vu et avis le 20250708.
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j ai beaucoup apprécié les variations du film, les changements d ambiance et d humeur, qu il provoque du coup chez le spectateur.
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Le film commence sur des notes d humour noir, la découverte du magazine "détective" et ce que signifie être journaliste de faits divers. L'équilibre entre réussir une enquête, avoir une information qui permettra d'écrire son article d'une part et d autre part tout le côté victime, être content de sa reussite sans se rejouir du malheur d'autrui. Bien que le film ne l'explicite pas particulièrement : aussi, sans violer la vie privée cf l album photo de Jessica.
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Le peu de photo que l on voit "publiées" dans le film, ce que l on entend des articles, semblent assez respectueux de la vie privée et de la victime. C'est mon avis, impression, mais c'est un sujet délicat ou chacun peut avoir des critères/seuils différents. De toute façon, sauf erreur de ma part, le film n'aborde pas explicitement le sujet. Pas d’information qui entraîne une réflexion sur publier ou non.
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Donc le début commence par évoquer cette presse qui se nourrit du malheur et explique que c'est juste leur métier et qu'ils le font parce qu'il y a un marché, des gens qui achètent. Qu'ils sont des professionnels du journalisme et que c'est une forme de journalisme qui peut être faite avec sérieux. Tout cela est dit, suggéré tout en étant assez léger, par la satisfaction que les journaliste tirent du gore ce qui permet une distance, un humour noir, qui permet de relativiser le tragique des faits.
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Lors de la rencontre avec le père de Jessica commence l'enquête policière qui est particulièrement efficace grâce à la confrontation des idées de chacun des enquêteurs qui donne son point de vue sur l enquête et montre comment elle peut avancer à tâtons, par suppositions, etc. Le film n'occulte pas la possibilité pour les journalistes de mentir, d'être intrusifs et insistants. En même temps, je doute fort qu'ils aient une chance d'avoir la même information autrement. Mentir et manipuler est une question d'efficacité et de rapidité.
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L'enquête est intéressante et montre que les enquêteurs peuvent être plus ou moins sensible à leur enquête, impliqué dedans. Lorsque Samuel interroge Solveig sur une affaire précédente, elle répond et s'en souvient. Même si cela est assez peu crédible que deux ans plus tard, elle s'en souvienne, cela n'est pas impossible pour autant, d'autant plus que le cas peut être marquant. Le film dit que non seulement elle s'en souvient mais même qu elle a suivi la procédure judiciaire et ce qui a suivi, même tard après.
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Lorsque ava prend seule train, le film passe à une troisième partie, un troisième style. Après un début plus social et sociétal, puis une enquête policière, on passe au film d'action et probablement d'angoisse très réussie, prenante.
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C'est alors que le film passe à une 4eme partie, une 4eme ambiance. Quelque chose de plus intimiste. les personnages principaux de cette partie, dévoilent un peu de leur passé commun. Lorsque quelqu'un dit "C'est un métier de bon" ou quelque chose comme ça [visiblement il n’est pas possible de faire la citation exacte d’où le bon]. A ce moment là du film, c est ce qu'il a dit de plus personnel sur lui de tout le film. Commence alors des dialogues qui laissent deviner un peu du passé commun et d'un avenir possible pour les deux protagonistes. Je pense que cette fin vient en réponse à une discussion entre Christian et ava lorsqu'ils sont envoyés en mission ensemble sur la disparition des deux jeunes filles. A ce moment là une discussion entre les deux a lieu sur leur ressenti sur l'affaire et ava répond alors "Je ne sais pas". Il me semble que cette 4e partie vient en réponse à cet échange. On est assez proche alors d'une phrase du film qui m'est resté. Samuel dit à Ava : "Plus c'est personnel, plus c'est universel".
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En conclusion. ces 4 parties du film provoquent un vécu différent pour le spectateur, lui font ressentir des émotions très différentes. je trouve cela très fort d'avoir réussi un tel film.
A noter qu’il me semble que durant la première partie, à un moment, les enquêteurs parlent de bandes de jeunes affidés en les traitants de rapaces. Le titre du film peut donc être ambigu dans son sens, soit il indique que le film va parler de malfaiteurs et essayer de comprendre leur intelligence au sens de mécanique de pensée. Soit le titre fait référence aux enquêteurs, qui peuvent parfois être apparentés à des vautours (donc des rapaces).