Né il y a près de 100 ans, le magazine de faits divers Détective a au ses heures de gloire au début de son histoire quand certains de ses collaborateurs s"appelaient Georges Simenon, André Gide ou François Mauriac. Aujourd'hui, le titre est de ceux dont on on préfère se pincer le nez devant les accroches sordides. Drôle d'idée, donc, d'héroïser ses journalistes, puisque c'est de cela qu'il s'agit, dans Rapaces, qui suit le perturbant Vaurien, dans la filmographie de Peter Dourountzis. S'il a des faiblesses dans son intrigue et surtout ses à-côtés, sentimentaux ou pas, le film se révèle assez souvent efficace, inspiré par une véritable histoire de féminicide. spoiler: La seule scène du restaurant réussit à elle seule à faire monter la pression et la tension, avec une véritable dextérité, digne des grands anciens du polar à la française. L'incursion dans le monde des cibistes ne manque pas non plus de sel et fait facilement oublier les quelques incohérences du récit, presque inhérentes à ce type de cinéma, sinon ce serait un documentaire. Sami Bouajila, dans un personnage pas si aimable, démontre son talent habituel, et, comme souvent, rehausse le niveau de ses partenaires, à commencer par Mallory Wanecke, cependant encore un peu tendre.
Un générique tarantinesque, bifurcation sur la nuit du 12, puis les papillons noirs puis le sentiment d’être au fin fond d’un film texan… le film se perd dans ses influences et finalement cette enquête menée grâce aux heureuses coïncidences ne prend pas. La presse aime, moi je doute.
Un thriller tendu et élégant, qui réussit à capter l’attention du spectateur dès les premières minutes. Rapaces mêle enjeux psychologiques et suspense social avec efficacité, en s’appuyant sur une mise en scène maîtrisée et un scénario habilement construit.
Malory Wanneque impressionne par son intensité et sa justesse de jeu. Son personnage, à la fois fort et vulnérable, donne une profondeur réelle à l’intrigue. La photographie est soignée, et la réalisation joue intelligemment avec les ambiances, entre tension feutrée et éclats de violence maîtrisée.
Un film contemporain, nerveux, qui aborde des thématiques actuelles sans lourdeur, et propose un divertissement intelligent et tendu. Une belle réussite dans le paysage du cinéma français de genre.
Un bon film très bien interprété et qui se laisse regarder avec intérêt. Quelques scènes au suspense haletant font pardonner un dénouement un peu rapide.
Un scénario malin, tortueux et glauque, des comédiens épatant s, un montage efficace, les ingrédients sont réunis pour faire un excellent polar. On peut interroger l'utilité de cette relation père/fille qui n'apporte pas grand chose à l'histoire. De même, la jeune Mallory... manque de jeu pour justifier sa présence. Ces faiblesses ne gâchent pas les qualités évidentes de ce polar.
le titre "Rapaces" peut se conjuguer dans les deux principaux traits de caractère qui sont confrontés dans ce film. Le premier c'est les méthodes de caniveau du journaliste prêt à récupérer n'importe quel détail de la vie de la victime. L'autre peut être attribué à ceux qui se lancent à la recherche de femmes isolées.. Le suspense - insoutenable - augmente au fur et à mesure de l'enquête de Samuel...C'est une plongée dans la France des faits divers au quotidien. A voir absolument. Belle complicité entre Samuel Bouajila et Mallory Wanecque
Un thriller que l’on suit avec plaisir. Des acteurs au top (Bouajila, Wanecque), des seconds rôles magnifiques mais sous exploités (Donzelli, Darroussin). On aurait également aimé une relation père fille plus développée.
Je n'ai mis que 2 étoiles car hormis la trame principale je ne trouve pas que ça soit un bon film de science fiction. Un bon thriller fantastique, certes. Déçu, par conséquent
Une histoire qui fait froid dans le dos a l'heure où la violence augmente et où en tant que p1rent nous avons de plus en plusnpeur pour nos enfants. Une plongée dans une enquête journalistique bien menée où la recherche d'un scoop laisse peu à peu place à la recherche de la vérité.
Une très bonne surprise que ce thriller tendu, bien mené, porté par un grand casting (Sami Bouajila toujours au top) avec un duo père-fille à la dynamique d'abord intrigante puis émouvante. Ce n'est pas du tout racoleur malgré le sujet des féminicides, et le pas de côté de mettre en lumière des journalistes issus d'un magazine peu prestigieux est intéressant. Le film suggère de manière pertinente (et glaçante) à quel point les femmes peuvent être des proies dans l'espace public. La scène centrale spoiler: du restaurant suivie de la poursuite en voiture m'a complètement cueillie, toute comme, dans un autre registre, la réplique finale du personnage de Sam.
Des critiques avec des superlatifs élogieux... Je n'ai absolument rien perçu des qualités annoncées. Tout dans ce thriller qui ne démarre qu'à la fin, n'est vraiment pationnant. Déjà dans la réalisation banale d'une bonne série TV, des dialogues dans le même registre . Pour moi, même ce casting ne m'a pas convaincu. Pére et fille sans filiation tangible pour être honnète . Tout n'est pas à jeter mais de là à en faire un grand thriller à la Alfred Hitchcock comme certain l'annonce, la limite de l'exagération est bien franchi.
Plongée vertiginante dans le monde du journalisme à sensation, précisément dans les faits divers. On y suit un père et sa fille enquêtant sur 2 meurtres similaires : 2 femmes assassinées de la même manière par un groupe de fachos.
Même si le début est un peu lent, le film devient de plus en plus passionnant, jusqu’à la scène dans le resto routier, pleine de tensions.
Rapace, réalisé par Éric Valette, se distingue par une mise en scène nerveuse et tendue, appuyée sur un découpage sec et un usage précis du hors-champ pour entretenir le suspense. La caméra épouse les mouvements du personnage principal, créant une immersion quasi organique dans l’action. Le réalisateur exploite efficacement la lumière froide et les espaces clos pour renforcer une atmosphère paranoïaque. Toutefois, une certaine rigidité narrative et un symbolisme parfois appuyé peuvent freiner l’adhésion émotionnelle.