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Michael R
135 abonnés
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3,0
Publiée le 14 novembre 2025
Un polar faiblard et daté (les journalistes papier façon "Le Nouveau Détective", le vocabulaire des flics des années 90, les suspects bien franchouillards, la cibi, etc), et une mécanique qui grippe avant de gagner en tours seulement dans le dernier tiers,
Sous ses airs de polar ancré dans le réel, "Rapaces" offre une ambiance singulière, souvent fascinante, même si les ruptures de ton ne s’imbriquent pas toujours harmonieusement. Le spectateur est transporté dans un univers peu exploré au cinéma, celui du journalisme de faits-divers de terrain et de ses dilemmes moraux, où l’atmosphère l’emporte sur les effets. Pourtant, plusieurs sous-intrigues s’éloignent du récit central et affaiblissent l’ensemble : on perd parfois le fil, malgré un thriller social bien calibré. Reste une œuvre maîtrisée, solide, mais moins dense que ses ambitions laissaient espérer.
un assez bon thriller avec des scènes intéressantes comme celle du restaurant mais on reste un peu sur sa faim avec un (ou deux) meurtre(s) non élucidés. spoiler:
Dourountzis rate son envol. Malgré un casting solide (Bouajila, Darroussin), Rapaces s'écrase au sol. Ce thriller journalistique manque cruellement de griffes : c'est plat et doté d'une mise en scène digne d'un téléfilm de milieu de semaine. Un sujet fort sur le journalisme d'investigation traité avec la mollesse d'une fiction France TV sans âme. Quel ennui !
Film qui tient en haleine du début à la fin. Le casting, l'interprétation sont excellents. La scène du restaurant fait monter le niveau d'adrénaline de façon incroyable. Un excellent moment
Un très bon polar, fin, bien mené et très bien joué. On ne voit pas le temps passer et la fin est très prenante. Un bon divertissement et une vision de la presse de « faits divers « .
Ce polar suit l’enquête d’un reporter spécialiste des faits divers faisant équipe avec sa fille en stage dans la rédaction de son journal sur une affaire de meurtre. Dès qu’il délaisse la simple évocation du métier de journaliste pour être centré sur cette enquête, le récit gagne en épaisseur et même si les ficelles apparaissent parfois facile, la réalisation très efficace tient en haleine notamment lors d’une dernière partie très réussie. Porté par une solide distribution, ce « Rapaces » est un polar crasseux un peu trop lâche dans son écriture pour convaincre pleinement mais dont les intentions filmiques plus que louables sont une réussite.
Une très bonne surprise que ce thriller tendu, bien mené, porté par un grand casting (Sami Bouajila toujours au top) avec un duo père-fille à la dynamique d'abord intrigante puis émouvante. Ce n'est pas du tout racoleur malgré le sujet des féminicides, et le pas de côté de mettre en lumière des journalistes issus d'un magazine peu prestigieux est intéressant. Le film suggère de manière pertinente (et glaçante) à quel point les femmes peuvent être des proies dans l'espace public. La scène centrale spoiler: du restaurant suivie de la poursuite en voiture m'a complètement cueillie, toute comme, dans un autre registre, la réplique finale du personnage de Sam.
Un excellent thriller haletant ! Et pour une fois, on ne suit pas des policiers dans leur enquête mais les journalistes d'un magazine du type Le nouveau détective. Très efficace.
Pffff... ce film est un somnifère fini ! J'ai trouvé ça long et pénible et en amateur de polars que je suis (enfin.. que je suis censé être -_-) et bien j'ai été super déçu. En fait, j'ai l'impression d'être passé à côté de l'horreur de l'affaire Elodie Kulik alors que j'aime ça d'habitude les faits divers glaçants comme ça.. ici on suit des journalistes & j'ai trouvé ça froid et pas captivant.. un raté !
Tout le monde connaît les revues qui s’attardent sur les faits divers glauques à grand renfort de titres racoleurs et qu’on peut trouver dans les kiosques. Leur réputation n’a jamais été très bonne, entre manque de respect aux familles des victimes et notion de vérité toute relative. « Rapaces » choisit de prendre ces enquêteurs à la fois journalistes (ou est-ce l’inverse?) comme protagonistes principaux. Un choix risqué tant ces personnes ne sont pas en odeur de sainteté et sont aussi mal vues que des paparazzis, si ce n’est pire. En revanche, on ne peut nier que c’est univers méconnu, voire inconnu, plutôt intrigant. Un excellent film américain, « Night Call » avec Jake Gyllenhaal, avait pris un protagoniste principal du genre entre le paparazzi, le journaliste et le photographe, qui arrivait en premier sur les lieux d’accidents et crimes sordides pour s’en délecter via ses articles ou photos. Mais comme le film faisait le choix de presque aller dans l’horreur, le côté malsain du personnage collait donc à la direction choisie. Ici, ce sont censés être les héros et au début du film, l’identification avec eux n’est pas gagnée.
En effet, les premières séquences du long-métrage présentant les personnages nous confortent dans le fait qu’ils sont sans scrupule, ni morale ou décence. On a donc peur de devoir se coltiner des héros détestables durant une heure et demie. De plus, la trame narrative des vingt premières minutes de « Rapaces » est un peu poussive et brouillonne. Puis, petit à petit, quand le long-métrage de Peter Dourountzis creuse leur métier, leur quotidien et leurs personnalités, on comprend mieux leurs motivations et on a un peu plus d’empathie les concernant. Il ne cherche pas à réhabiliter ce métier singulier, il apporte des nuances à la vision que le public peut en avoir. L’intrigue de polar déroulée par le film devient ensuite de plus en plus captivante. Et on comprend que le titre du film parle tout aussi bien de cette profession que des hommes qui rôdent comme des prédateurs sur la femme, parfois en groupe, en meute. Et parfois jusqu’à des horreurs. Les discours et tendances masculinistes sont ici illustrés et pointés du doigt avec beaucoup de force. Dans le cadre d’un suspense comme celui-là, on comprend comment de telles théories qui ont le vent en poupe en ce moment peuvent conduire à des atrocités. Le fond du film est donc pertinent et ô combien nécessaire.
La tension diffuse et le malaise produits par « Rapaces » vont aller crescendo et le cinéaste va ensuite nous asséner une leçon de mise en scène et de séquences anxiogènes. Oui car le dernier acte qui prend place dans la campagne du Nord de la France est magistral de maîtrise. La mise en scène est racée et tout culmine lors de la séquence plus que stressante pour nos nerfs du restaurant routier en plein milieu de nulle part. On est scotché à notre siège durant vingt minutes non-stop. Le duo, à priori peu crédible au départ pour plusieurs raisons, formé par Sami Bouajila et Mallory Wanecque se révèle finalement tout à fait en osmose et pertinent. Si les débuts du film ne partent donc pas sous les meilleurs auspices, il finit par nous convaincre aussi bien sur le versant du polar que ce qu’il raconte en creux. Une bonne surprise.
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Un honnête thriller qui ménage à la fois du suspense et quelques moments de franche terreur. La scène du restaurant est un summum d'angoisse. Sami Bouajila et Mallory Wanecque forment un duo père-fille très crédible. Sur le fond, on peut vraiment se demander qui sont les Rapaces du titre : les criminels ou ceux qui les traquent ?
Rapaces plonge dans un thriller d’enquête captivant, où un journaliste chevronné et sa fille stagiaire se retrouvent au cœur d’un féminicide brutal. Sami Bouajila incarne Samuel avec sobriété et puissance, et Mallory Wanecque ajoute une fraîcheur et une tension touchante dans le rôle d’Ava. Le film parvient à installer une vraie atmosphère : paysage urbain, huis‑clos moral, et l’obsession de la vérité derrière les apparences. Malgré cela, l’intrigue présente quelques longueurs et certaines pistes restent sous‑explorées, ce qui freine l’élan. La mise en scène est soignée, l’ambiance sonore forte, mais on ressent parfois un écart entre ambition et efficacité dramatique. En somme, Rapaces est un polar solide et engagé, qui séduit assez pour le recommander, même s’il ne révolutionne pas le genre.