En juin 1975, à Lyon, 80 participantes venues de Lip (usine horlogère de Besançon), d’autres usines, des hôpitaux, des PTT ou du MLAC (Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception), se rassemblent pour discuter du rôle des ouvrières et employées au sein des entreprises et des luttes syndicales, de l’isolement des femmes au foyer et de la nécessité de les inclure dans les actions collectives. “La lutte des femmes à LIP et ailleurs” est une captation directe de leurs échanges, pensée comme un outil de mobilisation.
L’enchanteresse nuit d’été se poursuit avec la rencontre du roi des elfes, d’un lutin, d’un esprit farceur et de la reine des fées. Outrés du manque de courtoisie de Démétrius à l’égard de la pauvre Héléna, ils élaborent une merveilleuse ruse pour le châtier. Mais l’affaire ne tardera pas à prendre des proportions démesurées.
Le monde est devenu une planète desséchée, où la culture du coton exercée à outrance pour des raisons économiques est la cause principale de la désertification. Ce phénomène fait écho à une plus grande catastrophe écologique, la désertification de la mer d’Aral, avec toujours l’homme pour responsable.
“Vie” est un essai poétique sur les débuts de la vie, faits d’images d’accouchements, de sons d’un cœur qui bat et de musique du Requiem de Verdi. Ce film compose un diptyque avec le film “Fin”.
Coelio rêve de conquérir la belle Marianne, mariée au juge Claudio. On la sait fidèle et dévouée à son époux. Trop timide, Coelio sollicite l'aide de son ami Octave, bon vivant et libertin. Ce dernier ne laissera pas Marianne insensible... Quand les liens d'amitié se heurtent au sentiments amoureux, le drame n'est pas loin.
AvecMichel Bouquet,
Guillaume De Tonquédec,
Bénédicte Guilbert
A partir de 1940, Arnaud de Roquefeuil a tout connu de la guerre : la mobilisation, la ligne Maginot, la déportation... Et il a tout raconté dans une archive exceptionnelle : une bande dessinée jusque-là restée ignorée du grand public. Un documentaire pour raconter la guerre autrement, sur les traces et par le trait d’un héros ordinaire qui conjure les tragédies d’une époque par sa passion enfantine pour le dessin...
Normandie, XIII° siècle, un chanoine anonyme invente la légende d’un héros maléfique qu’il associe à l’histoire des Ducs de Normandie. Aujourd’hui, près de 800 ans plus tard, un château porte toujours son nom... Robert le Diable. Des chercheurs médiévistes pistent ses traces entre légende et vérité historique... Pourquoi ce héros satanique est-il devenu un mythe littéraire symbolique de notre perception du Mal ? Comment de métamorphoses en métamorphoses a-t-il su traverser les époques en se réinventant en littérature, au théâtre, à l’opéra... Et pourquoi aujourd’hui encore, les visiteurs viennent explorer cette forteresse, persuadés que Robert le Diable y a réellement vécu ? Tour à tour duc sanguinaire, chevalier repenti, héros romantique... Voyage au fil du temps sur les traces d’un fils de Satan.
C’est le surgissement de toute une mémoire oubliée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, quelques civils Normands ont filmé leur quotidien avec les rares caméras qui existaient à l’époque. Jamais encore leurs images rescapées n’avaient été montrées au grand public. Ce film raconte, de la Mobilisation à la Libération, l’épreuve de la guerre par les preuves que ces témoins ont collectées. Ils ont filmé les pénuries, les restrictions, la débrouille. Et tout autant la vie de famille, les joies, l’espoir... Ils l’ont fait sans savoir que la Normandie allait devenir la région symbole et martyre de la liberté. Ils l’ont fait au péril de leur vie puisque filmer sous l’Occupation était interdit. Destins individuels mais mémoire universelle : par leur regard, c’est notre histoire familiale à tous qui se révèle. Ce sont nos parents, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents qui vivent et survivent ici, sous nos yeux, dans le grand chaos de l‘Histoire...
Le quotidien du prodige du cyclisme érythréen Biniam Girmay, des courses du dimanche dans sa ville natale jusqu'au Tour de France 2023. Une plongée dans la roue d'un jeune sportif prêt à de grands sacrifices pour atteindre son rêve.
Jouant avec la grammaire du documentaire animalier, une exploration inédite des comportements humains, qui mêle humour et enseignements scientifiques étonnants.
Des balbutiements du sprint aux records d’Usain Bolt, Jean-Christophe Rosé et Benoît Heimermann retracent l’histoire du 100 mètres, épreuve phare des Jeux olympiques, et de ses champions.
Portrait d’une beauté anglaise au tempérament de feu qui a su trouver des rôles complexes à sa mesure et a bataillé pour montrer son corps tel qu’il était.
Gaza 36 mm, c’est la petite fenêtre à travers laquelle Gaza a pu regarder le monde extérieur. C’est un état des lieux d’une cinématographie en perdition, qui s’énonce au travers la destruction et les dégâts subis par les salles de cinéma.
La vie dans le camp de réfugiés Nabatia dans le sud Liban, accompagnée en voix-off par une lettre écrite à un fedayin (combattant palestinien). Une réponse à la Première Minisitre israélienne Golda Meir qui déclarait que le peuple palestinien n’existait pas.
Dans un petit théâtre se trouve un enfant qui ne se lasse pas de jouer avec des marionnettes. Ses yeux brillent dans ce monde de contes de fées où des morceaux de bois prennent forme pour raconter des histoires chevaleresques d’amour et de guerre. C’est l’histoire d’un jeune homme à l’orée d’un grand savoir, qui se fraye un chemin vers son avenir.
« Je vais en voyage et j’emporte avec moi des empreintes du bras droit d’une femme nommée Da, aussi 140 mètres de films d’un simulacre de combattants pygmées fumant une pipe, une coiffure… ». Des jeunes bruxellois·es consultent une liste de près de 8000 objets collectés lors d’une expédition menée au Congo entre 1911 et 1913. Ces témoins de l’Histoire coloniale ouvrent le dialogue sur des réalités autrefois contées, désormais montrées et interprétées. Voyage dans un temps non révolu.
En Tunisie, sous la dictature de Ben Ali, un homme est enlevé, torturé, tué puis disparait sans jamais avoir été retrouvé. Il revient nous parler trente ans plus tard. En faisant sienne la question de sa propre mère : « où avez-vous déposé le corps de mon fils ? »
Comment ne pas tomber sous le charme de ce paquebot géant ? Ici pas le temps de s’ennuyer, divertissement assuré 24h/24. Pas étonnant que ces forteresses flottantes rencontrent toujours plus de succès !
C. est sur le point de se faire arrêter. Une histoire de moto. Alors qu’il ne se retrouve plus au sein de sa famille, c’est aux côtés de son ami Ramzi qu’il découvre une nouvelle facette des liens parentaux. Les journées, il erre dans Genève et vend du musc à la sauvette, alors qu’une inquiétante blessure au visage le fait souffrir.
Enregistrement d’extraits de la pièce d’Aimé Césaire. Le rebelle y déclame, face à sa mère, un long poème déchirant dans lequel il proteste contre l’esclavage. Les acteurs Gabriel Glissant et Sarah Maldoror se produisent dans les réserves du Musée de l’Homme consacrées à l’Afrique noire. Statues et masques issus des collections de l’institution ponctuent le film, accompagnés de paysages martiniquais.
« C’est les vacances chez ma mère. L’ambiance est tendue : déjà qu’elle a du mal à accepter que je ne sois pas la fille féminine qu’elle aurait rêvé d’avoir, elle est en instance de séparation avec mon beau-père. Le séjour s’annonce mouvementé. »
Piège à voir se déroule exclusivement sur la surface d’une toile. Deux historiens de l’art, Reindert Falkenburg et Michel Weemans, parlent du tableau de Bruegel Les Chasseurs dans la neige. Et à force de scruter, ils mettent à jour tous ses détails et révèlent ce qui en temps normal échappe à nos regards.
Une journée à Istanbul, sur le Bosphore. Le flot des milliers de passagers journaliers est ponctué de portraits close-up à la recherche de l’âme d’Istanbul. Ce film fait partie de la triloge Polachromes.
La réalisatrice est invitée à pénétrer dans l’atelier d’un peintre majeur de la scène artistique française, Marc Desgrandchamps. Attentive à ses réflexions, ses questionnements, elle l’observe jouer sur les notions d’opacité, de transparence et de surimpression. Tourné entre 2009 et 2022, le film plonge aussi dans des strates plus anciennes de l’œuvre, à travers l’archivage minutieusement organisé par l’artiste.