Santé mentale des adolescents : quand l’algorithme amplifie la détresse. « Cinq signes que tu es bipolaire », « Comment cacher ses scarifications », « Et si le suicide était la seule solution » : ces vidéos glaçantes cumulent des centaines de milliers de vues sur TikTok. La santé mentale, longtemps taboue, est devenue une tendance. Sur les réseaux sociaux, la souffrance adolescente se raconte, s’exhibe, se commente et parfois se monétise. Tous les spécialistes alertent : une épidémie silencieuse progresse chez les jeunes dépression, anxiété, idées suicidaires. En ligne, la contagion est déjà à l'œuvre. L’algorithme amplifie, recommande, enferme dans des bulles où le mal-être devient la norme. Certains créateurs de contenus, sous couvert d’expertises ou de conseils, participent à cette banalisation, parfois jusqu’à la désinformation ou aux dérives les plus inquiétantes.
Passionné de montagne, Guillaume traverse à 25 ans les Alpes en parapente, de la Slovénie à Nice, gravissant des sommets et survolant glaciers et arêtes. Entre parapente et alpinisme, il raconte une aventure mêlant risque, doute, solitude, amitié et bonheur.
Que cache un nom ? Énormément, à en croire ce portrait saisissant d’un vieil artiste signé John Smith, légende de l’avant-garde. Narrée avec son humour caractéristique, cette étude malicieuse de l’identité fait allusion aux mystères cachés derrière les noms anodins et les apparences simples.
Un film tourné en 16 mm au Marais de Wiels, à Bruxelles. Un marais apparu après une perturbation de la nappe phréatique lors de travaux d’excavation pour un projet immobilier. Insectes, oiseaux et humains cohabitent dans ce refuge où la vie et la magie semblent résister.
En 2019, les crues printanières du Mississippi atteignent des niveaux records. En Louisiane, les habitants se préparent au pire car, sauf miracle, les autorités locales devront bientôt ouvrir les vannes du déversoir de Morganza, et préserver ainsi La Nouvelle-Orléans et Bâton-Rouge d’une inondation certaine.
Dans le bureau d’une sociologue, trois femmes évoquent tour à tour leur vie sexuelle. Leurs récits se mêlent et portent vers des chemins d’émancipation divers.
Dans une maison presque en ruine, des saucisses sont fumées – un exercice aux accents philosophiques pour l’ancien valet de ferme Fritz Marti, qui se livre dans sa cuisine-fumoir à une méditation haute en couleur sur la vie.
À la surface l’homme-machine extrait pour construire et construit pour extraire. Pendant ce temps, sous terre, d’autres mangeurs de sols s’activent. Chacun semble habiter son univers, ignorant celui de l’autre. Deux mondes aveuglés qui s’entre-dévorent en tentant de digérer toute la matière du monde
L’homme est-il au service de la machine ou vice versa ? Albert Bernet vit dans une ferme isolée du Val de Travers et exerce avec passion deux métiers : paysan et horloger. En 1960, il fait ainsi partie de l’espèce en voie de disparition des « paysans-horlogers », ces travailleurs à domicile en passe d’être supplantés par les ouvriers d’usine. Le film était commandé par l’entreprise horlogère Ebauches S.A… Le sombre tableau que dresse le réalisateur des nouveaux processus de travail dans l’industrie de précision n’en est que plus audacieux.
Accompagnée de son fils, une femme cherche la tombe de son mari dans un ancien village de pêcheurs où elle n’est pas venue depuis des décennies. Ils errent un long moment dans le cimetière sans trouver la pierre tombale. Sa mémoire lui joue-t-elle des tours ? La tombe a-t-elle vraiment disparu sous l’herbe verte du nouveau terrain de golf ?
Selon une tradition thaï, une vierge a le pouvoir de repousser la pluie en plantant des tiges de citronnelle à l’envers, sous un ciel dégagé. Tandis que les nuages s’amoncellent sur un tournage, une jeune assistante se retrouve sans autre choix que de prendre en charge le rôle de préposée à la citronnelle.
Laissant sa famille derrière elle, une jeune femme traverse les montagnes de la cordillère centrale, aux Philippines, pour tenter sa chance à la ville comme chanteuse de country.
L’homme se préoccupe-t-il de la contraception dans le couple ? Existe-t-il autre chose que le préservatif ? Et si oui, serait-il preneur ? L’idée fait son chemin…
La communion d’Andrea a lieu dans une petite église galicienne, selon des traditions d’un autre temps. Heureusement, avec son cousin cinéaste et à l’aide de quelques outils techniques, la petite fille reprend les choses en main. Ensemble, ils détournent le film de famille pour en faire un objet inattendu et désopilant.
Mars 2020, Erevan, capitale de l’Arménie. À 230 mètres sous terre, dans la mine de sel d’Avan, des hommes et des femmes marchent pour mieux respirer. Les activités physiques et les consultations médicales rythment les journées de cette clinique souterraine. Dans ce monde hors du temps, les vies se croisent et se racontent.
« C’est l’histoire de Madeleine, qui quitte la France pour l’Afrique, sur un coup de tête, avec sa fille Félicie. C’est l’histoire d’Abdou, originaire d’un petit village du Niger, qui devient leur domestique. Cette histoire se passe juste après l’Indépendance. C’est l’histoire de ma famille. » (Dinah Ekchajzer)
« Joseph ne peut plus vivre chez lui. Pendant des années, il a parcouru la ville avec son chariot pour amasser des kilos de papiers disparates et collections d’objets en tout genre, saturant son appartement d’un chaos labyrinthique. On dit de lui qu’il a le “syndrome de Diogène”. Il est doté d’une culture vertigineuse et d’un sens de l’humour affuté. Je l’aide à désengorger son intérieur. Une amitié se tisse. » (Messaline Raverdy)
Dans la vallée de Cajamarca, dans les Andes colombiennes, sous des paysages fertiles aménagés pour l’agriculture, parsemés de gigantesques palmiers de cire, il faut imaginer la mine. Car ici dorment des ressources en or immenses convoitées par la multinationale AngloGold Ashanti. Ce film est une balade à la rencontre d’une communauté paysanne qui est parvenue grâce à une consultation populaire et citoyenne à empêcher l’exploitation de ses terres.
C’est un jour ensoleillé de 1945. Ce jour-là, les habitants de Lussas, un petit village d’Ardèche, préparent un défilé spécial pour marquer le début d’une nouvelle ère. Quelqu’un décide de figer ce moment en filmant ces scènes originales depuis le balcon de la rue principale…
Deux cinéastes traversent la vallée du Cauca, en Colombie, un territoire profondément marqué par la violence de la transformation imposée par la pensée coloniale et moderniste, notamment à travers les plantations de canne à sucre. Ce paysage, témoin d’une histoire de domination et d’exploitation, devient un lieu de réflexion et de révolte. À travers un poème visuel, le film explore les blessures laissées par cette transformation violente, tant sur la terre que sur les corps.
Les films 8mm de la famille Togni, des années quarante aux années soixante-dix. Les gens du cirque et leurs familles : les hommes, les femmes, les enfants, les animaux. Toujours en voyage, le cirque ne s’arrête jamais. Quand il n’est pas au premier plan, il est encore là, à l’arrière plan. Mais la caméra cherche à saisir les moments intimes d’une famille qui voudrait être semblable à toutes les autres : les enfants grandissent, les fêtes, les jeux, la mer… Les films retrouvés dans une roulotte sont dans un état désastreux mais les images ont réapparu et les regards leur sont rendus.
Le Poundmaker’s Lodge, à Edmonton (Canada), est un centre de réhabilitation pour alcooliques et toxicomanes autochtones. Aidés par leurs semblables et renouant avec les traditions et les valeurs chères à leur peuple, ils y apprennent à redécouvrir l’estime de soi. Ce film dépeint aussi les causes multiples, souvent liées à l’influence des Blancs sur leur histoire, qui les ont conduits là. Il comporte également le récit de témoignages percutants et bouleversants.