928 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
121 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
35 critiques
3
39 critiques
2
12 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Charlotte28
204 abonnés
2 898 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 19 juin 2026
Exploitant les lumières sur la glace, le son des patins, les ralentis sur les gestes, la réalisation rend hommage à cet élégant sport qu'est le patinage en montrant (à ceux qui se méprennent sur la virilité et l'identité masculine) combien force, exigence, endurance sont nécessaires. Sur un rythme lancinant s'égarent des séquences trop longues (sur le lac) voire dispensables (sur le balcon). Souhaitant s'attacher aux trois protagonistes dont la rencontre aura des répercussions sur chacun d'eux, le récit choisit une direction inattendue puisque c'est la jeune fille, par jalousie et par déni de son manque de talent pour briller seule qui spoiler: fait preuve d'homophobie et détruit le trio . D'une délicate mélancolie amère, jusqu'à la fin ambiguë.
Très proche dans l'écriture et l'esprit du "Billy Elliot" de Stephen Daldry, "My Sunshine" est une belle comédie dramatique sur la persévérance, l'acceptation de soi et des autres, sur la tolérance. Un scénario peu surprenant mais touchant et sublimé par la solide réalisation d'Hiroshi Okuyama et les performances des trois acteurs principaux. Certaines scènes (notamment sur la glace) sont esthétiquement splendides. Seule manque l'intensité émotionnelle attendu de ce genre d'histoire. L'ensemble reste un peu froid à mon goût. "My sunshine" dégage toutefois une douceur qui fait du bien.
Sur l’île d’Hokkaido, un entraineur de patinage artistique décide de prendre en charge un duo de danseurs sur glace que tout oppose. Délicatement feutré, ce drame sans éclat dramaturgique convoque plutôt par ses non-dits une réalité sociétale complexe. Ce récit conjugue finesse d’écriture et de direction d’acteurs avec une réalisation simple captant le passage à l’adolescence ainsi que l’effluve de sentiments entre les trois personnages de cette histoire.
La séance s’ouvre sur un plan américain d’un jeune homme à l’allure très juvénile. Il a 28 ans, et comme beaucoup de ses concitoyens, on pourrait le croire tout juste sorti de l’adolescence. Il présente son film "My Sunshine". Enfant il a pratiqué le patinage pendant 7 ans, il s’est inspiré de cette période de sa vie.
Sur l’île d’Hokkaido, c’est la saison de l’hiver. Takuya comme les jeunes garçons de son âge, pratique le hockey sur glace. Sur la patinoire, son regard est attiré par une jeune fille, Sakura, qui évolue avec grâce. Il la regarde, le temps pour lui semble s’arrêter. Proche de la sidération, il est happé par ce qu’il voit. Seul sur la patinoire, il tente de l’imiter. La limpidité des déplacements de Sakura est inversement proportionnelle aux difficultés d’élocution de Takuya. Le coach de la jeune fille le repère et se rapproche de lui. Il lui prête ses anciens patins pour l’aider à réaliser des pirouettes. A force de persévérance le garçon progresse rapidement. L’entraîneur décide alors de les préparer pour la compétition en duo. Ils sont rares au Japon, et les deux jeunes gens ont toute leurs chances de se faire remarquer. Les deux adolescents se rapprochent jusqu’à créer une réelle harmonie, partagée avec leur coach.
La musique est quasi absente du film. Si ce n’est un unique morceau incontournable des chorégraphies de duo. Il est diffusé par un appareil à cassettes au bout du bras du coach, qui les suit en patins. On entend le crissement des lames sur la glace. A l’extérieur tous les bruits sont feutrés et semblent se perdre dans la neige. Le format carré de l’image confère au film un parfum de réminiscence. Sa colorimétrie et son grain sont singuliers, ils sonnent une sensation d’irréalité. Tel un voile d’où perce la lumière du soleil qui éblouit sur la patinoire. On est hors du temps, dans une réalité qui s’éloigne, quasiment un souvenir.
Ce film d’apprentissage doux amer est de toute beauté. Il porte l’ivresse des premières fois. Les choix du réalisateur suggèrent en hors champs la délicatesse du sentiment amoureux. Un second film remarquable, qui a déjà reçu plusieurs distinctions dans des festivals en Asie. Nous sommes chanceux d’avoir pu le découvrir lors de ces saisons d’Hanibi.
My Sunshine (ぼくのお日さま, Boku no ohisama) de Hiroshi Okuyama avec Keitatsu Koshiyama, Kiara Takanashi, Sõsuke Ikematsu, Ryüya Wakaba
My Sunshine se passe aisément des grandes envolées justicières dont un certain cinéma français, soucieux de critique sociale et prompt à condamner, se regorge. Sans sociologisme épais ni jugements de valeur, mais avec beaucoup de poésie et de tendresse pour ses personnages, Hiroshi Okuyama met ses pas dans ceux du grand Kore-eda. Prenant le temps de sonder les regards, les embarras, les sensations, les troubles, il décrypte la solitude profonde qui est notre lot commun et ces empêchements intimes et culturels (ici, l'homophobie réflexe d'une gamine) qui, parfois, font basculer un destin - et celui des autres. On se laisse emporter, bercer par l'atmosphère amortie de ce Japon neigeux et conventionnel, captiver par l'intériorité de ces deux enfants communiant dans le patinage et par ce que leur coach perçoit et distingue en eux. Ajoutons que, sur la glace, Debussy fait merveille. Vraiment un très joli film.
10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 20 mars 2025
Le sport permet de rassembler et c'est à travers la pratique du patinage artistique que le petit Takuya va se retrouver à être entraîné par le coach Arakawa. Une manière de trouver son truc à lui alors qu'il a l'habitude d'être mis de côté. Une découverte de soi mignonne puis l'histoire change du tout au tout. Hiroshi Okuyama limite les échanges verbaux et garde la même ligne directrice quand il s'agit de raconter la vie de ses personnages en suggérant plutôt qu'en montrant. Il laisse le soin au public d'interpréter les agissements de chacun, mais on peut prendre ce choix comme une façon lâche d'aborder certains sujets sans les traiter. On découvre que même un endroit calme n'est pas épargné par les préjugés avec des personnes qui peuvent mettre à mal la vie de quelqu'un juste pour le plaisir de le faire. Alors que ça pourrait être très fort et révoltant, il y a toujours cette distance énervante. On fout en l'air la vie des gens comme ça pour le plaisir puis plus rien... Le cadre est beau, les images aussi, mais le film est d'un ennui mortel et ne mène à rien malgré un début sympathique.
Magnifique film tout en douceur sur la naissance d'un amour et d'une passion adolescente. Toute la douceur d'un film japonais à apprécier pour sa lenteur.
Je ne partage pas l'enthousiasme collectif pour ce film. Tout est bien travaillé mais il ne se passe pas grand chose et j'ai vu venir les tournants narratifs à 10 km. Un film mélancolique, avec tous les défauts de ce sentiment.
Un garçon hockeyeur que l’on sent plus attiré par la douceur du patinage artistique ou peut-être plus par la jeune patineuse qui partage la patinoire avec son équipe va changer de discipline le temps d’un hiver. Sous le charme de la jeune fille et peu fait pour l’âpreté des sports de garçon ; on nous le montre très vite ; il va se faire recruter par l’entraineur de danse sur glace qui ambitionne de former un couple avec la patineuse. Parti comme cela, ce film ne pourrait être qu’une belle romance sucrée des premiers amours ; mais le film avançant, comme l’umami, derrière la douceur apparente va le loger quelques touches acidulées et une amertume en fin de bouche. Hiroshi Okuyama profite de cette douceur ambiante et réconfortante pour aborder un tabou sociétal nippon. L’ambiance ouatée sert à couvrir les non-dits derrière lesquels se logent le jugement ; tout comme derrière la pudeur, la pression sourde de toute la société. Donc ce sont bien les amours impossibles qui deviennent très vite le thème du film que ce soit pour des raisons sociétales ou d’absence de réciprocité ; à chaque histoire d’amour sa voie sans issue . Comme dans tout film japonais, tout est feutré, sans pathos et mis à distance. Le talent d’écriture et de mise en scène du jeune réalisateur sont bien visibles ; mais à garder trop la distance, j’ai fini par n’être que trop peu concerné par cette histoire ; même si la scène finale très ouverte permet l’envolée que j’ai attendu durant 1h30. Yannick Vely : « Hiroshi Okuyama saisit avec délicatesse les sentiments naissants de Takuya et Sakura et si le film frôle parfois la joliesse de la carte postale, c’est pour mieux souligner la dureté de la société nippone envers ceux qui aiment autrement… » TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
"My Sunshine" est une fable délicate sur les non-dits et la pudeur d'une société. À travers la relation entre Takuya et Sakura, le film capte avec une douceur infinie les silences et émotions enfouis. Un film contemplatif, touchant, parfois lent, mais qui brille par sa subtilité et sa retenue.
Japon, île d’Hokkaido de l'hiver au printemps, film qui touche le cœur et la réflexion sociétale... Les séquences fortement esthétiques, cadrage en carré et la mélancolie qui se dégage du propos. Un jeune garçon, sensible, amoureux d'une jeune patineuse, farouche, un coach qui voit cela et va former un joli couple pour le concours... Les normes sociales étriquées du pays vont bousculer un si joli chemin. Il en serait de même ailleurs... La morale !
Un rayon de soleil... qui réchauffe le cœur et laisse un une sensation mélancolique dans son absence. Casting exceptionnel, réalisation et dialogues maîtrisé. Suki.
Ce film reflète l' art tout japonais d'enrober la violence des sentiments et de la société dans un océan de douceur et de finesse qui laisse pantois. Un grand film.
Merveilleux. Poétique. Touchant. Magistralement interprété. Il faut rester pour le générique de fin et s imprégner des paroles de la chanson qui éclaire (à mon avis) la fin du film