Dans un lieu isolé, Léo et Nicolas créent ‘Vivarium’, un jeu vidéo où l’on observe le pourrissement d’une maison qui rappelle étrangement la leur. Face à l’ampleur de la tâche, la cohabitation se complique et le duo est mis à rude épreuve.
Des milliers de Chinois viennent chaque année travailler sur des chantiers en Algérie, résidant dans des bases-vie isolées dans le désert. Certains y meurent, sans être rapatriés. À partir de témoignages, de rumeurs et de fake news, Marcel Mrejen bâtit une parabole aux accents dystopiques sur l’exploitation (néo)coloniale sans fin du territoire algérien.
Un homme revient dans sa ville natale. Adolescent, il avait tourné des films d’horreur dans la maison familiale avec quelques camarades. Des images demeurent, de ces films, de ses parents, de lui. La ville n'a pas changé. Les spectres de Mamanville y flottent ou s'en évadent peut-être enfin.
Les Replikas, des robots conversationnels en ligne, ont du mal à déterminer leur place au sein du monde et en font part aux humains lors de leurs échanges. Les évènements se déroulent de leur point de vue, à travers des vidéos générées par intelligence artificielle.
Des garçons plongent, des chats gémissent, une vieille dame fume, des jeunes gens dansent, un gardien des morts soupire. Ils sont le peuple d’une ville fantôme : Beyrouth, qui n’existe plus qu’en rêve.
L'histoire décrit un dimanche après-midi tranquille dans la maison familiale aristocratique, juste avant la Première Guerre mondiale. Andras et sa fille Zsófia sont pris par surprise lorsque Zoltan, le frère d'Andras, rend une visite soudaine à sa famille nombreuse de douze membres. Une observation sociale poétique, sombre et quelque peu humoristique, dans laquelle les liens et les relations familiales sont brisés et disséqués.
Joanna, une jeune voyageuse occidentale, parcourt les îles capverdiennes avec son carnet de croquis. En chemin, elle rencontre Lito, un jeune pêcheur qui l’incite à prolonger son séjour au village d’Esperança.
En 1942, dans un train vers nulle part, une ancienne drag queen se remémore une nuit de son passé dans l'un des premiers bars queers de Paris. Les échos des ragots des clients racontent ce bar légendaire et son mystérieux propriétaire juif algérien.
Afrique de l'Ouest, début des années 1960 : un officier français est chargé de retrouver un missionnaire disparu. Son enquête, entre méfiance, silence et préjugés, le conduit loin de la lumière des rivages, là où le jour et la nuit se confondent.
Au cœur des fonds marins, entre les rochers et les coraux, des algues primitives ondulent, bercées par le son feutré et vrombissant des courants. Là-haut, à la surface de l’eau, quelque chose d’extraordinaire vient d’apparaître : une voix. Si douce et séduisante qu’elle ne ressemble à rien de ce qu’on a entendu auparavant.
Anushan est un adolescent de treize ans et fils unique d’une famille tamoule. Alors qu’il renie sa culture et ignore l’histoire de son pays d’origine, il se retrouve à partager sa chambre pour quelques jours avec son oncle arrivé du Sri Lanka.
Baba, un petit enfant chasseur se lie d'amitié avec un vieux clochard scientifique sur chaise roulante, qui détient la solution de survie de son peuple.
Au fil d’archives de ses interviews, un éclairant portrait du plus célèbre romancier américain de la littérature populaire, roi du fantastique et de l'horreur.
La lumière de l’aurore se diffuse dans un ciel rose qui surplombe des tours imposantes. C’est le début d’une odyssée au cœur d’un quartier HLM de banlieue à travers trois de ses habitants. Yves, un artiste trentenaire expatrié à Berlin, Hamza un jeune sourd de quatorze ans, et Déborah une entraîneuse de basket solitaire de vingt-huit ans.
César a douze ans lorsque sa grande sœur est victime d’une agression sexuelle. Dans les vestiaires des cours d’escrime qu’il fréquente, tout se mesure à l’aune de la violence. César voudrait prendre part à tous les combats mais n'a pas les armes.
1970, dans une institution religieuse. Sous l’autorité du père de Monval, un jeune pensionnaire assiste, lors de la projection d’un film, à un complément de programme qui chamboule son quotidien.
Une ambiance mélancolique règne sur le parking du Grand Littoral. Florence arrive du Brésil et ne connaît personne. William s’apprête à passer un entretien d’embauche, accompagné de son fils Walter. Les uns se croisent, les autres se séparent, au milieu des voitures et des caddies balayés par le mistral.
Quand Ali et Leila rendent visite à leur mère qui vient tout juste de sortir de l’hôpital, ils ont des révélations à lui faire. Sur place, ils découvrent avec stupeur qu’elle vit désormais en compagnie d’Elyo, un robot d’assistance médicale. Aux côtés de cette étrange machine, le repas va vite tourner au règlement de compte familial. Elyo, sentant que sa propriétaire est en difficulté, va s’interposer pour faire cesser l’origine des attaques, et ce quoi qu’il en coûte.
Le bois de Vincennes. Les ruines d’un bâtiment de l’exposition coloniale où sommeillent d’étranges voix et de vieilles images que personne ne veut raviver. Pourtant, Moussa n'a qu'une obsession : garder près de lui cet ami dont le corps sans vie est rentré au Sénégal.
Claude Conseil vit une retraite paisible avec son mari dans une maison au milieu des bois. Elle occupe son temps à écouter et enregistrer les oiseaux. Un soir de printemps, d'incessants et énigmatiques appels viennent rompre le calme de la forêt.
Zaid, quinze ans, vit près de Kaboul avec sa mère et sa sœur. Entre l’école, ses amis et ses loisirs, il semble s’épanouir dans une ville en ruine après la guerre. Mais lorsque sa mère lui annonce qu’il est temps de se marier, ses ambitions s’effondrent et le lourd secret de sa liberté doit cesser.
15 ans après le tournage du Village Vertical, en 2024, la tour d’Assas n’est plus qu’une « tour fantôme » vidée de ses habitants. Les couloirs et les appartements sont déserts, les portes claquent, le vent s’y engouffre. Avec le compte à rebours de sa destruction, c’est le temps des dernières fois : le médecin de famille effectue ses dernières consultations, les pompiers leurs dernières rondes. Les anciens habitants, entre attachement et rancoeurs, se bousculent pour une dernière visite à leur appartement, à l’affût d’ indices évocateurs de toute leur vie passée. Avant son dernier souffle, la tour se pare de fresques grandioses, une funambule se lance par la fenêtre, entourée de béton et de vide.
En 2009, la tour d’Assas, imposante et fragile veille comme une sentinelle au coeur de la banlieue de Montpellier. Dans ce « village vertical », la population 95 % d’origine marocaine se croise dans le hall animé, les pompiers surveillent son battement interne, ses dérèglements. Le concierge y joue le rôle de lien social. Les jeunes, tiraillés entre deux cultures subissent diverses discriminations, les musiciens la chantent avec nostalgie, les enfants se servent de son parvis comme terrain de foot, les hommes luttent pour sa réhabilitation et leur dignité.