Excellent film sur le quotidien de journalistes travaillant pour un magazine de faits divers et faits de société. Le suspens est haletant et prenant amplifié par une musique entêtante. Le final est angoissant et prend aux tripes. Tout le casting est somptueux. Un thriller vraiment inquiétant.
Attiré par les thrillers, polars français car convaincu qu'il peut il y en avoir de bons, j'ai été à la fois agréablement surpris et un poil déçu par ce film. Les acteurs, l'ambiance fonctionnent. C'est le récit qui laisse à désirer, notamment une séquence charnière que j'ai trouvée pauvre en termes de suspense et de mise en scène, alors qu'elle est sensée être le climax et nous emporter ! Ceci étant dit, la relation père / fille est bien développée et touchante, l'atmosphère est poisseuse et intéressante, le tout est surprenant, et les personnages secondaires, on y adhère. Donc sentiment partagé, mais tout de même film à voir, car rare dans le paysage cinématographique français. Cinéaste à suivre donc !
J'ai l'impréssion qu'à chaque fois que le ciné français essaie de faire in thriller à l'américaine c'est une catastrophe. Tout est superficiel dans ce film: les dialogues, les personages, même les moments de suspens. Petite sieste au cinéma pour 10e la place.
Un film sur le thème original des enquêteurs du magazine "Détective". Il a le mérite de nous plonger au coeur de cet univers particulier fait de ses galères et investigations souvent dangereuses.
Le réalisateur a eu l'intelligence de coupler ce thème avec celui des complexités des liens familiaux grâce à ce père absent qui mène l'enquête avec sa fille.
Au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête, les éléments font écho à chacun d'eux et les poussent à essayer de se comprendre. Leur évolution se renvoi en miroir : on comprend que la force de caractère de la fille vient de son père et que cette dernière met également en lumière ses fragilités.
On découvre également le milieu des radios pirates qui était inconnu jusqu'alors pour moi.
C'est un récit en dent de scie, avec un de début qui met dans le bain immédiatement, un milieu qui est un peu long, tandis que le final est tellement prenant que je n'ai pas vu le temps passer!
Le casting est incroyable ! Sami Bouajila tient un rôle qui lui va comme un gant mais j'ai l'impression qu'il endosse toujours les mêmes rôles, des flics/enquêteurs bourrus en quête de justice et faisant cavalier seul. Il est crédible mais je dois le reconnaître mais j'aimerais le voir dans un rôle différent...
Quant à Mallory Wanecque, ce film m'a réconcilié avec elle. Je la trouvais en dessous sur "l'amour ouf" (oui je sais je fais partie des rares réfractaires ) mais, même si je trouve sa dicton moyenne (j'ai au du mal à comprendre certaines répliques) je l'ai trouvé juste et vraie !
Les deux secondes rôles qui m'ont beaucoup plu avec Valérie Donzelli et Jean-Pierre Darroussin : un petit rôle qui est délectable et c'est dommage qu'on ne le vois pas plus à l'écran.
C'est un thriller psychologique qui est efficace, il prend le temps de poser le contexte et suggère l'horreur plutot que de la montrer, ce qui est assez rare de nos jours pour le souligner !
La seconde partie est vraiment intense et prenante ! La scène du restaurant est mémorable et installe une tension tellement forte que j'étais visée sur mon fauteuil.
Une belle réussite que je vous conseille de voir !
Rapace, réalisé par Éric Valette, se distingue par une mise en scène nerveuse et tendue, appuyée sur un découpage sec et un usage précis du hors-champ pour entretenir le suspense. La caméra épouse les mouvements du personnage principal, créant une immersion quasi organique dans l’action. Le réalisateur exploite efficacement la lumière froide et les espaces clos pour renforcer une atmosphère paranoïaque. Toutefois, une certaine rigidité narrative et un symbolisme parfois appuyé peuvent freiner l’adhésion émotionnelle.
c'est fin, intelligent, inattendu et le suspense des 20 dernières minutes angoissant. Cette réhabilitation de l'hebdomadaire ""Nouveau détective" est bien faite avec une caméra maîtrisée , soutenue par des dialogues modérés et sans excès. ça change des dérives de Fast and Furious
« Rapaces » est sans exagération un vrai chef d’œuvre en matière de thriller!
Dans ce film bien angoissant comme on les aime, les « rapaces » sont les journalistes-détectives à la tête d’un magazine policier visiblement en décrépitude. Après une enquête qui nous fait frissonner pendant ce film qui passe à une vitesse folle, Mallory Wanecke (qui se réinvente depuis l’amour ouf) et Sami Bouajila finissent par découvrir qu’un crime passé en cache un autre.
Je n’en dirai pas plus pour ne pas divulagcher mais ce film est à ne rater sous aucun prétexte pour tous les amateurs de sensations fortes au cinéma !
J’ai moins aimé les scènes de bureau qui cassaient un peu le rythme du film, le personnage de « Maman », la rédactrice en chef qui n’avait pas grande utilité dans le film même si elle était marrante et qu’on sentait bien qu’elle représentait l’âge d’or désormais passé du journalisme papier.
La scène finale de course poursuite est honnêtement l’une des meilleures que j’ai vues à ce jour et ça fait plaisir de voir que les français savent aussi faire d’aussi bons thrillers !
"Rapaces", de Peter Dourountzis, nous plonge dans les méandres du journalisme d'investigation et des faits divers sordides. Le film se débat entre de belles promesses et quelques écueils, laissant le spectateur sur une impression mitigée mais pas désagréable.
La grande force du film réside indéniablement dans ses interprétations remarquables. Sami Bouajila est impeccable en journaliste chevronné et obstiné, et Mallory Wanecque confirme son talent en jeune stagiaire, apportant une dimension de fragilité et de détermination à l'ensemble. Le duo fonctionne bien, et porte le film avec une conviction palpable. La mise en scène, sobre et efficace, de Dourountzis est à saluer, instillant une atmosphère de tension par la suggestion plutôt que l'exhibition. Elle atteint son paroxysme dans l'excellente scène du restaurant, véritable morceau de bravoure qui fait grimper la tension à son comble.
Pourtant, malgré ces atouts, le film peine à maintenir une tension constante. La mise en place est, bien qu'intéressante, longue. On se laisse porter par l'ambiance et les personnages, mais le rythme inégal et les longueurs de la première partie peuvent laisser le spectateur sur sa faim. Le scénario, parfois décousu, multiplie les intrigues sans toujours les lier de manière suffisamment fluide, ce qui peut entraîner un sentiment de confusion ou d'un manque d'enjeux clairs.
C'est dommage, car c'est au bout d'une bonne heure que la tension monte et atteint son sommet dans cette scène culte du restaurant. On sent alors le potentiel haletant du thriller se déployer. Mais on aurait souhaité cette intensité tout au long du film. "Rapaces" est un film qui a des qualités indéniables, notamment dans sa direction d'acteurs et quelques scènes mémorables, mais qui ne parvient pas à maintenir un souffle constant, donnant l'impression d'un thriller qui s'éveille un peu tard.
Il faut attendre d'arriver à la moitié du film pour que ça bouge, pour que cela soit intéressant. J'ai trouvé que la 1ere heure était un peu chaotique (c'est mon avis) . Nous avons un journaliste d'investigation qui enquête sur un crime, alors que généralement ce genre de journalistes s'occupent de la corruption ou la criminalité financière. Bref, on part sur un meurtre horrible, puis on part sur une disparition de 2 fillettes (ou est le rapport ?). Il y a souvent des séquence qui s'enchainent sans avoir un lien entre elles ! Néanmoins les acteurs (trices) sont parfait (s) Par contre, arrivé au milieu du film, c'est bien, c'est bon, il y a une bonne angoisse et le spectateur en a pour son argent.
Un petit thriller porté par un Sami Bouajila parfait en journaliste detective pour un magasine de faits divers. on retiendra en particulier la séquence dans le restaurant avec un suspense qui monte crescendo, trop rare dans le cinéma français .
J’ai trouvé plutôt le scénario et la bande-annonce attractive, mais sincèrement le déroulé et le rythme n’y sont pas, au final trop peu de choses, il se passe pas grand-chose, je suis resté vraiment sur ma faim