans, va se retrouver plongée dans les abysses de la prostitution lors d'une soirée organisée par son amie Cissé. C'est alors qu'elle fera face aux dérives les plus sombres de la prostitution. Déshumanisée, Blanche finira seule dans la rue, abandonnant ceux qu'elle aime.
Jeanne, une jeune femme de 22 ans, relate les derniers moments de sa vie dans une lettre adressée à ses parents. Sur le chemin de l'acceptation de sa transidentité, elle rencontrera Franck, un homme d'apparence xénophobe, dont elle deviendra malgré elle la confidente, jusqu'au point de non-retour.
Andy et Charlie se produisent sur scène dans des numéros érotiques. L’été, loin du cabaret, les deux jeunes femmes s’interrogent frontalement et inventent leurs itinéraires.
En toute simplicité, Anne-Gaëlle se raconte. Elle partage avec nous ses photos, ses souvenirs, son rapport à son corps et à son parcours de transidentité.
Area 51 est une zone militaire lourdement gardée, protégée et surveillée par l’armée américaine. Personne ne peut y accéder, les avions et les satellites ont interdiction de la survoler. On peut cependant voir de temps en temps des lumières étranges et anormales s’en échapper, mais aussi entendre des bruits d’explosion au loin. Ces indices, familiers aux habitants locaux mais si étranges aux yeux des touristes, laissent supposer que des activités secrètes s’y déroulent.
Jeune artiste peintre et poète de 21 ans, Maxime, alias Bartcass, peine à trouver la reconnaissance qu'il mérite. Il y a deux ans qu'il est monté à Paris dans le but de se faire un nom dans le monde de l'art. Poète des temps modernes, clown triste ou punk déluré, il s'amuse à se mettre en scène devant ma caméra
La sortie de prison approche et questionne Jo, Aziz, Mohammed et Kamal. Qu’est-ce qui les attend au- delà de ces murs qui ont connu leurs pensées, leurs prières, leurs craintes ? Cette perspective imminente interroge leur manière de faire société - avec qui ils sont, qui ils croient être et ce que "les autres" leur renvoient. Peut-être que la liberté est à l’extérieur, peut-être pas.
Après l’arrestation et les tortures commises contre Inês Étienne Romeu, militante brésilienne opposée à la dictature, Delphine Seyrig dénonce son emprisonnement, la tyrannie arbitraire et les violences.
Quatre pièces sonores, parlées, musicales et silencieuses de Dominique Petitgand, extraites du disque Mon possible, paru en 2011. Dominique Petitgand crée des œuvres sonores, où les voix, les bruits, les atmosphères musicales et les silences construisent, par le biais du montage, des micro- univers où l’ambiguïté subsiste en permanence entre un principe de réalité et une projection dans une fiction possible, hors contexte et atemporelle.
DeSyn Guérin,
Catherine La Hourcade,
Anne-Marie Faure-Fraisse
En 1975, deux ans après la publication de son livre The Prostitution Papers (1973) et alors qu’une grève de prostituées éclate en France, Kate Millett débat des questions de la prostitution avec des féministes françaises (Monique Wittig, Christine Delphy).
Filmée à New York, Kathleen Cleaver énonce les objectifs du Black Panther Party : renverser le gouvernement américain et construire une alliance révolutionnaire marxiste-léniniste internationale, ce qui, selon elle, ne peut être réalisé que par la lutte armée
Sur un plateau du studio de Boulogne, devant le trompe-l’œil du film L'insoutenable légèreté de l'être, Marie Mathis, rémouleuse de son état, est filmée avec sa machine à aiguiser les couteaux.
Le Centre Flora Tristan, ouvert en 1978, est le premier foyer d'hébergement pour femmes battues en France. Une quinzaine de femmes et leurs enfants y sont recueillis, seize permanentes y travaillent. On suit la vie du centre, son originalité, les démarches individuelles de femmes qui arrivent et qui repartent.
France, début des années 1970 : la contraception et l’avortement sont interdits. Le viol n’est pas reconnu comme un crime. Pendant ce temps, l'association Laissez-les vivre triomphe impitoyablement dans les médias. En 1972, les élèves du collège du Plessis Robinson, pensionnat réservé aux mineures enceintes, se mettent en grève. Très vite, des femmes du MLF (Mouvement de libération des femmes) vont les soutenir.
En 1977, à Paris, a lieu la première manifestation contre les "hétéro-flics" en réaction à la violente campagne antihomosexuel·le·s d’Anita Bryant aux États-Unis. À l’initiative du MLF et du GLH (Groupe de libération homosexuelle), les manifestant·e·s dénoncent la haine contre les homosexuels.
Enregistré en pleine forêt bouriane, dans le Lot, chez et avec Jean-Marie Massou, Sodorome présente plusieurs faces des expériences musicales de cet homme singulier. Entre complaintes chantées à genoux au-dessus de la citerne enfouie derrière sa maison et extraits des centaines d'heures de cassettes audio enregistrées sur plusieurs magnétos, Massou dévoile ici une part de ce qui l'occupe et de ce qui le préoccupe, à savoir l'univers imaginaire de l'enfance et son insouciance autant que l'imminence de la fin du monde et de ses habitants.
Sur le continent africain, Ana Pi renoue avec ses origines à travers des gestes chorégraphiques, se livrant à une expérience spatio-temporelle qui mêle mouvements traditionnels et contemporains. Dans cette danse de fertilité et de guérison, de nouvelles formes de mouvements évoquent la filiation, l'appartenance, la résistance et le sens de la liberté.
Entre les eaux-de-vie et les blocs de l’Est, je navigue avec Spartacus, mon vélo qui parle grec. Mais même la grandeur du monde ne suffit pas à noyer ma peine.
En Champagne-Ardenne, quatre agricultrices évoquent leurs conditions de travail, leurs rôles dans la bonne marche de l'exploitation, la répartition des tâches entre leurs maris et elles et leur absence de statut professionnel.
Un groupe de jeunes lesbiennes de São Paulo part en voyage à la plage. En cette fin d’année, l’ambiance est à la fête, à l’amitié et à la musique. Bienveillantes les unes pour les autres, elles assument leurs corps, leurs souvenirs et leur liberté.
“Parcourant mes rushes de la dernière décennie, j'ai redécouvert la séquence oubliée de Chantal Akerman et Sonia Wieder-Atherton quittant une brasserie de Montparnasse où nous venions de dîner.” (Vivian Ostrovsky)
L’Allée des Tornades, au centre des États-Unis, est susceptible d’être chaque année dévastée par l’impressionnant phénomène météorologique que sont les tornades. Certains l’étudient de près afin de s’en protéger, d’autres l’exploitent en spectacle rentable.
À chaque entraînement de catch, Melissa doit supporter la violence d’une société machiste qui punit les femmes qui ne restent pas à leur place. Dans la rue comme sur le ring, elle est assaillie de remarques désobligeantes. Mais ce n’est pas ça qui va l’arrêter.
Une femme prend la décision de ne pas garder son enfant. Le film alterne la séquence d’un avortement mené selon la méthode Karman - alors que cette pratique est encore illégale en France - et des images de la première manifestation de femmes en faveur de l’avortement et de la contraception, à Paris le 20 novembre 1971.
Un été à la fin des années 80 : une famille algérienne prend la route pour rallier Marseille, depuis la banlieue parisienne où elle réside. À l’horizon, un ferry mythique, le port d’Alger, des vacances « au pays », que les enfants ne connaissent pas.
Le film le plus court de la sélection, mais non le moins intense, par un maître de l’animation japonaise, Kōji Yamamura. Entre calligraphie, embryologie et paroles d’outre-tombe, un poème convulsif qui s’enroule autour de la syllabe « da » en japonais – un souffle qui peut être le premier ou le dernier.