Un polar d'un bon œil mais qui manque d'entrain. C'est en dessous d'un bon polar et vole sur la lignée d'un thriller correct même-si cela reste globalement passable. Correct par son casting efficace, surtout la jeune et talentueuse actrice Mallory Wanecque qui rajoute une dose de fraicheur, de sensibilité très palpable, fragile et forte à la fois, elle est tout simplement enivrante. Correct pour le dénouement final plutôt prenant et tendu.
Le début du film de Peter Dourountzis suscite de l’intérêt mais se fourvoie ensuite par un problème d’écriture. Des intrigues subordonnées qui mènent nulle part, des personnages (Daroussin, Donzelli, Crépon) qui disparaissent et une relation père-fille qui déçoit malgré les bonnes interprétations de Sami Bouajila et de Mallory Wanecque. « Rapaces » trouve un providentiel second souffle grâce à un dernier tiers haletant et tendu à souhait. Trop tard cependant pour en faire un excellent thriller.
Un film qui me fait penser au film 6 jours avec aussi Sami boujdilla, une enquête menée sur le même rythme et 2 histoires parallèles, bien ficelé , suspense présent, j'ai bien aimé .
Impressionnante cette scène du restaurant (et la poursuite qui en découle) : la tension atteint des sommets et on retient son souffle comme le duo formé par Sami Bouajila et Mallory Wanecque, impeccables. Elle conclut un bon thriller, avec certainement des incohérences (la résolution de l'enquête par un journaliste semble plutôt facile alors que la police piétine...), mais qui se suit avec plaisir. A noter également un générique de début très "tarantinesque" du plus bel effet.
Je trouvais que le film était vraiment nul. La fille avait essayé de faire un profil des tueurs et elle avait dit que ça devait être des hommes, blanc, jeune et élevé au porno ou au foot. Alors que le sexe, l'âge ou les origines ethniques ne devrait pas avoir d'incidence sur ses capacités à commettre un crime. Ce qui m'avait intrigué dans la bande annonce c'était "Quand il voit ça ton père se dit "Ca aurait put être ma fille", toi tu te dit "Ca aurait put être moi" " et ça avait du potentiel pour devenir un bon Survival horreur, mais ça été gâché par les idées du film. Ce qui serait intéressant ce serait une femme qui aurait eu une partie du visage brulé à l'acide. Du coup elle aurait eu du mal à se caser et elle serait devenu jalouse de la beauté des petites jeunes. Ca l'aurait motivé à devenir une tueuse en série. Mais ça ils ne l'écriront jamais
Dourountzis rate son envol. Malgré un casting solide (Bouajila, Darroussin), Rapaces s'écrase au sol. Ce thriller journalistique manque cruellement de griffes : c'est plat et doté d'une mise en scène digne d'un téléfilm de milieu de semaine. Un sujet fort sur le journalisme d'investigation traité avec la mollesse d'une fiction France TV sans âme. Quel ennui !
"Rapaces", de Peter Dourountzis, nous plonge dans les méandres du journalisme d'investigation et des faits divers sordides. Le film se débat entre de belles promesses et quelques écueils, laissant le spectateur sur une impression mitigée mais pas désagréable.
La grande force du film réside indéniablement dans ses interprétations remarquables. Sami Bouajila est impeccable en journaliste chevronné et obstiné, et Mallory Wanecque confirme son talent en jeune stagiaire, apportant une dimension de fragilité et de détermination à l'ensemble. Le duo fonctionne bien, et porte le film avec une conviction palpable. La mise en scène, sobre et efficace, de Dourountzis est à saluer, instillant une atmosphère de tension par la suggestion plutôt que l'exhibition. Elle atteint son paroxysme dans l'excellente scène du restaurant, véritable morceau de bravoure qui fait grimper la tension à son comble.
Pourtant, malgré ces atouts, le film peine à maintenir une tension constante. La mise en place est, bien qu'intéressante, longue. On se laisse porter par l'ambiance et les personnages, mais le rythme inégal et les longueurs de la première partie peuvent laisser le spectateur sur sa faim. Le scénario, parfois décousu, multiplie les intrigues sans toujours les lier de manière suffisamment fluide, ce qui peut entraîner un sentiment de confusion ou d'un manque d'enjeux clairs.
C'est dommage, car c'est au bout d'une bonne heure que la tension monte et atteint son sommet dans cette scène culte du restaurant. On sent alors le potentiel haletant du thriller se déployer. Mais on aurait souhaité cette intensité tout au long du film. "Rapaces" est un film qui a des qualités indéniables, notamment dans sa direction d'acteurs et quelques scènes mémorables, mais qui ne parvient pas à maintenir un souffle constant, donnant l'impression d'un thriller qui s'éveille un peu tard.
Deuxième long-métrage du Français Peter Dourountzis, Rapaces nous plonge dans l’univers des journalistes fait-diversiers et de leurs méthodes peu ragoûtantes pour obtenir des informations. spoiler: Mais plutôt que de charger la barque d’un métier ayant mauvaise presse, le film évolue dans une forme de réhabilitation de la profession, puisque l’on suit un journaliste dont la pugnacité va faire éclater la vérité sur une terrible affaire de féminicide – le long-métrage diffuse avec intelligence des indices d’une société d’hommes aux relents masculinistes constants. Porté par de très bon acteurs – Sami Bouajila et Mallory Wanecque en tête – ce film qui explore aussi les notions de famille et de transmission parvient à tenir la route avec les honneurs, malgré quelques maladresses et une économie de moyens évidente. Il s’achève sur une impressionnante séquence d’une bonne demi-heure qui donne des sueurs froides.
Film policier , pas terrible , pas formidable . Je suis déçu , je m'attendais à voir un film mieux que ça .
Le scénario , l'histoire n'est pas trop mal , mais ce film policier manque de rythmes , il n'y a pas d'actions et trés peu de suspens , à part les 20 dernières minutes , où le suspens est assez intense quand même , le reste du film est mou , lent et ennuyant !
Pffff... ce film est un somnifère fini ! J'ai trouvé ça long et pénible et en amateur de polars que je suis (enfin.. que je suis censé être -_-) et bien j'ai été super déçu. En fait, j'ai l'impression d'être passé à côté de l'horreur de l'affaire Elodie Kulik alors que j'aime ça d'habitude les faits divers glaçants comme ça.. ici on suit des journalistes & j'ai trouvé ça froid et pas captivant.. un raté !
« Rapaces » est le second film de Peter Dourountzis. J’avais vu son premier film, « Vaurien », en 2021 où il était question de tueur en série et j’étais resté sur ma faim. Ici, ce n’est clairement pas le cas, grâce à un casting choral de premier plan et surtout un sujet, sous l’angle des journalistes de faits divers, rarement traité, et servi par des dialogues très travaillés. La scène au restaurant « Le Napoléon » est un concentré de tension. Idem pour certaines autres scènes nocturnes. Le Cinéma français est encore capable de nous étonner et de nous combler.
Ce polar suit l’enquête d’un reporter spécialiste des faits divers faisant équipe avec sa fille en stage dans la rédaction de son journal sur une affaire de meurtre. Dès qu’il délaisse la simple évocation du métier de journaliste pour être centré sur cette enquête, le récit gagne en épaisseur et même si les ficelles apparaissent parfois facile, la réalisation très efficace tient en haleine notamment lors d’une dernière partie très réussie. Porté par une solide distribution, ce « Rapaces » est un polar crasseux un peu trop lâche dans son écriture pour convaincre pleinement mais dont les intentions filmiques plus que louables sont une réussite.