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remyll
262 abonnés
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2,0
Publiée le 7 janvier 2025
Une évocation d’atmosphères adolescentes assez classiques puis perturbées par une singularité adulte atypique à l’eau de rose saupoudrée de sucre glace et sans la moindre pointe acidulée. Au final: on n’en redemande…pas!!! :)
« Subtil » disent les spectateurs. J’avoue que ça l’était trop pour moi qui me suis profondément ennuyée. Les sous-titres blancs sur fond blanc étaient peu lisibles et ne m’ont pas aidé à comprendre l’intrigue . Y en avait-il une?
Ai vu le film japonais « My sunshine » de Hiroshi Okuyama présenté dans la sélection « Un certain regard » à Cannes 2024. Très beau film tout en sous-entendus, non-dits où le spectateur est amené avec délicatesse à faire un chemin avec les trois personnages. Unité de lieu : l’Ile d’Hokkaïdo et principalement sa patinoire. Unité de temps : de la tombée de la première neige à sa fonte annonçant le printemps. Unité d’action : Un coach (Sosuke Ikematsu) de patinage artistique entraine Sakura (Kiara Nakanishi) , jeune patineuse de Tokyo gracieuse et déterminée et Takuya (Keitatsu Koshiyama) jeune garçon maladroit, pas très sûr de lui mais plein de vie, pour former un duo en vue d’une compétition. Ce triangle derrière une façade harmonieuse va être malmené, car chacun des personnages que tout oppose est attiré les uns par les autres où va se mêler sentiment amoureux, admiration où projection de soi. Sous des apparences de félicité dues en partie aux paysages enneigés, le scénario extrêmement subtile aborde l’injonction à la réussite, les préjugés sur l’homosexualité, les derniers jours de l’enfance, la jalousie. La mise en scène discrète laisse surtout la place à la construction de ce trio dont l’avenir est délimité par l’Ile, la patinoire et l’image carrée en 35 mm. Keitatsu Koshiyama est bouleversant de naturel et campe un Takuya très attachant. Mal à l’aise dans les buts de Hockey sur glace où les autres garçons le condamne à être, ses bras, ses jambes et sa parole mal coordonnées spoiler: l’amènent tout de même à se révéler en tant que patineur artistique un peu malgré luispoiler: . Sosuke Ikematsu (acteur japonais très connu) joue la discrétion, la retenue, le mystère, le flegme avec parcimonie et justesse. Film émouvant pour sa qualité narrative et son sens de l’épure qui fait naitre une émotion profonde.
Japonais, évidemment ! Vous allez vous retrouver dans ce jeune qui cherche un sens à sa vie dans ce Japon vieillissant, mi-urbain mi-rural, où les seuls endroits de sociabilité pour les (rares) jeunes sont les bus de transports scolaires et la patinoire… unité de lieu où va se produire la belle intrigue du film, autour de ce coach de danse doué et bienveillant venu s’exiler dans cette petite ville paumée avec son port, seul lieu de nouveauté et de nostalgie: le titre “Sunshine” se justifie…
très jolie carte postale, à l'image très douce et réconfortante. bémol pour la fin qui est en revanche grossière .. n'est pas la la land qui veut ! laisser le spectateur sur un sentiment d'amertume sans pour autant lui faire comprendre ce qui était en jeu est à mon sens raté.
Sur l’île d’Hokkaido un jeune garçon préfère les saltos sur glace aux coups de crosses auxquels les garçons sont plutôt prédestinés. Un joli film enneigé et totalement solaire tourné avec une modestie qui lui va bien, une œuvre cotonneuse dans laquelle on se blottit. En attendant que l’hiver passe et que les premiers émois amoureux éclosent. C’est à la fois délicat et politique puisque le film aborde aussi le rejet de l’homosexualité d’une partie de la société nippone.
Une oeuvre japonaise poétique, subtile et fragile sur l'éveil de la sexualité d'un jeune adolescent. Malheureusement, l'appel de Morphée a été plus puissant et j'ai quitté sans regrets cet univers nippon d'une lenteur excessive.
Film qui s'étire sur 1H30 , qui fait du non-dit et de l'immobilisme une règle d'or.Le sujet initial :un jeune garçon qui veut assouvir sa passion pour le patinage ,n'est finalement pas le vrai sujet du film. Quant à l'histoire d'amour , c'est ultra platonique ...les paysages d'Hokkaido ne suffisent pas à remplir le vide...
Il y a comme un air de nostalgie dans ces paysages enneigés d'Hokkaido, et Okuyama la filme avec ravissement. Sa caméra suit aussi bien ses personnages dans une lumière diaphane que fixe les paysages magiques dans lesquels ils évoluent. En pleine maîtrise de son montage, aucun plan, même les plus anodins, n'est superflu. Ce rythme un peu lent sied à merveille au développement d'une intrigue qui n'en est pas une : la rencontre des protaganistes, leur découverte respective d'eux mêmes et des autres, leur amitié, leur amour peut être et la fin d'une histoire qui n'aura duré qu'un hiver. C'est terriblement attachant, lumineux et humain ! Un instant de vies que le jeu de ces jeunes acteurs(ice) sublime dans leur simplicité. Et pourtant, le message, à peine sous-jacent, de ce mini drame de l'adolescent n'est pas si anodin que cela : l'acceptation des différences, des handicaps et au final de l'autre dans tout ce qu'il est ou représente !
Un film doux et poétique, plein d'émotions et de sensibilité, nimbé d'une lumière magique. Tendre mais peu éloquent, tant et si bien qu'on peut se demander finalement quel est le véritable propos du film : le premier amour ? l'acceptation de soi ? l'amitié ? l'apprentissage ?