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Cécile H.
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3,5
Publiée le 7 juin 2026
Un excellent divertissement à la sauce américaine ! Pas de grandes surprises, mais une beaucoup de violence, des rebondissements bien menés et un rythme haletant du début à la fin. Austin Butler confirme une fois de plus ses talents d'acteur : sans lui en tête d’affiche, le film perdrait tout intéret.
Une affiche à la Guy Ritchie, des personnages à la Guy Ritchie, une histoire à la Guy Ritchie, bref, un bon Guy Ritchie... avec des passages dark. j'ai bien apprécié le mélange de genre ! Mais si vous cherchez du Aronofsky, vous n'en trouverez pas ici.
Darren Aronofsky transforme New York en gigantesque labyrinthe nocturne. Le film suit Hank Thompson, ancien prodige du baseball devenu barman paumé, entraîné malgré lui dans une chasse à l’homme absurde entre mafieux russes, gangsters hassidiques, flics corrompus et punks halluciné. Mais le vrai personnage principal, c’est la ville elle-même : un New York de 1998 sale, nerveux, bruyant, encore loin de la gentrification moderne. Le cœur du film bat dans East Village et le Lower East Side. Aronofsky y filme des bars miteux, des laveries ouvertes toute la nuit, des immeubles couverts de graffitis et des stations de métro humides où chaque couloir semble mener à une embuscade. Les rues deviennent des couloirs de panique. On sent l’influence de After Hours : une longue nuit de malchance où le héros court toujours plus vite vers le chaos. Le film traverse ensuite plusieurs visages de New York :Chinatown, filmé comme un dédale de néons rouges et de ruelles étouffantes, Brighton Beach, avec ses mafieux russes et ses restaurants soviétiques fatigués, Coney Island, où les manèges rouillés et la plage vide donnent au thriller un parfum de fin du monde, Flushing et le Queens populaire, loin du Manhattan touristique. Le passage dans le Queens est l’un des plus marquants. Hank traverse Flushing Meadows - Corona Park, immense parc construit pour les Expositions universelles. Aronofsky y filme surtout l’énorme globe métallique de l’Unisphere , souvent appelé à tort “le globe de Corona Park�. Ce symbole futuriste paraît presque irréel au milieu de la cavale du héros. Le métal froid du globe contraste avec la violence urbaine qui l’entoure. Le réalisateur s’en sert comme d’un phare mélancolique : la promesse d’un monde moderne devenue décor d’un New York épuisé. Le baseball hante tout le film. Hank rêve encore de sa carrière perdue tandis que la ville entière vit au rythme des matchs new-yorkais. Aronofsky multiplie les références aux anciens New York Giants, l’équipe de baseball qui jouait autrefois au mythique Polo Grounds avant de partir pour San Francisco en 1957. Cette nostalgie du vieux baseball rejoint la nostalgie d’un vieux New York disparu. Le film évoque aussi l’ancien stade du Queens, le Shea Stadium, antre historique des New York Mets avant la construction de Citi Field. Même lorsqu’il apparaît brièvement, ce stade devient un monument fantôme : celui d’une époque où New York vibrait encore au son du baseball populaire, des vendeurs de hot-dogs et des lumières blafardes des matchs de nuit. Ce qui rend le film fascinant, c’est la manière dont Aronofsky filme New York comme une ville au bord du basculement. Les tours du World Trade Center apparaissent encore dans le skyline, rappelant un monde d’avant le 11 septembre. Tout semble vivant, dangereux, imprévisible. Les taxis jaunes filent sous la pluie, les métros grincent, les bars ferment à l’aube pendant que Hank tente simplement de survivre jusqu’au matin. Le résultat est un thriller très rythmé, presque fiévreux, où chaque quartier possède sa propre énergie : Manhattan la paranoïaque, Brooklyn la violente, Queens la nostalgique. Aronofsky ne filme pas seulement une intrigue criminelle ; il filme une déclaration d’amour sale et électrique au New York de sa jeunesse. (Les sources viennent de : Première, Allociné, DigitalCiné, Vogue France. Encore merci à tous les journalistes qui travaillent leurs informations pour mieux nous guider.) Et bien sûr nous n'oublions pas Bud le chat.
En voilà une surprenante sortie pour Darren Aronofsky, le talentueux réalisateur à qui l’on doit déjà quelques chef d’œuvres s’ouvre au thriller d’action avec cet inattendu Caught Stealing. Il s’offre par la même occasion un amusant casting et suivant un poil les traces de Guy Ritchie grande époque il nous livre un métrage nerveux, parfois drôle, plutôt violent et surtout sans concession. Et oui ça va bien 5 minutes la rigolade, les méchants de l’histoire, eux, ne plaisantent pas et les scenarii mêlant drogue et argent (cela va de paire) sont rarement drôles très longtemps. Les personnages sont intéressants, Austin Butler envoie et l’on ne s’ennuie pas dans cette course poursuite sanglante également truffée d’incohérences. Le moment est agréable, la bande son claque et la réalisation est excellente, et puis ce côté dark inhérent à la filmographie d’Aronofsky n’est jamais très loin. Une surprise, dans tous les sens du terme, et plutôt bonne au final.
Darren Aronofsky change de registre et se teste sur le polar décalé et il s en sort plutôt bien. Avec un couple d acteur Austin Butler Zoé Kravitz sexy en diable, une vision intéressante du New York des années 90, des personnages déjantés, des retournements de situation des moments de drôleries auxquels répondent des vrais instants de tension on a un film plaisant dont le scénario et moins inconséquent qu il ne peut laisser paraître au premier abord.
Je suis un peu surpris car pour un film de Darren Aronofsky, Pris au piège est passé complètement inaperçu ! Et je trouve ça bien dommage car c’est une belle réussite. C’est loin d’être son film le plus marquant et c’est vrai que le film a une mise en scène un peu moins folle que le reste de sa filmo, mais avec son scénario ultra condensé et son rythme super tenu, où on finit par reconnaître complètement Aronofsky dans sa tendance à enfoncer ses personnages de plus en plus profond dans leurs problèmes, le film devient d’un suspense dingue qui nous tient accroché a l’écran du début à la fin, avec des très belles scènes d’action. Ça sort du cadre de ce que le réalisateur a l’habitude de faire (notamment car pour la première fois, on a une happy ending et ça fait du bien!), peut être pas son meilleur film mais une très belle réussite et un très bon casting. Je recommande !
Je m’attendais vraiment à quelques choses de plus fou et dynamique. Alors c’est sympas, le casting est bon mais ça manque de quelque chose. Comme une impression que c’était timide et en plus les personnages tease chaque moment fort du film c’est dommage pour la surprise. Sympa à voir avec le cerveau éteint.
En voyant l'affiche du film et l'acteur qui jouait Elvis, j'avoue que j'ai hésité car je sentais le piège... Et mon Dieu mais heureusement que j'ai changé d'avis avec ce film qui est une sorte de Pulp Fiction à la new-yorkaise, qui nous replonge en 1998 et qui flirte avec le chef-d'œuvre ! Ah mais oui...chui bête : c'est un film de Darren Aronofsky, le mec qui nous a pondu Requiem for a Dream (culte), Black Swan (psychologiquement terrifiant), Mother (efficace), The Whale (poignant), The Wrestler (le plus grand rôle de Mickey Rourke). Me voilà désormais Ultra Fan de ce réalisateur au même titre que des Tarantino, frères Coen, Ari Aster, Jordan Peel etc etc Bref vous pouvez tomber dans le piège sans aucun problème
Né en février 1969 à New York au sein d’une famille juive conservatrice, Darren Aronofsky s’intéresse vite à l’art et entre à l’université Harvard pour étudier les techniques de réalisation et d’animation. Son premier long métrage, “Pi” (tournée en 1997), entièrement financé par des donations (amis, famille), est finalement produit, présenté en avant-première au festival du film Sundance, en 1998, et lui permet de remporter le prix du meilleur réalisateur. C’est le début d’une belle carrière qui l’amène également à travailler en tant que scénariste et producteur. Ses films sont connus pour leurs éléments surréalistes, mélodramatiques et souvent dérangeants, dans de nombreux cas sous la forme de fiction psychologique - “Pris au piège : Caught Stealing” - son 9e film (sorti en 2025) n’échappe pas à la règle. Adaptant un roman éponyme de Charlie Huston (publié en 2005), il entre par la porte du genre thriller-policier, avec une touche intense de violence et de frenesis mais non sans profondeur psychologique. Dans un décor célébrant le New York un brin sordide des années 90, tout, à l’écran, semble recouvert de graffitis, d’alcools et de fluides corporels et cette visite de la ville signée Aronofsky a tout d’un poème de caractère souvent grivois et irrévérencieux. Hank, le personnage principal justement interprété par Austin Butler, se débat dans la vie comme un poisson hors de l’eau, rongé par le dégoût de lui-même, la culpabilité et tente farouchement de ne pas sombrer. Dans les flashbacks, il rayonne de la promesse de la jeunesse. Dans le temps réel, on le suit dans un état second, oscillant entre colère et déception. Grâce à un montage incroyablement efficace et une bande-son post-punk endiablée, Darren Aronofsky nous offre ici une occasion unique, une course poursuite façon uppercut comme lui seul en a le secret.
Caught Stealing est une grosse claque, réalisation de grande classe pour Darren Aronofsky qui lorgne sur les plates bandes de Guy Ritchie et de ses excellents films "Lock, stock et two smoking barrels" ainsi que "Snatch". L'atmosphère new yorkaise des années 90 est excellente, Austin Butler est très convaincant, Zoé Kravitz ne démérite pas. Non vraiment tout est excellent dans le dernier film d'Aronofsky qui enchaîne les très bons films et prouvent qu'il est un grand cinéaste.
Aronofsky livre ici un thriller nerveux et immersif, porté par une mise en scène toujours aussi intense. L’ambiance urbaine fonctionne très bien et la tension est omniprésente. Même si le film ne révolutionne pas le genre et souffre de quelques longueurs, il reste efficace et prenant, avec des moments vraiment marquants.
Un film assez inattendu de la part de Darren Aronofsky. Un thriller brutal et poussiéreux qui entraîne son héros malgré lui vers d'innombrables épreuves et péripéties. C'est drôle, cinglant, mouvementé et porté par le talent du réalisateur derrière la caméra et celui d'Austin Butler de l'autre côté.
Même lorsqu’il s’essaye au divertissement plus léger, le réalisateur Darren Aronofsky ne peut s’empêcher d’explorer ses thématiques sur les obsessions et la dépendance avec ce long-métrage plutôt fun mais pas suffisamment percutant aussi bien dans son écriture que dans sa réalisation. Bien que l’intrigue amène une touche burlesque amusante, elle ne décolle jamais pleinement. C’est une copie d’œuvres de Scorsese ou de Tarantino qui fait pâle figure face à ses aînés. Le long-métrage bénéficie tout de même de la très solide prestation de l’acteur Austin Butler qui sauve un peu la mise de ce pétard mouillé.
Visuellement c'est une pure réussite. Chapeau au directeur de la photographie ! Le scénario, les acteurs... tout est réuni pour passer un bon moment. Des rebondissements jusqu'au dernier moment... à voir sans nul doute.