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catherine soulas
4 critiques
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1,0
Publiée le 6 janvier 2025
« Subtil » disent les spectateurs. J’avoue que ça l’était trop pour moi qui me suis profondément ennuyée. Les sous-titres blancs sur fond blanc étaient peu lisibles et ne m’ont pas aidé à comprendre l’intrigue . Y en avait-il une?
Vraiment déçu par ce film. J’en suis sorti en me disant que c’était un court métrage gonflé en long avec des séquences de patinage. J’ai également la sensation que le réalisateur n’assume pas ce qu’il voudrait dire dans le film.
My Sunshine est un film mélancolique qui mêle finesse, talent et émotion à travers l’histoire d’un jeune garçon. Le scénario paraît légèrement inachevé, laissant une impression de délaissement. Bien que le trio des personnages principaux interprète bien leurs rôles, le film reste très minimaliste, avec peu de dialogues. Il mise davantage sur les paysages saisissants et l’art du patinage pour faire rêver le spectateur.
L’histoire, bien qu’intéressante, peut parfois sembler monotone pour ceux qui manquent de curiosité ou d’intérêt. Cela dit, c’est un véritable plaisir pour les yeux.
Bon petit film auquel les couleurs pastel souvent surexposées et la lumière donnent un caractère particulier. Chaque mot et chaque silence comptent dans ce film doux à l’ambition discrète mais réelle, notamment dans la seconde partie.
Un beau film … sur la transmission, la différence… sans pathos, sans effets appuyés… des scènes remplies de grâce et de légèreté, avec une lumière qui inonde paysages et … patinoire .
La séance s’ouvre sur un plan américain d’un jeune homme à l’allure très juvénile. Il a 28 ans, et comme beaucoup de ses concitoyens, on pourrait le croire tout juste sorti de l’adolescence. Il présente son film "My Sunshine". Enfant il a pratiqué le patinage pendant 7 ans, il s’est inspiré de cette période de sa vie.
Sur l’île d’Hokkaido, c’est la saison de l’hiver. Takuya comme les jeunes garçons de son âge, pratique le hockey sur glace. Sur la patinoire, son regard est attiré par une jeune fille, Sakura, qui évolue avec grâce. Il la regarde, le temps pour lui semble s’arrêter. Proche de la sidération, il est happé par ce qu’il voit. Seul sur la patinoire, il tente de l’imiter. La limpidité des déplacements de Sakura est inversement proportionnelle aux difficultés d’élocution de Takuya. Le coach de la jeune fille le repère et se rapproche de lui. Il lui prête ses anciens patins pour l’aider à réaliser des pirouettes. A force de persévérance le garçon progresse rapidement. L’entraîneur décide alors de les préparer pour la compétition en duo. Ils sont rares au Japon, et les deux jeunes gens ont toute leurs chances de se faire remarquer. Les deux adolescents se rapprochent jusqu’à créer une réelle harmonie, partagée avec leur coach.
La musique est quasi absente du film. Si ce n’est un unique morceau incontournable des chorégraphies de duo. Il est diffusé par un appareil à cassettes au bout du bras du coach, qui les suit en patins. On entend le crissement des lames sur la glace. A l’extérieur tous les bruits sont feutrés et semblent se perdre dans la neige. Le format carré de l’image confère au film un parfum de réminiscence. Sa colorimétrie et son grain sont singuliers, ils sonnent une sensation d’irréalité. Tel un voile d’où perce la lumière du soleil qui éblouit sur la patinoire. On est hors du temps, dans une réalité qui s’éloigne, quasiment un souvenir.
Ce film d’apprentissage doux amer est de toute beauté. Il porte l’ivresse des premières fois. Les choix du réalisateur suggèrent en hors champs la délicatesse du sentiment amoureux. Un second film remarquable, qui a déjà reçu plusieurs distinctions dans des festivals en Asie. Nous sommes chanceux d’avoir pu le découvrir lors de ces saisons d’Hanibi.
My Sunshine (ぼくのお日さま, Boku no ohisama) de Hiroshi Okuyama avec Keitatsu Koshiyama, Kiara Takanashi, Sõsuke Ikematsu, Ryüya Wakaba
Je suis allé voir ce film un 25 décembre; je m'attendais un peu à un genre "conte de Noël": les jeunes gens, " touchés par la grâce", progressent jusqu'aux épreuves de patin mais ce film est très triste et le patin à glace n'est pas le propos véritable. Un peu comme dans L'INNOCENCE de Kore Eda, en dépit de toute sa poésie, il ne donne pas forcément envie de vivre au Japon...
De belles images mais je me suis ennuyée pendant ce film. Les personnages sont assez froids, on ne sait pas trop ce qu'ils ressentent. Je suis restée en dehors, peu d'émotions, ou alors trop subtil pour moi (même si je suis une habituée du cinéma japonnais).
Un très beau film poétique où nous baignons dans un Japon hivernal. L'éducation y est bien différente de celle que nous côtoyons en Europe et c'est aussi un réel voyage...
Dans My Sunshine, l’enfance est un refuge, une source de lumière pure dans un monde parfois trop dur. Le film capte avec douceur cette innocence perdue, ce regard neuf sur le monde qui nous manque tant aujourd’hui. Hiroshi Okuyama nous invite à retrouver cette simplicité enfantine, et c’est un véritable baume pour le cœur. Une œuvre tendre, nécessaire dans un monde de plus en plus complexe.
J'ai vu dans le métro que c'était un film "pour lequel le cinéma a été inventé"... ça je ne sais pas mais ce que je sais, c'est que cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi réussi. Quand on voit tous ces produits américains ou ces films français qui nous racontent des soucis de parisiens, voir un film qui fait un pied de nez en étant à la fois rural (dans le nord du Japon) et Oriental (donc inverse à notre culture Occidentale) : je ne peux pas m'empêcher d'être rassuré. Piouf, on est pas tous pareil, et heureux que le cinéma nous le rappelle.
Je ne partage pas l'enthousiasme collectif pour ce film. Tout est bien travaillé mais il ne se passe pas grand chose et j'ai vu venir les tournants narratifs à 10 km. Un film mélancolique, avec tous les défauts de ce sentiment.
Très belle découverte, un cinéma d’une grande simplicité qui laisse la place à un travail sur l’image rarement présent aujourd’hui. Un instant de calme et de poésie.