Un homme de 87 ans supervise la rénovation intérieure de sa luxueuse propriété. Satisfait de sa nouvelle maison, il convie différentes personnes à venir la visiter.
« Cette petite Gradiva 1 peut être le premier moment d'une Gradiva long métrage, comme une esquisse est le premier moment d'une série de tableaux, ou comme un prélude musical. Quoiqu'il en soit, Gradiva 1 aura une autonomie en tant que « morceau », quant à sa forme et à son inspiration. » (Raymonde Carasco)
« Há terra ! est une rencontre, une chasse, un conte diachronique du regard et du devenir. Comme dans un jeu, comme dans une course-poursuite, le film oscille entre personnage et terre, terre et personnage, prédateur et proie. » (Ana Vaz)
Dans une cave de glace, un homme travaille à la lueur d’une lampe. Il réchauffe patiemment un grand bloc de terre gelée. Peu à peu des poils apparaissent, de la chair, des défenses... Il révèle le corps de Jarkov, un Mammouth de 19 000 ans conservé intact dans le pergélisol de Sibérie.
Une nuit de camping sauvage, un enfant peine à trouver le sommeil. Pour l’aider à s’endormir, son oncle lui raconte « une histoire vraie avec quelqu’un qui a vraiment existé ». À travers la voix de l’oncle et la vision du petit garçon, nous sommes propulsés dans une ferme du XIXe siècle où grandit le petit Pierre Brisset. Ce contemporain de Charles Darwin a 5 ans quand il fait ses premières découvertes et développe ses premières intuitions sur les origines batraciennes de la vie humaine.
Chaque jour, à la tombée de la nuit, Yukio Shige arpente jumelles en mains le sentier de la côte de basalte de Tojinbo accueillant de nombreux voyageurs attirés par le spectacle des falaises volcaniques et d’autres visiteurs qui viennent y finir leurs jours lorsque le désespoir est trop fort.
À la frontière franco-belge, la population de renards s’est accrue de manière extraordinaire. À Bruxelles, la perruche verte à collier a colonisé les parcs de la ville...
La résidence "Les Bosquets" à Clichysous-Bois-Montfermeil connaît un des plus grands projets de démolition en France et une réorganisation spatiale de l’ensemble de l’habitat : Le PRU, projet de rénovation urbaine. C'est là que les émeutes ont démarré en 2005.
Ce film fait se croiser deux exercices de lectures d’images concomitantes: celle d’un groupe de spectateurs placés en hors-champ du film, qui décrivent un tableau de Bruegel, Le Massacre des innocents, et les potentiels spectateurs du film invités à écouter les différentes descriptions du tableau tout en regardant des plans-séquences filmés dans la ville bosniaque de Srebrenica, sur les lieux mêmes des massacres commis en 1995 pendant le conflit yougoslave.
Tout le monde le sait depuis Simone de Beauvoir, « On ne naît pas femme, on le devient ». Une tragi-comédie baroque sur la construction des genres, en forme d’inventaire à la Prévert, entre éducation et bonnes manières.
« Mon père dit que le meilleur métier, c'est médecin ou avocat. Je suis cinéaste. Et c'est la première fois que mon père accepte que je le filme. » (Pauline Horovitz)
Marcel Proust disparaît le 18 novembre 1922 à l’âge de 51 ans. Lors de ses obsèques, ducs et duchesses, princes et princesses, jeunes poètes d’avant-garde se pressent derrière le char fleuri. Porté par un très beau texte écrit et lu par Jérôme Prieur, le film suit à la trace cet homme singulier, essayant de deviner le mystère d’une vie dont le sens était d’écrire.
Déterminés à manifester leur mécontentement malgré la censure policière, les habitants du quartier de Din Daeng, menacés d'expulsion, décident d'avoir recours à une forme de chorégraphie subversive. Depuis les fenêtres de leur immeuble condamné, ils interprètent un chant révolutionnaire interdit en Thaïlande à l'aide d'une partition décryptée en signaux lumineux, émis à la nuit tombée.
Il fait nuit à Shenzhen, des peintres copistes racontent leur quotidien et leur pratique. Leurs gestes empruntent autant à un imaginaire artistique qu'ouvrier, à des technologies récentes qu'à des techniques classiques. C’est une autre histoire de la peinture qui se dessine ici.
Une nuit, dans une forêt. Hiboux, furets, renards. L’activité des bêtes bat son plein, quand des rais de lumière percent l’obscurité : des humains approchent. Ils se rassemblent devant une grande surface blanche qui, plongée dans le noir, s’anime.
Portraits à travers l’inventaire de défauts physiques : hyperchondylie de la mâchoire, myopie, doigts en beurre, vessie trop petite, rétroversion du bassin et syndrome rotulien.