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Léna Breton
1 critique
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3,0
Publiée le 6 juillet 2025
Si la fin du film (30 dernières minutes) est une grande réussite, les débuts laissent à désirer.. Le scénario de départ n’est pas construit comme il se devrait, bcp de confusions possibles donc de la part du téléspectateur.
Pour son 1er film en 2020, Vauriens, Peter Dourountzis ne m’avait pas du tout convaincu. Par contre, ces nouvelles 104 minutes de thriller psychologique traitent d’un sujet original, la presse à sensations, - ici les journalistes de le l’hebdo Détectives, qui, à son heure de gloire, tirait à exemplaires par semaine ! -, mais à travers une réflexion intime sur la violence, l’enquête, et la filiation. Samuel, journaliste, et Ava, sa fille et stagiaire, couvrent pour leur magazine le meurtre d’une jeune fille attaquée à l’acide. Frappé par la brutalité de ce meurtre, ainsi que par l’intérêt de sa fille pour l’affaire, Samuel décide de mener une enquête indépendante, à l’insu de sa rédaction, et découvre des similitudes troublantes avec le meurtre d’une autre femme… Solide, efficace avec un final haletant, un film de très bonne tenue défendu par un casting de grande qualité. En 2002, Elodie Kulik, une jeune banquière de 24 ans, est retrouvée morte dans la Somme, après avoir été violée et brûlée vive. Une séquence glaçante de son appel aux secours sur le 17 est enregistrée. L’enquête durera plus de dix ans, marquée par une vidéo de viol retrouvée sur un téléphone, l’identification tardive d’un ADN, et un procès très médiatisé. Cette affaire emblématique a profondément marqué l’opinion publique et inspiré le premier jet du scénario à ce film. Car, ici, le scénario repart de zéro : nouvelle intrigue, nouveaux enjeux, même s’il conserve l’idée du fait divers comme moteur du récit. L’intrigue s’éloigne du thriller purement stylisé pour adopter un ton de chronique centrée sur des personnages imparfaits dans des situations du quotidien. Atmosphère poisseuse et glauque à souhait, héros plus médiocres que véritablement sympathiques. Un seul reproche, on s’y perd un peu au début de l’histoire car les enjeux tardent un peu à se mettre en place. Mais ça reste un bon film de genre en ce début d’été qui gagne beaucoup à être suivi dès qu’il pénètre le petit monde interlope des cibistes. Même si c’est sans doute pousser le bouchon de la vraisemblance un peu loin en transformant des journalistes de Détective en enquêteurs hors pair capables de résoudre un cold case ou devenant des chausseurs de prédateurs sexuels, on se laisse prendre au jeu. L’autre grand atout de ce film reste la prestation inspirée de Sami Bouajila et Mallory Wanecque, dont le duo fonctionne à merveille et finit même par être très émouvant. A noter les présences inspirées de Jean-Pierre Darroussin et Valérie Donzelli. Je regretterais simplement la multiplication de personnages interprétés – parfois furtivement – par Andréa Bescond, Gilles Cohen ou Stéphane Crépon, qui n’ajoutent rien à l’intrigue et ont même tendance à éparpiller le propos. Dourountzis s’inscrit dans la grande tradition du polar social à la française, de Dominik Moll et sa Nuit du 12 à Une affaire d’État d’Éric Valette. La morale est ici simple : « les rapaces sont partout ».
Le sujet abordé est intéressant et nécessaire, mais son potentiel n'est qu'à peine exploité. La lumière est certes bien mise sur le sexisme ordinaire à travers les réflexions et témoignages d'Ava, les quelques scènes qui la confrontent à ces Monsieur Tout-le-monde lourds/harcelants/problématiques/potentiels agresseurs (au choix) et qui sont encore malheureusement le quotidien des femmes, mais aussi via les discussions partagées par le groupe d'hommes au restaurant, ces propos hyper banalisés, face visible de l'iceberg, et pourtant révélateurs de la violence qui s'y cache. Cependant le coté systémique de cette violence n'est pas du tout évoqué ni questionné alors même que c'est tout pile le sujet.! Sinon pour le reste et malgré quelques clichés c'est un film agréable à regarder, des plans qu'on pourrait observer en photo, une ambiance crédible et des émotions justes. Si c'était un livre, j'aurai probablement eu cette envie de lire la page d'après avant d'avoir terminé celle en cours.
Du beau boulot. Une vraie plongée dans le monde de la presse qui fait les poubelles, sans aucune intention d'embellir le tableau. Des personnages très crédibles et magnifiquement incarnés. Un gros bémol quant à la toute dernière scène : inutilement mièvre et peu crédible par rapport au reste du film. La scène de poursuite est d'une rare intensité.
Ai vu « Rapaces » de Peter Dourountzis que je suis surtout allé voir pour Mallory Wanecque. Le scénario est bourré d’invraisemblances auxquelles il est difficile de donner du crédit, ce qui met en péril la première longue partie qui multiplie les intrigues tout en s’éparpillant bien trop. Samuel (Sami Bouajila) est journaliste à « Détective » et couvre une enquête sur le meurtre d’une jeune fille, alors qu’il est accompagné de sa propre fille, Ava (Mallory Wanecque) qui est en stage dans le même journal. Aucune déontologie, aucune humanité, Samuel et ses collègues (Jean-Pierre Daroussin, Valérie Donzelli) sont prêts à tout pour obtenir une information, une preuve, un scoop, ce qui rend les personnages particulièrement antipathiques. De là, peu importe ce qui leur arrive et au fur et à mesure où le suspens (très fabriqué) arrive le spectateur se détache du film dans lequel il avait déjà eu du mal à entrer. Sami Bouajila est empêtré avec des dialogues un peu trop écrits et pas très naturels. Mallory Wanecque est très bien. Daroussin et Donzelli n’ont pas de personnage à défendre, juste quelques scènes de remplissage qui n’apportent rien à l’intrigue. Nous sommes à des lieues de l’excellent « La nuit du 12 » de Dominic Moll avec lequel le scénario de « Rapaces » a des similitudes et la scène centrale (la seule intéressante du long métrage) est une version dramatique de la mémorable scène de restaurant ubuesque de « L’innocent » de Louis Garrel. Je m’attendais à un film exigeant et me suis retrouvé devant un téléfilm dont le scénario est le point faible comme souvent.
"Rapaces" n'était pas forcément dans mes attentes du mois, mais au vu de l'excellente bande-annonce qui accompagnait le projet, et le joli casting qui le composait, je me suis finalement laissé tenter. Et honnêtement, j'aurais eu la rage de passer à côté de ce très bon film ! Présenté comme un thriller d'enquête policière un peu particulièr, le long-métrage se nourrit d'une ambiance extrêmement intéressante pour accrocher son spectateur. Dès les premières minutes, le film sait ce qu'il fait, car Peter Dourountzis propose une mise en scène froide, mais sans en montrer beaucoup. On préfère passer par le son pour suggérer la violence, on la banalise au travers des agissements de notre personnage principal et on se plonge finalement vite dans le quotidien de nos héros. Ceux-ci sont habitués à cette vie, et on est vite intrigué par leur froideur face à cela. Malgré tout, le film réussit à créer un vrai point d'accroche émotionnel par la relation qu'entretient son duo de tête. Déjà, car Sami Bouajila et Mallory Wanecque sont impressionnants. En ce qui le concerne, on connaît son talent, et il continue donc de prouver qu'il en a énormément. Quant à cette dernière, découverte récemment dans le cinéma français, elle est impériale. Jouant parfaitement sur une corde sensible entre l'emballement de cette enquête et la peur de celle-ci, elle est vraiment marquante. Nulle doute qu'elle va continuer de crever notre écran de cinéma pour les années à venir ! Par conséquent, ce duo marche énormément, et leurs personnages aussi. La relation père/fille amène beaucoup d'humanité à l'ensemble, et une certaine tension quant aux événements. Cela sera parfaitement illustré lors du climax, l'une des séquences les plus intenses que j'ai vécues depuis bien longtemps ! Grâce à une bonne gestion de la tension et d'une montée progressive du danger, on ne peut que retenir son souffle face à cette série d'événements injustes et angoissants. On se sent totalement embarqué avec eux, et on ne quitte jamais l'écran des yeux. Si l'ensemble a parfois des longueurs, ce final est d'une maîtrise folle ! Dans l'ensemble, mon visionnage a donc été particulièrement concluant. Offrant une ambiance forte, grâce à des acteurs de talent et par l'intermédiaire de thématiques variées, le film impressionne. Certes, il n'est pas exempt de tout défaut, notamment en ce qui concerne certains personnages secondaires. J'aurais aimé que la plupart d'entre eux soient plus creusés, mais cela ne reste qu'un détail. Mais globalement, la grande majorité du projet est une réussite, et je vous invite donc à foncer le découvrir ! Pour conclure, un thriller extrêmement fort.
Comparé au précédent film policier avec Sami Bouajila "6 jours" (Juan Carlos Median, 2024) il n'y a pas photo, celui-ci est bien mieux réussi. L'acteur Sami Bouajila a ici un film à la mesure de son talent et pas une intrigue de téléfilm de fin de semaine. L'idée de situer l'action dans le milieu du journalisme d'investigation est accrocheuse, surtout avec le journal cité, plutôt réputé à sensation...Avec en surimpression une relation père-fille à consolider et à maturer - voire à réparer -, tout est fait pour rendre ce thriller captivant. Certains éléments du scénario font aussi penser à des affaires du passé qui ont défrayé la chronique, dont celle d'Elodie Kulik, d'autant que l'action se situe en Picardie (chose assez rare au cinéma...). Il s'agit là d'un bon thriller bien français qui mêle suspense, action et mystère, et qui pour une fois n'est pas une pale inspiration d'un scénario américain,
1/3 de confusion, 1/3 d’intérêt réduit et enfin 1/3 de tension exceptionnelle, la note est une moyenne, dommage que tout le film ne soit pas de l’acabit de la dernière demi-heure. Pour le dernier tiers vraiment réussi.
La traque est haletante, les acteurs sont bons, l'idée de faire mener l'enquête par des journalistes est bonne mais la fin arrive de façon trop prématurée et le tout manque de clarté.
Le bon suspense de l'été, les journalistes enquêtant sans collaboration avec les flics. Tous les acteurs sont bons, la première scène doit être une copie conforme de ce qui peut s'entendre dans une salle d'audience.
Un excellent thriller haletant ! Et pour une fois, on ne suit pas des policiers dans leur enquête mais les journalistes d'un magazine du type Le nouveau détective. Très efficace.
Super thriller qui tient le spectateur en haleine du début à la fin. On suit un journaliste et sa fille stagiaire qui décident d'enquêter sur le meurtre d une jeune fille à l acide. Très bonne interprétation de malory wanecque et sami bouajim