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Loli C.
2 critiques
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5,0
Publiée le 1 avril 2025
Magnifique ! Images incroyables . Tout est là pour connaître la corrida . L'ambiance. La tension. L'émotion. Le courage. Les doutes. Et la souffrance de toutes parts
On y voit l'absurdité de cette discipline, la grâce et la motivation du matador Roca Rey mais surtout un très grand film à hauteur de torero. Le spectateur est en immersion totale. Il vibre, souffre devant cette oeuvre, qui est une vraie expérience cinématographique.
Un homme jeune tutoie la mort avec force de rituels, de jurons et d’encouragements. Glaçant et hypnotisant !
Manquent une porta Gayola, des regards féminins et des plans larges valorisant la scénographie et la chorégraphie de ce spectacle extraordinaire, au sens de extra ordinaire.
Documentaire du Torero face au Toro, le tout en immersion sonore et visuelle pour une réalité brute entre l’homme et l’animal. Intéressant de voir les coulisses entre préparations, échanges, rituels .. Un moment qui permet de découvrir l’univers de la tauromachie sous un oeil différent sans rentrer dans les discussions pour ou contre …
Un film qui par la beauté des images , sublime la violence et la mort , tout en exprimant.un sentiment de grande solitude du torero et du toro certes,mais ,peut-être plus généralement de la condition humaine.
Un film extraordinaire, qui donne à voir dans toute sa vérité, ce fascinant spectacle de la vie et de la mort qu’est la tauromachie. Les couleurs, le son, la manière de filmer sont un choc esthétique, qui font de ce film bien plus qu’un documentaire !
Un film exceptionnel du monde de la tauromachie avec des gros plans sur le taureau et le matador , défi des deux face a la mort .ce film peut desservir les défenseurs de la tauromachie au regard de ces scènes violentes Une vision des coulisses de ce monde et de l'équipe entourant cette célébrité .
Chef d'oeuvre! Une leçon incroyable de mise en scène, une scène d'ouverture magnifique, je n'ai pas vu le temps passer, j'ai adoré ce documentaire et suis définitivement fan d'Albert Serra.
Un peu trop de gros plans sur les chairs ensanglantees, qui ne servent à rien Manque un peu de développement,le huis clos dans la voiture et les vulgarités verbales sont répétitives et saoulantes…
Documentaire qui ne vaut que pour la forme. De nombreuses images de mises à mort qui peuvent être insoutenables pour des personnes sensibles. Le torero et son équipe apparaissent sous un jour virilistes. Aucune approche psychologique de la tradition de la corrida. Les scènes sont redondantes et le film un peu long.
Est-il possible d’écrire sur Tardes de Soledad sans soulever de polémiques autour de la corrida ? Cette tradition culturelle considérée par certains comme un art existe encore dans certains endroits du monde, c’est toujours le cas à Madrid et à Séville, bien qu’elle recule devant les obligations légales de reconnaître le droit des animaux. Aussi tourner un film dont un certain nombre d’images sont prises dans les arènes sans se voir reprocher de faire l’apologie de cette pratique barbare d’un autre temps, peut s’avérer un exercice cinématographique périlleux.
Un film d’Albert Serra porte en lui une marque de fabrique sulfureuse tant sa manière de faire du cinéma est singulière et subversive. Bien que le sujet puisse s’inscrire au cœur même de la corrida, tradition controversée d’un autre temps, le projet du réalisateur à travers le choix de ses images est ailleurs d’une nature beaucoup plus complexe. Serra prend la tangente d’un film documentaire qui montrerait une pratique artistique et populaire. Et pour ce faire, il a le mérite de montrer ce qu’on ne peut pas voir et qu’on ne verra plus jamais, parce qu’aucun torero n’acceptera plus un tel projet.
Le réalisateur a filmé pendant deux années le meilleur d’entre eux, le jeune péruvien de 28 ans, Andrès Roca Rey. Comme pour Pacifiction, Serra créait de la matière à travailler avec les captations de ses 3 caméras et de ses micros posés à des endroits différents voir improbables. Ce qui lui permet une diversité d’angles de perception dans les images et les captures de sons. Le jeune torero est très élancé du haut de son mètre 88, aussi des 600 heures de rushes récoltés, Serra n’en a conservé dans un premier temps que la moitié, celles sur lesquelles il faisait face à de grands animaux, et les jours où les combats étaient les plus compliqués. Après les choix techniques, le travail de réalisation s’opère au montage. Le cinéaste travaille à postériori sa matière qu’il découvre parfois alors. Il pensait pouvoir y trouver une vérité il avoue n’avoir rien trouvé qui puisse l’aider à comprendre ce qu’un jeune homme puisse aller chercher au milieu d’une arène en prenant autant de risque d’y perdre la vie.
Mais les spectateurs que nous sommes découvrons un film documentaire hallucinant autour d’une répétition de plans au plus près des corps et des visages. Et émerge alors sous-jacent une réflexion sur la mort, ou plus précisément sur la peur de perdre la vie. Cette peur qui suinte à travers toutes les prières et superstitions, mais aussi dans les mots vulgaires qu’on imagine naître sous emprise de décharges d’adrénaline des hommes qui entourent et cajolent le jeune torero. Andrès Roca Rey apparaît souvent ailleurs, enfermé dans sa solitude, à la fois très concentré et dans un état second, tel une rock star qui vient de s’exposer devant des milliers de personnes venus l’acclamer. Il semble alors tout droit sorti d’un film de Werner Herzog, un regard de fou tourné sur lui-même ou sur ce que les autres perçoivent de lui. Des spectateurs on ne verra quasiment rien. Le film de Serra n’est pas un film sur la corrida, il est le portrait d’un jeune homme hors de son temps, complètement déconnecté de la réalité.
Il en ressort une expérience visuelle hors norme qui interroge notre rapport à l’indifférence de ce que nous percevons dans un premier temps des images et pouvons en supporter pour y voir autre chose dans le travail du cinéaste.
AFICIANADOS ce n'est pas pour de Telerama et spectateurs d'arte, amis des bêtes vous aurez quelques choses à dire en buvant votre boisson BIOT. La corrida ne peut pas se résumer à la simple mise à mort d'un taureau.. Derrière il y a les traditions, une économie et surtout une bravour de l'un et l'autre, malgré des prises de vues magnifiques.. On ne peut que déplorer un film à charge