Dans un bar, des filles légèrement vêtues et des hommes en costard-cravate se rencontrent pour la première fois. Elles sont là pour leur tenir compagnie et ne semblent pas s’opposer à la drague ouverte. Ils boivent, s’amusent et passent la nuit dans ce bar, nouant des relations ambigües, s’adonnant à des jeux lascifs et des conversations pleines de sous-entendus. Sans aller jusqu’au rapport sexuel.
Adaptation du conte musical de Serge Prokofiev par la troupe de marionnettes géantes d'Angoulême. Dans un décor de toile peinte, les manipulateurs déambulent avec leurs personnages grandeur nature tandis qu'un récitant, présent sur la scène, raconte l'histoire de Pierre et du Loup.
Dans ce documentaire scénarisé, une famille de citadins se réfugie à la campagne pour exploiter une ferme. La mère s'occupe de la maison et des volailles, la petite fille des moutons... Le père cultive les champs sans tracteur sous le regard amusé des paysans. Une idée du père va cependant révolutionner la vie du pays...
Pour beaucoup, le nom d'Anouk Aimée évoque l'amoureuse endeuillée du film "Un homme et une femme", de Claude Lelouch. D'autres encore revoient Lola et sa silhouette à collant ajouré dans le film de Jacques Demy, ou encore, l'évoquent, nocturne et provocante, dans le rôle de l'aristocrate libertine de la "Dolce Vita", de Fellini. Malgré sa carrière internationale et ses récompenses, Anouk Aimée avait su préserver son intimité et sa vie privée. Elle était discrète, secrète et ses confidences étaient rares. Dans ce film, la comédienne revenait sur les lieux de sa vie, comme l'arrondissement parisien où elle vivait petite fille sous l'Occupation, la bohême Saint-Germain-des-Prés, ou les planches de Deauville, en compagnie de Claude Lelouch.
Olivier est un pharmacien hypocondriaque qui consulte régulièrement ses collègues médecins. Incapable de répondre à la question récurrente des antécédents familiaux, il décide de mener l’enquête sur son père biologique. Obnubilé par ses recherches et inquiet des réponses qu’il trouve, il en oublie l’essentiel…
Sheperds montre à quel point les vaches sont un élément fondamental de la vie et de la société au Lesotho, un pays minuscule enclavé à l’intérieur de l’Afrique du Sud. Leur valeur est tant symbolique que matérielle, leur possession est donc capitale. Le film a été tourné dans une prison pour voleurs de bétail. Ils racontent leur vie et expliquent pourquoi ils en sont arrivés là.
Il y a ce fil tendu entre la machine et le vide, entre le dameur et la pente, entre Guillaume et ses pensées. Chaque nuit d’hiver, Guillaume parcourt les pistes et la montagne pour redonner forme à la neige. Seul dans la cabine, il fait corps avec sa machine dans un équilibre fait d’allers et venues, sans cesse répétés. Il lui faut s’accrocher à la nuit, à ses zones d’ombres, inventer sa route.
Un jour, je ne sais plus pourquoi, je repensai à Bertrand, étudiant en cinéma. Il avait filmé de longs plans fixes dans la maison où nous avions fait l’amour. Trente cinq ans plus tard je remis sur le tourne-disque de Jean Lambert (seul objet qui me soit resté de lui) « Variation pour une porte et un soupir » que Bertrand avait associé à ses prises de vues.
Quelque part en France, des hommes découvrent l’enregistrement en russe d’un texte mystérieux. En essayant de l’interpréter, chacun d’entre eux révèle quelque chose de sa propre pensée, de son propre destin. Pendant ce temps, la voix à jamais inconnue poursuit sa litanie enchantée.
1967 : près de 100.000 jeunes déferlent spontanément à San Francisco pour changer de vie, et tenter de dépoussiérer le vieux monde. C’est le "Summer of Love". 1969 : Woodstock et la naissance des festivals, symboles forts de la contre-culture et de l’anti-capitalisme. 50 ans plus tard : les festivals ont pris la forme ultime d’industrie culturelle ; et ses festivalier·ères, celle de la masse qui les consomme de manière passive. Peut-on encore vivre une expérience spirituelle dans ces nouveaux sanctuaires de consommation ? Les spectateur·rices réussissent-il·elles à créer leur propre expérience subversive comme autant d’individus constituant une masse ? Ces questions ont animé (LA)HORDE tout au long du tournage. Tout en scannant la foule avec leurs caméras, il·elles ont capturé la grâce certaine que le rassemblement possédait. Et des moments suspendus inattendus ont fait osciller le propos entre paganisme désenchanté et spiritualité animale, liesse et inquiétude, extase et descente, désenchantement et lumière.
Sur les traces d’Augustinas Baltrušaitis, réalisateur et acteur renommé de l’époque soviétique, Audrius Stonys mène l’enquête sur les motifs qui ont conduit son alter-ego à être envoyé dans les oubliettes de la société et de la mémoire.
À la vieille de Noël un garçon de huit ans rêve de cadeaux mais sa mère, une modeste blanchisseuse veuve, lui rappelle leur pauvreté ! Son fils décide alors de "jouer au réveillon" ! Le jeune acteur, Emmanuel Salinger deviendra l’interprète de plusieurs rôles dans les films d’Arnaud Desplechin.
Koffi conduit des personnes “en situation de handicap et à mobilité réduite”. Calme et silencieux, il part chaque jour sillonner Paris dans son véhicule. Attentats, état d’urgence, manifestations, campagne électorale : rien ne semble pouvoir interrompre le temps suspendu de son vaisseau qui le tient à distance de l’agitation d’une capitale dans la tourmente.
Depuis la scène d’un théâtre de plein air du Bois de Boulogne, Heden, Claudia et Samantha, travailleuses du sexe, racontent le Bois comme leur lieu de travail. Par-delà leurs récits, les paysages du Bois accueillent la voix-off d’une narratrice queer qui raconte des histoires. Partant de sa création sous le Second Empire, alors en pleine expansion coloniale, pour mieux revenir au présent, elle donne à comprendre le Bois comme une chasse gardée de la haute société française où des travailleuses du sexe se sont fait une place depuis plus d’un siècle.
“La sculpture c’était une manière de me consoler moi-même. C’est pas uniquement en lien avec la tristesse, c’est en lien avec toutes les émotions. C’est comme si je pouvais bercer mes émotions, ou leur offrir un berceau”. Dans son atelier, l’artiste Johanna Monnier nous parle de son lien avec son travail : sculptures vivantes, costumes d’êtres imaginaires… à travers ses créations elle a trouvé une sécurité, une manière d’exister et d’aimer. Sa parole éclaire les univers sensibles qu’elle invente, ses créations s’animent, mises en scène dans un jeu complice entre l’artiste et la réalisatrice. Un film sur l’acte de création comme force de vie.
Dans la province de Salerne, en Campanie, un village attire de plus en plus de pèlerin·es, quelquefois plusieurs centaines par jour. En bus, voiture individuelle et même à pied, il·elles viennent intercéder auprès de Saint Antoine afin d’obtenir une protection contre les démons et les catastrophes. Cela par l’intermédiaire d’une certaine Giuseppina qui s’incarne dans l’âme défunte du jeune Alberto, petit-fils de l’ancien séminariste décédé accidentellement une dizaine d’années auparavant. D’incroyables comportements (crises d’hystérie, délires de possession), discrètement tolérés par les instances catholiques – mieux vaut une brebis égarée qu’un incroyant communiste – apparaissent et l’on assiste à la “naissance d’un culte” …
Mahamadou, Diané et Farid ont chacun perdu un frère à la suite d’une intervention de la police française au cours des dix dernières années. Depuis, ils vivent au quotidien avec la souffrance, l’impossibilité de faire le deuil et la détermination à obtenir justice.
Une femme de ménage de 65 ans travaille dans un studio de danse. Elle nous parle en voix off de sa vie, de ses espoirs, de ses objectifs et de ses sentiments.
Été 1939 : Ella Maillart et Annemarie Schwarzenbach quittent l’Europe pour l’Asie. Ella espère tourner un film et aider Annemarie à se désintoxiquer. À Kaboul, elle se rend compte qu’elle a perdu toutes ses certitudes. Elle voyage à travers l’Inde britannique alors que la guerre ravage l’Europe. Ses textes, les séquences de film qu’elle a tournées et ses photographies racontent l’histoire d’un périple, d’un film, d’une année, d’une femme.
Ce docu fiction animalier nous place dans un futur lointain où la vie sous marine telle que nous la connaissons aujourd’hui a été entièrement remplacée par une nouvelle génération d’espèces, constituée de plastique. La pollution humaine massive des océans ayant entraîné un dérèglement profond de nos éco-systèmes, les lois de l’évolution ont été bousculées et ont mené à la création d’animaux mutants sous marins, observés dans ce film dans leur milieu naturel.
Ce film retrace, le temps d’une livraison, la vie de deux coursiers à vélo à Paris. Tous deux étrangers, Omar et Marwen sont venus en France pour un rêve ; ils se retrouvent à pédaler pour leur survie. À travers ce double portrait intime, nous découvrons le quotidien de beaucoup de jeunes étudiant·es, mais aussi de pères de famille, qui (re)mettent leur vie en jeu pour réussir à s’en sortir dans ce nouveau système économique : celui de l’uberisation.
Nous sommes tous et toutes prisonniers et prisonnières d’une nationalité, d’une condition sociale, d’une couleur de peau, auxquelles la police et la répression d’État nous forcent à nous résigner. Ce film raconte comment souffrent les corps, sous les coups, la contrainte et l’humiliation.
Le Marcheur est ouvrier dans une usine aviaire. Dégoûté par son travail abject, il se met en marche et trouve refuge parmi des manifestants. Errant, il dilue sa colère dans la leur
À l’arrivée des beaux jours, les hommes partent à la pêche dans le détroit de Messine, entre la Sicile et la Calabre, là où l’espadon vient déposer ses œufs. Les femmes restent au village et le soir, au retour des hommes, on se rassemble pour célébrer par des chants et des danses la pêche de la journée.
Le 17 mai 1946, le dictateur Ion Antonescu, Chef de l’État du royaume de Roumanie, allié d’Hitler, est condamné à mort par le Tribunal populaire. Le cameraman Ovidiu Gologan filme son exécution et celle de ses compagnons dans des images en noir et blanc impressionnantes. En 1994, le cinéaste Sergiu Nicolaescu (également acteur et homme politique) recrée le décor pour son long métrage de fiction The Mirror (Oglinda). Radu Jude confronte les deux points de vue sur l’exécution.
Rencontre avec Claude Chabrol sur le tournage de Nada, adaptation d'un roman policier signé Jean-Patrick Manchette. Entre deux scènes sanglantes, dirigées avec humour et décontraction, il se confie sur son travail, tout comme ses acteurs, Maurice Garrel et Fabio Testi, et son monteur de toujours, Jacques Gaillard.
Dans les Hauts-de-France, une des régions les plus touchées par le chômage en France hexagonale, nous suivons Cathy, Jessica et Aurélien, trois chercheurs d’emploi déterminés à surmonter cette épreuve pour se créer de nouvelles perspectives.