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noodles2
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3,0
Publiée le 28 août 2025
Un peu perturbant. On navigue entre plusieurs genre. Toute la 1ere partie est plutôt haletante, on ne sait pas ce qui va se passer, les personnages sont plutôt truculents et haut en couleur, et la tension est crescendo. Des l'apparition de Griffin Dunne à l'écran + NY vintage crasseux + le personnage principal (Austin Butler) qui ne demande rien à personne et qui se trouve dans une spirale infernale .. on pense à After Hours, Mais je trouve que la comparaison s'arrête là. After Hours avait une progression beaucoup plus lente, sans doute due à son époque, et beaucoup plus abstraite et baroque, plus mystérieuse. Ici le mystère ne dure pas longtemps, et on tombe vite dans un film d'action assez plaisant à plein de moments, mais qui restera selon moi, assez anecdotique.
A vrai dire je trouve que le film bascule à partir du moment où l'on découvre quespoiler: la fliquette est la méchante en cheffe.. ça dérape . Le ton du film change. Ça devient plutôt burlesque, parfois grotesque. On est passé chez Guy Ritchie en quittant Scorsese d'un coup. Beaucoup diront que c'est jubilatoire, je dirais plutôt qu'il n'y a pas grand chose de nouveau, que j'ai la sensation d'avoir vu des films similaires et Tarantino le fait mieux. Néanmoins, Les acteurs sont tous parfait dans leur rôle. Austin Butler en tête, qui balade son charisme tout le long du film (franchement un charisme à la Brad Pitt en début de carrière.. On en voit que lui. Son personnage m'a fait un peu penser à celui de True Romance) Les deux juifs Hassidiques, qu'on met du temps à reconnaitre si on n'a pas regardé le générique avant, sont savoureusement interprété par les formidables Liev Schrieber et Vincent D'Onofrio et la composition de Matt Smith en punk survolté est étonnante (surtout après celle du prince Mountbatten dans The Crown). Enfin, Le couple Butler/ Kravitz est sans nul doute l'un des couples les plus glamours vus au cinéma ces derniers temps! Ce film, plus léger que ses précédentes œuvres (l'insupportable et raté The Wale, le "culte" mais vraiment malsain "Requiem for a dream" et le magnifique "The Westler") se regarde comme un divertissement ou chaque instant je changeais d'avis. un coup happé par l'action, par la virtuosité de la mise en scène, puis un autre où je me demandais ce que je regardais, me disant que Aronofski s'était laissé allé par plein de facilités, enlevant toute originalité à son film.
C'est toujours intéressant d'arriver à cette étape dans la carrière d'un réalisateur. Loin des débuts, probablement loin de la fin, et voilà ce moment charnière où les batteries doivent se recharger. Parfois, ce besoin passe par l'accomplissement d'un "petit" film, une commande, un taf de mercenaire. Ce n'est pas symptomatique d'un problème, loin de là. Fincher a eu son Panic Room, et ce n'est pas pour rien si Soderbergh enquille ce type de jobs depuis quinze ans. Retour aux bases, exercice de style, nommez-ça comme vous voulez mais en tout cas Caught Stealing ressemble a ça. Darren Aronofsky a passé les vingt dernières années à accoucher de projets lourds, écrasés par leurs propres ambitions ou la mégalomanie du réalisateur New-Yorkais. Revenir à quelque chose de plus simple ne pouvait pas lui faire de mal. Son savoir-faire est entièrement dédiée à cette course hallucinée voyant le malheureux Hank (Austin Butler, parfait d'un bout à l'autre) s'empêtrer dans les galères pour avoir rendu service à son voisin Russ (il fallait bien un chat pour que les ennuis commencent). Les plans sont réglés au millimètre, avec beaucoup d'idées visuelles pour rendre la balade très dynamique. Comme le personnage principal, on a pas trop l'occasion de souffler puisque les contrariétés arrivent par paquets. Se retrouver au centre d'un conflit d'intérêts entre différentes mafias n'est pas idéal quand on veut profiter de son alcoolisme en paix. C'est l'une des petites choses sur lesquelles Aronofsky insiste, notre Hank est plus anti que héros. Ce qui le rend évidemment plus plaisant à suivre, même si ça signifie le regarder morfler. Beaucoup. Caught Stealing parvient à jouer sur les deux tableaux (comédie noire, thriller), et il est bien aidé par un casting de seconds-rôles déjantés. Il y a de quoi faire, entre le duo de frangins juifs orthodoxes à la gâchette facile, Matt Smith et sa crête iroquoise et le guest de Griffin Dunne (After Hours, auquel le film fait un peu penser) . Mais derrière, le récit sait également couper la rigolade pour faire entrer une vraie gravité. Enfin, il y a ce décors. Ce New-York 90's pré-gentrification, pré-ère du terrorisme qui semble exhaler ses derniers soupirs. Un labyrinthe sauvage et poisseux mais magnifié par la photographie granuleuse de Matthew Libatique. Si l'intrigue tend à retomber en deuxième partie, avec le lot de facilités et quelques séquences expédiées (la course-poursuite), Aronofksy garde une certaine maîtrise. Et de loin comme de près, on a l'impression que cette petite récréation lui fait beaucoup de bien. Prêt à repartir ?
Apparement le réalisateur voulait produire un film "distrayant". Je trouve que c'est mission réussie. On se retrouve à suivre les mésaventures de Hank, un barman qui vit une vie tranquille entre son travail, sa copine et le baseball, jusqu'à ce que son voisin lui apporte des problèmes. A partir de là Hank se retrouve dans des situations très cocasses mais surtout dangereuses. L'histoire est prenante, on ne s'ennuie pas du tout et on est pris de pitié pour ce mec sympa qui n'a rien demandé mais se retrouve dans des situations monstrueuses. Les acteurs sont bons.
A la recherche d'une comédie d'action estivale, je suis allée voir ce Pris au piège, alléchée par son casting. J'ignorais complètement qu'il s'agissait d'un film de Darren Aronofsky avant le générique final et c'est sans doute une bonne chose car je ne suis pas une grande fan du travail de ce réalisateur. Le film est divertissant sans être toutefois exceptionnel, la faute à un scénario vu et revu et à une réalisation assez plate. Pris au piège semble une version "beau gosse" d'Anora, mais il n'a pas l'humour, l'originalité ni la saveur du film de Sean Baker.
Ca partait bien sur les deux premiers tiers du film, avec un thème connu mais bien décliné, une belle réalisation, des acteurs convaincants y compris le chat qui joue très bien. Pour autant le coté caricatural assumé des personnages et l'exagération des scènes ne doit pas inciter à la paresse et à la multiplication des invraisemblances dans le scénario. J'ai décroché au moment de la scéne de règlement de compte "global" entre les différents protagonistes et j'ai fini le film complétement en dehors. Dommage, ça laisse un fort gout d'inachevé et on passe de 3,5 à 2,5 au final.
Un film convenable mais je m’attendais à mieux. La distribution est réussie, le visuel sombre et la bande-son collent bien à l’ambiance mais l’ensemble manque de surprise. Darren Aronofsky aurait pu être plus inventif et audacieux.
Voilà un film que j'ai découvert vierge de toute image et de critique. J'ai fait confiance au réalisateur Darren Aronofsky et sa vaste filmographie où il y a du bon (Black Swan, Requiem for a dream), du kitch ( Mother ou The Fountain) et du mauvais (Noé). Mais là je me suis dit ça va être sympa de le voir aux manettes d'un polar un peu foufou. Et le constat est sans appel c'est une réussite et une très bonne surprise On est à la croisée des chemins de Quentin Tarantino, Danny Boyle, Guy Ritchie, on pense également à True Romance du regretté Tony Scott. Le film est un mix de genre. On y retrouve du polar déjanté, avec une galerie de second rôles assez truculents, c'est souvent drôle devant l'absurdité de certaines situations et c'est aussi très gratuit dans la violence distribuée parfois en total décalage avec le destin de ce pauvre Austin Butler. Le casting est aux petits oignons, tout le monde tire son épingle du jeu et le rythme est suffisamment trépidant pour nous emmener au bout des 1h50 de métrage. Ajoutez à celà , de l'action, de la violence méchante et gratuite et et une bonne bande originale pour finaliser le tout et vous passerez l'un des meilleurs moments de cette fin d'été au cinéma.
Ce film est un délice. L'action de passe dans le New York multiculturel des années 90. Beaucoup d'humour avec des tueurs juifs époustouflants. Notre héro se retrouve catapulté dans une affaire d'argent de la drogue avec des gangs impitoyables. Ça n'arrête pas une seconde et le choix des acteurs est magistral.
Film assez surprenant car très différent de ce qu’a pu faire Aronofsky jusqu’à maintenant. On est moins dans cette ambiance angoissante, anxiogène permanente même si on retrouve sa touche à quelques moments.
Bon ce n’est pas un film révolutionnaire pour autant, un type qui se retrouve ”pris au piège” dans une affaire criminelle. Ça tire, ça se bat à tire larigots bon soit un peu du déjà vu.
Une bonne surprise. Un film d'action sans temps mort , a la fois parfois violent mais avec un peu d'humour , des personnages atypique mais réjouissant. Bon moment.
Au-delà de l’action sans temps morts, avec ce train d’enfer mené jusqu'aux dernières minutes, «Pris au piège» est aussi et surtout un film sur la rédemption à travers un personnage qui n’aura cessé de fuir ses responsabilités jusqu’au jour où il se retrouve là, à ce moment-clé de son existence où sa capacité à assumer pleinement ses choix, et les événements qui en découlent – aussi terribles soient-ils – deviennent sa seule chance de salut. Austin Butler est génial dans ce rôle et sa petite amie Zoe Kravitz est tout aussi attachante! Quelle galerie de personnages !! Matt Smith est absolument irrésistible dans la peau du voisin punk, tandis que Regina King joue à merveille l’inspectrice de police Elise Roman. Le rappeur Bad Bunny est épatant sous les traits de Colorado gangster portoricain qui aime (un peu trop) jouer du pistolet. Mention spéciale pour Liev Schrieber et Vincent D’Onofrio qui jouent les tueurs à gages Shmully et Lipa, deux frères juifs orthodoxes aussi habiles à manier la mitrailleuse et les grenades que respectueux du shabbat. Les gangsters russes Pavel et Aleksei sont, eux, interprétés par Nikita Kukushkin et Yuri Kolokolnikov dont la débauche de violence à l’écran ne passe pas inaperçue. Et Bravo le Chat !!!!!!!!!! Pour moi Darren Aronofsky c'est bien le nouveau TATENTINO ::!!!
Daren ARONOFSY dans un film de genre sans autre ambition, voilà un postulat plutôt sympa. On est content de retrouver le New York des années 90, les décors de Requiem for a dream, la noirceur en moins (quoique ) et l'humour en plus . Austin BUTLER est magnifique. Manque un peu d'émotion.
Avec Pris au piège – Caught Stealing, Darren Aronofsky surprend et désarçonne. Il signe une œuvre qui s’éloigne de ses méditations existentielles pour plonger tête baissée dans le chaos jubilatoire d’un polar urbain sous acide. C’est un film électrique, nerveux, où chaque plan semble animé par une énergie brute et une ironie mordante.
Austin Butler incarne Hank Thompson, ancien joueur de baseball reconverti en barman, entraîné malgré lui dans une spirale de violence et de dérision. Sa prestation est magnétique : chaque geste, chaque regard imprime la pellicule d’une intensité animale. Face à lui, Zoë Kravitz, Regina King, Liev Schreiber et Vincent D’Onofrio composent une distribution éclatante, chacun livrant un personnage taillé au couteau, oscillant entre tragédie et comédie noire.
Dans un registre inattendu, Aronofsky se rapproche ici du style flamboyant de Guy Ritchie. Comme chez le cinéaste britannique, l’écran se peuple de figures exubérantes, grotesques et fascinantes à la fois. Mafieux déjantés, flics borderline, voisins punks, patrons de bar désabusés : chaque apparition est un morceau de bravoure. Le film devient un véritable melting-pot visuel et culturel, une procession carnavalesque où accents, corps, costumes et décors se heurtent dans un kaléidoscope urbain foisonnant.
La mise en scène épouse cette frénésie. Caméra instable, rythme syncopé, ruptures de ton : Aronofsky orchestre un chaos parfaitement maîtrisé. Le New York des années 1990, sale et vibrant, devient personnage à part entière, à la fois décor, piège et moteur dramatique. On y retrouve l’énergie des nuits étouffantes de After Hours, le vertige des paris impossibles d’Uncut Gems, mais filtrés par l’œil baroque et excessif d’un Aronofsky en état de grâce.
L’alchimie est totale : comédie, violence, suspense et poésie se croisent dans une même pulsation. Pris au piège est un feu d’artifice narratif, une déclaration d’amour au cinéma de genre et à la vitalité des marges. Déroutant, grisant, il impose une nouvelle facette d’un réalisateur qu’on croyait déjà connaître.
Un ballet sauvage de sang, de sueur et de néons, orchestré par un Aronofsky qui prouve qu’il peut réinventer le polar en un festin visuel et narratif.
Ce nouveau Aronofsky est plus comique et de moins mal au ventre et zmau crâne qu'à l'habituel, pour mon plus grand plaisir. Avec des acteurs en vogue et des seconds plutôt connus, chacun joue son rôle à merveille. Caught Stealing offre un bon divertissement de criminalité sans grandes surprises certes mais sans temps mort !